Manger et boire

La devanture du bâtiment où la Distillerie O’Dwyer produit et distribue ses produits en dit déjà long sur ce qui motive et stimule ses dirigeants : perpétuer l’histoire et les traditions de ce coin de pays. On l’a d’ailleurs fait remarquer à Michael Briand, le directeur des ventes et marketing de l’entreprise créée en 2016 par deux diplômés universitaire, en génie civil et en chimie organique, ce qui a eu l’air de lui plaire.

Associés O'Dwyer
Tout a débuté un beau soir autour d’un verre dans un bar, comme débutent souvent de nombreuses histoires. « Pourquoi on ne produirait pas nous-mêmes quelque chose qui nous rappelle l’histoire des colons irlandais, arrivés ici à la suite de la grande famine de la pomme de terre des années 1845 à 1849 en Irlande, causée par un champignon et qui a décimé un grand nombre d’entre eux ? »
Il n’en fallait pas plus pour que la « grande noirceur » inspire les deux entrepreneurs et certains de leurs amis. Pourquoi O’Dwyer ? « O » c’est descendant, et « dwyer » c’est noirceur, en gaélique. Par ailleurs, la présence de chanterelles en grand quantité autour de Gaspé a fait en sorte que le champignon devienne l’élément de base de la plupart des produits de O’Dwyer.

O'Dwyer produits

C’est ainsi que Radoune (Gin fabriqué à partir de quatre champignons sauvages de la région), Radoune Vieilli (dans des barils de chêne américain vieux de plus de 15 ans, spécialement choisis, ayant servi pour la fabrication de rye whisky, rye canadien et bourbon), le St-Pierre No20 (rappel du whisky de prohibition provenant de St-Pierre-et-Miquelon et connu des Gaspésiens), le Gaspésienne No20 (un acérum, ou eau-de-vie d’érable, issu de la fermentation de la sève d’érable concentrée québécoise, selon des normes strictes), ont été créés et font désormais la fierté des deux associés.
On peut aussi mentionne le Puddingstone, du nom d’une haute montagne près de Gaspé (liqueur de crème gaspésienne ultime aux arômes complexes de chocolat, de café et d’érable) et l’amaretto Dartmouth (un produit unique, entre le sucré et le terreux, incluant lichen, mousse de framboisier, séchés et trempés longuement dans l’alcool 96%).
O’Dwyer produit 80 000 bouteilles annuellement de ces divers produits et on peut se les procurer à la SAQ. Un des gros vendeurs est Le Dartmouth, pour sa spécificité et son goût incomparable.

O'Dwyer produits
Enfin, on a décidé de recycler même les mélanges de champignons et d’épices utilisés pour la distillation, en les déshydratant et en les ensachant pour les amateurs de cuisine raffinée. On peut pour le moment se procurer ce produit uniquement à la distillerie de Gaspé. Une idée qui va certainement faire son chemin.

Distillerie O’Dwyer
odwyerdistillery.com
6, rue des Cerisiers
Gaspé (Québec) G4X 2M2
418.360.0160


De passage à Tadoussac ou en faisant volontairement le détour, l’épicurien qui s’assume ne pourra manquer de visiter le bistro gastronomique Chez Mathilde qui s’est affirmé au fil des ans comme une des meilleures tables du Québec. À l’embouchure du Saguenay et au tout début de la Côte-Nord, c’est un excellent endroit pour découvrir les saveurs boréales inédites de la région et des terroirs québécois. Depuis quinze ans, cette table qui s’est installé à l’origine dans un ancien restaurant familial au cœur de Tadoussac à deux pas du célèbre Hôtel Tadoussac, a évolué pour devenir une adresse gastronomique qui contribue à hisser ce modeste village de 800 habitants dans la courte liste des destinations épicuriennes courues. 

Chez Mathilde

À l’origine de cette belle réussite, il y a deux histoires d’amour, celle de Jean-Sébastien Sicard tombé en amour avec Tadoussac, un village qu’il a découvert en tournée avec son groupe Saud et les Fous du Roy, puis celle de Jean-Sébastien avec Mireille Perron, une fille de Tadoussac quand il est venu s’y installer. Partenaires depuis en amour comme en affaires, Jean-Sébastien et Mireille ont fait grandir Mathilde tout en fondant leur famille dans ce village.


La cuisine créative du chef Jean-Sébastien Sicard

Jean-Sébastien Sicard


C’est à partir de l’expérience acquise initialement en restauration quand il travaillait comme serveur puis en cuisine aux Iles de la Madeleine que le chef autodidacte originaire de Montréal a développé son expertise, appuyé par Mireille pour l’administration et la gestion du service. Il fait partie de cette génération de nouveaux chefs qui développent une cuisine créative en s’appuyant sur la tradition. 

Et c’est en mettant en valeur les produits frais et de saison de nombreux producteurs locaux que le chef a créé un menu unique qui nous fait à tout coup découvrir de nouvelles saveurs. Que ce soient les algues marines de De baies et de sève à Natashquan, les produits forestiers des Trésors des Bois, les Petits fruits du nord, les fromages, pains et bières de micro de Charlevoix, de Tadoussac et de la Côte-Nord, les poissons, les bourgots et la mactre de Stimpson pêchés dans l’estuaire. Tous ces délices sont offerts maintenant en soirée de juin à novembre en trois menus dégustation : la Grande Côte, cinq plats à l’aveugle permettant de découvrir le terroir nord-côtier, le St-Laurent, cinq plats mettant en valeur les produits de l’estuaire et du golfe du St-Laurent et l’Appel du Jardin cinq plats végétariens d’inspiration boréale. Le tout offert avec des accords mets vins et servis dans une salle à manger chaleureuse qui s’ouvre sur la cuisine, accompagné parfois de groupes musicaux. Et comme pour toute bonne table gastronomique, il est fortement recommandé de réserver et souvent quelques jours à l’avance en haute saison.

Chez MathildeChez MathildeChez MathildeChez Mathilde
Un comptoir Chez Mathilde express et une gelateria très populaires ont pris le relais depuis quelques années pour les déjeuners et dîners qui ne sont plus offerts depuis deux ans en salle à manger, mais demeurent tout aussi populaires.

Chez Mathilde
227, rue des Pionniers
Tadoussac, Qc
G0T 2A0
418.235.4443


Chezmathildebistro.com

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Le plus ancien établissement gastronomique de la ville de Québec loge depuis 1956 dans une maison construite en 1845 par l'honorable Jean-Thomas Taschereau, juge de la Cour suprême du Canada. Au temps du gouverneur Frontenac, la rue Saint-Louis était déjà devenue la rue résidentielle la plus prestigieuse de la partie haute de la ville. Cette artère, qui partait du château du gouverneur, avait été nommée en l’honneur du roi des croisades, le bon saint Louis.


Aujourd’hui, abritant 140 places réparties sur deux étages, Le Continental poursuit la tradition de ses fondateurs Italiens, les frères Angelo et Luigi Sgobba, mais avec une signature de cuisine française classique haut de gamme. Fièrement aménagé, le décor de l’historique maison Taschereau donne presque l’illusion de se trouver sur un navire de croisière d’époque. Riches et chaudes boiseries, argenterie et nappes immaculées, lampes sur les tables plongent les convives au cœur d’une atmosphère intimiste et feutrée.

 
Depuis des décennies, Le Continental a reçu la visite de célébrités — d’ici et d’ailleurs — du cinéma, de la musique, du sport et de la politique. Presque tous les premiers ministres québécois y ont eu leur table, ainsi que plusieurs premiers ministres canadiens.
Le Continental se présente aussi comme « le restaurant des événements de la vie », qu’il s’agisse d’une célébration de remise de diplôme, de fiançailles, d’une noce, d’un anniversaire de mariage, d’une promotion ou de n’importe quelle occasion de rassembler des convives afin de célébrer. Il n’est d’ailleurs pas rare qu’on y serve la troisième génération de clients.

Le Continental
C’est en 2010 que Mathieu Pettigrew et ses associés ont fait l’acquisition du Continental. Mathieu y travaillait déjà depuis 1993. Leur intention d’alors : exploiter au maximum la réalisation de plats au guéridon, un des éléments clés de son succès.


Son menu varié et gastronomique comprend des spécialités telles que filet mignon continental, ris de veau flambés au Madère ou langoustines flambées au whisky. Une table d’hôte comprenant quatre services est également proposée à un rapport qualité-prix tout à fait honorable. Deux jolis salons privés sont à la disposition des clients.

Le Continental
Le clou du spectacle demeure l’unique service au guéridon, avec flambés en prime, qui offrent le luxe de plats préparés et cuits à la table. On forme ces artistes des plats flambés sur place dans la tradition de l’endroit. Le souci de la qualité du produit et l’authenticité sont au cœur des préoccupations de la direction. Par ailleurs, la cave à vin impressionne avec ses quelque 12 000 bouteilles et 300 appellations françaises, italiennes et californiennes, de la plus abordable au plus grand cru classé.

 Le Continental
Même s’il n’a pratiquement pas changé depuis 50 ans, puisque la clientèle l’apprécie ainsi, le menu est modifié deux fois l’an et adapté à la disponibilité des produits. On ne ménage rien pour assurer la constance de la qualité et satisfaire ainsi la clientèle, la nouvelle comme les habitués de longue date.

 Le Continental
Fait à signaler, à l’époque la cuisine du Continental se trouvait au sous-sol. Aujourd’hui, elle est réunie avec celle de son petit frère voisin, le Conti, avec une seule équipe de cuisine.


Le Continental est ouvert toute l’année, 7 jours sur 7, pour le repas du soir. Ensemble, les deux restaurants emploient de 75 à 80 personnes.


Une histoire qui inspire encore de nos jours
À compter du début des années 1800, avec l’installation du palais de justice à l’angle de la place d’Armes, de nombreux avocats s’établirent dans la rue Saint-Louis. C’est ainsi que la maison qu’occupe de nos jours le restaurant Le Continental fut construite en 1844 pour l’avocat Jean-Thomas Taschereau. Ce dernier, qui avait alors 30 ans, emménagea dans la nouvelle maison avec sa jeune épouse, et leur premier enfant. Heureusement que le jeune avocat Taschereau s’était fait construire une grande maison. Cinq enfants naquirent de son premier mariage. Puis sept enfants s’ajoutèrent avec son deuxième mariage.


Ses talents et sa bonne réputation lui valurent de devenir juge en 1855, ainsi que professeur à temps partiel à compter de la même année à l’Université Laval. En 1878, le juge Taschereau fut élevé à l’éminente position de juge de la Cour suprême du Canada. Mais sa santé se fit de plus en plus frêle et il prit sa retraite en 1888. Il termina sa vie dans sa maison de la rue Saint-Louis où il mourut en 1893, l’année même où l’on inaugurait, pas très loin, le Château Frontenac.


C’est imprégné de cette histoire que le Continental reçoit ses clients depuis les débuts. Ce sont les frères italiens Angelo et Luigi Sgobba — ainsi que leurs amis Luigi Giacomello et Stephano Degan – qui l’ont ouvert à la suite d’un périple de six mois au Québec. En venant à Québec, ce fut le coup de foudre.

Restaurant Le Continental
restaurantlecontinental.com
26, rue Saint-Louis
Vieux-Québec (Qc)
418 694-9

On dit souvent qu’on ne change pas une formule gagnante. Même si celle de la boutique Péchés Mignons de Rimouski connaissait des succès depuis 1991, les nouveaux propriétaires depuis 2019, Céline Bilodeau et René Landry, y ont apporté leur touche personnelle à leur arrivée.

Péchés Mignons

La boutique située dans un petit centre commercial de la rue Saint-Germain Ouest a des airs de librairie où tout est bien classé et répertorié selon un ordre bien établi. Pas étonnant, puisque tous deux ont travaillé pendant longtemps dans le monde des librairies, d’abord à Lévis, puis plus récemment dans une succursale de Rimouski. C’est en voyant que le commerce était à vendre qu’ils ont décidé de se lancer.

Péchés Mignons offre du bonheur à sa clientèle. Chocolat haut de gamme, pâtisseries, vaste variété de thés et tisanes en vrac et en sachets, bon choix de confiseries fines, bubble tea et limonades glacées, crème glacée et sorbets. "La meilleure crème glacée en ville", assure René Landry. Et tout ça mise d’abord sur la qualité des artisans d’ici ou d’ailleurs qui les produisent. On propose aussi des exclusivités dans certains produits. Les confiseries européennes y sont également à l’honneur.

Péchés Mignons 

Il faut voir l’immense étalage de contenants de thés en métal blanc, tous de même forme et format dès l’entrée par le mail. On ne peut faire autrement que d’aller voir les étiquettes pour en mesurer la diversité. La vitrine de chocolats fins vaut à elle seule un petit détour. Et que dire des croustilles Brets importées de France et offertes en 17 saveurs différentes.

Péchés Mignons Péchés Mignons

Céline et René y ont investi tout leur cœur et toute leur âme depuis trois ans pour que la clientèle puisse toujours y trouver un accueil chaleureux, mais aussi les produits qu’ils viennent chercher, pour s’assurer qu’ils reviennent. Ils savent qu’ils détiennent une bonne partie de la recette du bonheur sur cette terre. Ils ont bien l’intention de la conserver et de l’entretenir encore longtemps.

Leur fils participe aux opérations du commerce et pourrait constituer la relève lorsque les parents décideront de se retirer, graduellement, mais sûrement. Pour que le "marchand de bonheur" poursuive son oeuvre auprès d'une clientèle qui l'apprécie.

Péchés Mignons
facebook.com/pechesmignonsrimouski
119, rue Saint-Germain Ouest
Rimouski (Qc) G5L 4B6
418.725.5707

Une visite organisée dans le cadre de la première présentation de Fierté Charlevoix, en mai 2023, en collaboration avec l’organisme Fierté agricole de la région, aura permis à une trentaine de personnes de découvrir le résultat du rêve de deux passionnés qui se sont lancés dans l’élevage du canard de barbarie, en même temps qu’un gîte à la campagne dans un environnement exceptionnel à Saint-Hilarion.


Alexis Tanguay et Aleck Vitam, amis et partenaires dans la vie depuis près de 10 ans, se sont engagés dans ce projet d’entrepreneuriat en agriculture en 2021. « La création d’une entreprise agricole s’est vite imposée comme projet de vie permettant de concilier nos ambitions et nos valeurs personnelles », explique Aleck.

Ferme Ambrosia de Charlevoix
Les deux partenaires partagent beaucoup plus que les tâches reliées à l’élevage, à la production de produits alimentaires et à la gestion de leur gîte touristique. Ils sont tous deux animés par une profonde conviction de l’importance de remettre en question le statu quo et toujours chercher l’innovation et l’élévation dans les saveurs, le service, les pratiques d’affaires et les relations humaines.


« Pour nous, il est impératif de placer l’humain au centre de toutes les décisions et promouvoir le respect, l’inclusion et le développement personnel, tant de nos partenaires que des membres de notre communauté », explique Alexis.

Ferme Ambrosia de Charlevoix
Leur impact sur l’environnement est aussi au cœur de leurs préoccupations. Tous deux s’efforcent de rester conscients des excès pour les éviter et chercher à toujours reconnaître et corriger leurs torts dans un monde plus grand que nous-mêmes.


« Il faut toujours chercher à se questionner sur l’empreinte écologique et sociale de nos pratiques et décisions, dans une vision tournée vers un futur propre, équitable et profitable », ajoute Aleck qui présente un profil d’écologiste assez prononcé, avec un accent de philosophe. « Pour moi, la philosophie est à la base de toute science », assure-t-il.

 Ferme Ambrosia de Charlevoix
À cet effet, il précise que leur canard est élevé en liberté et nourri au pâturage, pour une saveur réellement ancrée dans le terroir culinaire du Québec et de Charlevoix. Les oiseaux ne sont pas gavés et sont bien traités. Pour Alexis, « garantir la qualité de tous nos produits par le recours au plus hautes normes et l’utilisation d’ingrédients frais et produits localement, voilà ce qui nous anime en permanence ». Si le canard est un produit alimentaire peu connu pour certains, les dégustations permettent de mieux le faire apprécier.


Parce qu’au-delà de la production de ces canards, qui arrivent sous la forme de canetons fraichement nés, jusqu’à leur abattage pour consommation, il y a la mise en marché de la boutique et de ses produits fins tirés du canard et cuisinés avec amour sur place qui occupe une bonne partie de leur temps et de leurs énergies.

Ferme Ambrosia de Charlevoix Ferme Ambrosia de Charlevoix
Chaque fin de semaine pendant presque trois saisons, ils occupent des espaces de présentation dans des marchés publics, à Québec, à Saint-Irénée, à La Malbaie et à Baie Saint-Paul, en rotation et selon les événements. Leurs produits sont également distribués dans quelques points de vente et boutiques dans Charlevoix, en plus d’être au menu de quelques bons restaurants de la région. Les canards et leurs produits sont aussi vendus directement à la ferme.


La Ferme Ambrosia porte donc une mission double : accueillir des gens pour un séjour agrotouristique unique dans son gîte et produire des aliments savoureux et inspirants, dans le respect de l’environnement et du bien-être animal.

Ferme Ambrosia de Charlevoix
À cet effet, souhaitant devenir une destination agrotouristique dans la région, la ferme vient obtenir une aide financière de 14 000 $ de la MRC Charlevoix, dans le cadre d’un projet de financement de la ferme de 55 823$, afin d’obtenir des équipements neufs, de réduire la dépendance face aux sous-traitants et de faciliter le développement de nouveaux produits.

 
L’entreprise désire également aménager une boutique à la ferme, un espace pique-nique, des structures facilitant l’observation des canards et des affiches d’interprétation pour agrémenter les visites libres.

Ferme Ambrosia de Charlevoix Ferme Ambrosia de Charlevoix
Quant à son volet gîte, il propose déjà trois chambres soigneusement aménagées donnant accès à une magnifique salle de bains. On y sert le petit déjeuner chaque matin. Les invités ont aussi accès aux aires communes de la maison lors de leur séjour. Plusieurs activités en nature sont accessibles sur le site et aux alentours de Saint-Hilarion.

Ferme Ambrosia
fermeambrosia.com
335 Rang 1
Saint-Hilarion (QC) G0A 3V0
(418) 400-8283

Un restaurant authentiquement mexicain en plein cœur de Caraquet, en Acadie ? Voilà qui est maintenant une réalité depuis 2022. Oubliez certains restos de cuisine rapide (fastfood) qui proposent des mets « mexicains », mais qui sont loin de représenter les plaisirs gastronomiques de ce pays dont la cuisine est certainement l’une des plus variées et raffinées des Amériques.


Tout cela est arrivé à la suite de la rencontre d’un authentique Mexicain, Rodolfo Cantu, originaire de la ville de Monterrey, et d’une pure acadienne, Marie-Pier Cormier. Le couple a imaginé leur projet sur la base d’un menu de plats traditionnels gastronomiques inspirés de la cuisine mexicaine, à partir de produits locaux et régionaux. Le résultat : des mets savoureux, frais et uniques.

Casa Guajillo
La carte est simple tout en étant variée. Les plats peuvent varier selon la saison et les arrivages de produits. La cuisson au charbon et le fumage au bois, sur des équipements hautement professionnels et modernes, assure une qualité tout à fait remarquable pour les viandes, entre autres.

Casa Guajillo Casa Guajillo
On a pu profiter du menu-dégustation qui propose quatre plats différents. En entrée, un cocktail de crevettes, coupées en morceaux, dans une sauce savoureuse rehaussée d’avocat et de tomates assaisonnées. Un plaisir pour les papilles gustatives.

Casa Guajillo
Vint ensuite le duo de tacos Ensenada (poisson pané) et Pollo a la pavilla (poulet), tous les deux conçus à partir de farine de maïs et apprêtés de façon exquise avec sauces d’accompagnement. En 3e lieu, c’est le Cochinita Pibil, du porc braisé à la Yucatan, qui a ajouté à ce repas une touche réellement surprenante de goût et de saveur.

Casa Guajillo
Pour terminer, le Pastel Tres Leches (gâteau aux trois laits) est venu fermer cette série de mets qui n’ont procuré aucune retenue ni déception.

Casa Guajillo
La maison propose aussi des cocktails variés, des téquilas et mezcals et des vins d’accord pour débuter le repas ou accompagner les mets.
Un autre élément qui ajoute au plaisir d’un repas à la Casa Guajillo : il loge dans une maison plus que centenaire qui a été aménagée de façon originale et colorée, comme les Mexicains savent le faire. On peut y accueillir 22 personnes, et des groupes d’au plus 12 convives. Il est aussi possible de réserver pour des activités privées (fêtes, partys de bureau, etc.).


Marie-Pier, au bar et au service, et Rodolfo aux fourneaux, sont fiers de contribuer à diversifier l’offre de restauration à Caraquet et dans la région, avec leur expérience gastronomique mexicaine. La clientèle nombreuse a déjà adopté l’endroit depuis deux ans, ce qui n’est pas sans réjouir le couple restaurateur.

Casa Guajillo
618, boul. Saint-Pierre
Caraquet, NB E1W 1A2
506 727-4696
facebook.com/casaguajillo

Situé à l'entrée ouest de Rivière-au-Renard, un secteur de la Ville de Gaspé, à 5 km seulement du magnifique parc national Forillon, l'Auberge Le Caribou propose un séjour confortable en harmonie avec la mer. Cet établissement comprend 39 chambres de motel et deux chalets, ainsi que le Resto-Pub La Révolte, où on peut profiter d'une terrasse chauffée avec vue sur la mer en été. À quelques pas du port et de la marina, on se laisse facilement envoûter par cette ambiance chaleureuse et cette invitation à la détente dans un environnement particulièrement agréable en toutes saisons.

Auberge Caribou

Celui qui a pris la direction de l’endroit en janvier 2020, juste avant que la pandémie de COVID ne sévisse et se transforme en une fermeture générale des commerces non essentiels, ne s’est pas laissé abattre par les événements. Mathieu Samuel a commencé à travailler à La Révolte, le restaurant de l’auberge Le Caribou, dès ses 18 ans, en 2011. Au fil des ans, il a appris les rouages d’un tel établissement, jusqu’au jour où le propriétaire lui fasse connaître son intention de vendre.

Dans le village d’environ 3000 habitants où il est né et a grandi, et où sa famille a déjà une tradition d’entrepreneuriat, peu d’entreprises touristiques sont ouvertes à l’année, et il se verrait bien reprendre celle-ci. « Le Caribou existe depuis 1930 ; plusieurs générations sont passées par là, explique-t-il. L’entreprise m’intéressait. J’ai donc dit au propriétaire de venir me voir lorsqu’il voudrait vendre. Mais ça a vraiment été plus rapide que prévu », raconte-t-il en entrevue.

Après avoir accepté le poste de directeur des opérations au printemps 2019, tout en poursuivant des études en gestion d’entreprises à l’Université Laval, il va devenir officiellement propriétaire en janvier 2020.

Grâce à une bonne gestion, la bonne volonté des employés et le retour des touristes en Gaspésie dès l’été 2021, l’entreprise s’est bien tirée d’affaires. On en a profité pendant cette période pour rénover toutes les chambres et les deux chalets. On voulait passer d’un « motel de bord de 132 » à un lieu de destination apprécié.

Le nouveau propriétaire ambitieux prévoit également ajouter de 6 à 8 chalets pour répondre à un besoin exprimé par une certaine clientèle, entre autres les familles.

Avec une trentaine d’employés, dont certains sont dans l’entreprise depuis très longtemps, il se sent en bonne position pour maintenir le succès de l’établissement. Le restaurant qui opère toute l’année, sept jours semaine, avec trois repas par jour, embauche aussi des travailleurs immigrants, notamment des Africains et des Malgaches. Ce Gaspésien convaincu essaie au quotidien d’apporter une touche de jeunesse à La Révolte, notamment dans les menus, et d’attirer la clientèle de son âge en suivant les tendances du marché.

Auberge Caribou Auberge Caribou

Le patron ne se cache pas d’avoir de grandes ambitions pour son entreprise : « Je veux que tout le monde connaisse l’établissement comme un incontournable où s’arrêter. Je veux que les touristes viennent profiter de ce qu’on a à offrir. » Comme de la vue qu’il a depuis son auberge, au bord du golfe et à deux minutes de la plage.

Auberge Caribou

Une salle privée est disponible pour des repas ou des rencontres d'affaire, familiales ou entre amis. Un service de repas, de boissons, de collations et de buffet est possible sur demande.

Et pour ceux et celles qui se demandent d’où origine le nom du restaurant La Révolte, il faut retourner dans l’histoire de ce village. En août 1909 , les compagnies de pêche réduisent par 30 % le prix offert au quintal de morue salée séchée, principal produit commercé par les pêcheurs renardois. Il y a plus de 150 ans, une partie de l’Auberge Le Caribou existait comme étant la William Fruing and Company. C’est donc sur le terrain actuel de l’Auberge Le Caribou que des pêcheurs se sont révoltés contre les compagnies jersiaises. Nommer le Resto-Pub La Révolte en l’honneur de cet événement allait donc de soi.


Auberge Le Caribou
Resto-bar La Révolte

aubergelecaribou.ca
82, boulevard Renard Ouest
Gaspé (Qc), Canada
G4X 5H1
(418) 269-3344

Il est de notoriété scientifique que l’humanité est le résultat de plusieurs millions d’années d’évolution. D’abord présentes dans les océans sous diverses formes, les espèces vivantes se sont transportées sur terre et ont généré des transformations et des mutations imposantes.


Aujourd’hui, l’être humain prend plaisir à retourner à l’occasion à ses origines, particulièrement lorsqu’il s’agit de satisfaire ses papilles gustatives. Les produits de la mer sont ce qui a motivé le couple de restaurateurs acadiens, le chef Benjamin Cormier et sa compagne et associée, Monique Snow, pour créer Origines Cuisine maritime à Caraquet en 2018.

Origines
Aujourd’hui, l’endroit est réputé pour la qualité de ses plats et la fraîcheur de ses produits, tout en étant inspirant pour les convives puisqu’on y a vue sur la mer. Pour sa part, le menu qu’on y propose est d’autant plus inspirant qu’il propose des plats uniques et originaux, tous imaginés et créés à partir de produits des provinces maritimes cuisinés selon des techniques françaises.

Origines Origines

Le chef Benjamin Cormier a plusieurs années d’expérience en cuisine et dans le traitement des produits de la mer. Il a entre autres exercé son talent au réputé Brumes du coude à Moncton. Maintenant, il met cette expérience au service des clients de Origines, avec un menu dégustation d’une dizaine de services, et une table d’hôte de trois services qui propose toujours deux options pour chaque service.
Les menus varient au rythme des saisons et des marées, mais ils sont toujours aux saveurs inspirées du terroir des Maritimes et créés à partir des produits de fournisseurs locaux et régionaux.

OriginesOrigines
Benjamin aime les défis et il a pu en relever un de taille en 2023 lors du Festival acadien de poésie. Lors d’une activité présentée en clôture du festival, sous le thème de Gastronomie poétique – Dévorantes langues, il a été appelé à créer des plats inspirés des oeuvres de cinq poètes, qui furent servis lors d’un repas gastronomique de cinq services.

Origines
Pour profiter de la table de Origines Cuisine maritime, il vaut mieux réserver. Les jours et heures d’ouverture varient d’une saison à l’autre. C’est ouvert toute l’année sauf pour des vacances en janvier.


Origines Cuisine maritime
originescuisinemaritime.com
49A, boul. Saint-Pierre
Caraquet, NB E1W 1B6
506 727-2717

Dès qu’on pénètre dans ce long bâtiment en surplomb d’un promontoire donnant sur les derniers prolongements de l’île dans le grand fleuve, on se transporte ailleurs. Pas que le décor en soit un d’autrefois. Il y flotte tout de même une histoire qui date, alors que le boulanger Laurin Dufour y fabrique le pain depuis 50 ans.
La Boulangerie Bouchard, c’est une institution sur l’île, et même « outre-mer », parlant des contrées de la terre ferme de Charlevoix et d’ailleurs. Les cyclistes qui font des randonnées tout le long du chemin des Coudriers ont adopté l’endroit comme halte-vélo, et en profitent pour se rassasier avant de repartir.

Boulangerie Bouchard fougasse

Le légendaire pâté croche de l'Isle

On y propose des assiettes repas des plus alléchantes, incluant celle du pâté croche, dont l’histoire « probable » est brillamment racontée par la propriétaire Noëlle-Ange Harvey. Il semble exister plus d’une version de cette légende. En voici une dont la boulangère assure de la véracité. Avant l’arrivée des goélettes et plus tard des traversiers, les insulaires n’avaient que le canot pour rejoindre la rive nord. Jusqu’en 1954, plusieurs valeureux « « traverseux » bravaient le fleuve avec ses contraintes saisonnières et des conditions souvent extrêmes.
Ces canotiers assuraient le transport des victuailles, de la poste, des écoliers, des malades et cela au quotidien. Chaque jour, chacun s’assurait d’apporter son repas pour la traversée. Le petit pâté rond à la viande était alors le mets par excellence. Ce petit pâté ne restait pas rond longtemps au fond du canot à l’avant en pleine action. Tangage et roulis aidant, le petit pâté se retrouvait souvent tout « croche ».

Discutant de ça avec son épouse, l’un des canotiers suggéra qu’elle fabrique ses pâtés en forme de demi-lune. Ainsi il serait plus facile à manipuler et à manger, d’une seule main. Il n’en fallu pas plus pour que la suggestion du mari canotier devienne l’habitude, et ce petit délice fut baptisé le « pâté croche ».

Boulangerie Bouchard pâté croche

Chaque jour on peut y savourer des mets issus du riche terroir charlevoisien. On peut aussi s’y procurer des pains artisanaux et des pains fabriqués à partir de farine provenant des moulins de l’île. On y trouve aussi tout ce qu’il faut pour préparer de bons pique-niques champêtres.

En arrière-boutique, on travaille encore avec certains équipements d’origine, dont le pétrin et les fours, toujours en condition de fonctionnement. En été, lors de certaines belles journées ou lors de la haute saison touristique, il n’est pas rare d’y voir de longues files d’attente pour venir s’y procurer son pain… ou plein d’autres produits de boulangerie.

Boulangerie Bouchard
boulangeriebouchard.com
1648, chemin des Coudriers
Île-aux-Coudres (Qc) G0A 3J0
418.438.2454

La bannière Le Manoir du spaghetti a été présente à Québec et à Trois-Rivières pendant de nombreuses années, depuis 1978, alors que des associés opéraient trois succursales (Charlesbourg, Ste-Foy), toutes logées dans des maisons de style canadien au cachet historique.

 
Or, depuis 2016, seul le restaurant logeant dans la Maison Hart de Trois-Rivières porte désormais l’appellation de Manoir du spaghetti. Le propriétaire unique, Pierre Plante, y mène fièrement les affaires, lui qui y a été chef cuisinier ainsi qu’aux deux autres succursales pendant quelques années. L’aventure l’a amené à devenir actionnaire, avec des membres de sa famille, avant de finalement acheter à Trois-Rivières en 2001.

Le Manoir du spaghetti
On peut donc dire que Pierre Plante porte l’ADN du Manoir du spaghetti dans ses veines.

 
Sur la rue Hart à Trois-Rivières, au cœur du quartier historique de la deuxième plus ancienne ville d’expression française en terre d’Amérique, on remarque la demeure ancestrale qui abrite, depuis 35 ans, le restaurant Le Manoir du Spaghetti, résidence acquise de Jean-Louis Caron, architecte reconnu pour son travail sur le chantier de la cathédrale de Trois-Rivières.

Le Manoir du spaghetti
Cette authentique maison canadienne a abrité les joies et les peines de plusieurs familles notables de la cité fondée par Laviolette il y a près de 400 ans, le 4 juillet 1634, entre autres celle de Ézéchiel Hart. Ce dernier fut le premier député d’origine juive élu au Canada.


« C’est donc dans un environnement historique et patrimonial évident que la clientèle peut déguster la cuisine italienne du Manoir, qui a évolué au fil du temps, mais qui a retrouvé plusieurs de ses classiques d’origine qui ont fait sa renommée à l’époque, comme les trios de pâtes, les combos pâtes et pizza, et d’autres encore », explique Pierre Plante.

Le Manoir du spaghetti
Son ambiance chaleureuse et festive, son service attentionné, son menu distinctif contribuent à en faire un incontournable à Trois-Rivières, à quelques jets de pierre du secteur historique, du vieux port et du quartier des boutiques et des bars très fréquentés de la rue des Forges. On succombe à son grand choix de pâtes et de pizzas tandis que sa variété de vins et de bières est aussi étonnante ! Particularité des lieux pour le dessert : le bar à crème glacée, un concept adapté d’un restaurant de la Floride, sait toujours ravir petits et grands.

 Le Manoir du spaghetti
On peut aussi acheter en ligne les diverses sauces, vinaigrettes, soupes et autres produits pour prolonger l’expérience chez soi.

 
Comme un bon père de famille

Pierre Plante est heureux et fier de diriger une équipe d’employés.es, une vingtaine de personnes, qui forment une petite famille. D’autant plus qu’à part un cas particulier, personne n’a quitté son poste pendant les périodes de la pandémie où la salle à manger était fermée. « Je prends soin de mes gens. Si quelqu’un travaille ici, c’est parce je l’aime bien au départ. Pendant la pandémie, j’ai continué d’être attentif et de prendre soin de tout mon monde. On a partagé de la nourriture lorsque certains avaient quelques difficultés », explique-t-il.

Le Manoir du spaghetti Le propriétaire, Pierre Plante. (Photo : Pierre Perreault)


Le Manoir a poursuivi ses opérations en commandes pour emporter presque tout le temps lorsque c’était permis par la Santé publique. Cela a permis à certains employés des cuisines, entre autres, de poursuivre leurs activités.

Pas étonnant donc que le taux de roulement du personnel soit si bas. La longévité va de 1 mois… à 38 ans.

 
C’est un peu la même chose pour la clientèle. Les gens reviennent. La grosse majorité provient de Trois-Rivières et des environs, même de la rive-sud. Les autres sont des voyageurs de passage, entre Montréal et Québec, des touristes descendant des bateaux de croisières en été, ou encore des congressistes et gens d’affaires réunis dans les hôtels de la ville. « Il arrive qu’on serve les enfants et petits-enfants de clients qui venaient ici depuis le début ».


Pierre Plante, en bon cuisinier qu’il a toujours été, insiste sur la qualité des produits qui entrent dans la production des plats qu’on sert aux clients. « Ne jamais baisser la barre. Toujours garder les meilleurs produits de chaque catégorie, voilà ce qui nous distingue et ce qui plaît à la clientèle », assure-t-il.

Le Manoir du spaghetti
En plus de la vaste salle à manger répartie sur divers espaces du rez-de-chaussée. Le Manoir dispose d’une superbe terrasse bien aménagée et intime à l’arrière durant la belle saison.


Le Manoir du spaghetti
manoirduspaghettiv3r.com
1147, rue Hart
Trois-Rivières (QC)
819 373-0204