À moins de 75 km de Gaspé, Percé est certainement la destination touristique par excellence de la Gaspésie. Du pic de l’aurore ou au détour de la Côte surprise, c’est un site d’une beauté exceptionnelle reconnu internationalement. Le site naturel est enchanteur avec son célèbre Rocher Percé qui avait déjà été décrit et cartographié par Samuel de Champlain en 1603, et l’Ile Bonaventure, ce sanctuaire d’oiseaux juste en face, de l’autre côté de la baie.
Percé donne accès au Parc national de l'Île-Bonaventure-et-du-Rocher-Percé
, refuge d'une colonie de fous de Bassan accueillant plus de 120 000 de ces oiseaux du mois d'avril au mois d'octobre, faisant de cette colonie la plus importante au monde, en plus d'être facile d'accès.
Au coeur de Percé, le nouveau Géoparc offre aux amateurs de géologie, d'aventures et d'émotions fortes une occasion unique de remonter le temps de 500 millions d'années. Sous le signe de la nouveauté et du plaisir, facilement accessible, c’est l’endroit pour se divertir au coeur des beautés exceptionnelles qu'offre Percé et tomber sous le charme de secrets méconnus. Fin août, Percé convie les cinéphiles aux Percéïdes, un festival international de cinéma d’auteur et d’art.
Percé compte d’excellentes tables et plusieurs établissements homosympas, du gite à l’hôtel. C’est un arrêt incontournable lors d’un voyage en Gaspésie. La boutique Wazo, dont les créations ont suivi Guy Laliberté lors de son voyage dans l’espace, maintenant relocalisée rue De L’Église, offre aux visiteurs des bijoux originaux tous faits avec des pierres de la Gaspésie.
C’est au Coin-du-Banc, huit km au nord du cœur de Percé, que se trouve la plus belle plage de la région. La plage du Coin-du-Banc s’étend sur plusieurs km et les eaux peuvent y prendre une couleur turquoise qui tranche avec le bleu de la mer au loin. On y contemple le Rocher Percé, l’Anse de Canne-de-Roches et ses falaises rouges et grises. Au bout de la plage, on pratique le naturisme depuis des décennies. Cette plage incite à la promenade à la recherche d’agates et les levers de soleil et de lune y sont exceptionnels.
C’est aussi au Coin-du-Banc que se trouve la rivière du Portage, qu’on appelle ici la rivière aux Émeraudes. Ce site magnifique constitue l’un des points de départ du sentier des Rivières qui s’étend sur 27 kilomètres à travers la forêt jusqu’à L’Anse-à-Beaufils au sud de Percé. On pourra admirer sa chute et s’y baigner. On l’appelle rivière aux émeraudes à cause de la profondeur des eaux et de la couleur des pierres au fond qui lui donne une apparence verte.
Côté culturel, il ne faut pas manquer de visiter au sud de Percé l'ancienne usine de transformation de poissons, la Vieille Usine de l'Anse-à-Beaufils, devenue depuis des années le carrefour culturel de la région avec ses salles de spectacles et son bar et bistro sur le quai. À proximité, le Magasin historique fait revivre l’époque du magasin général, tenu souvent dans cette région par des jersiais. De l’autre côté de l’anse, juste en face de la Vieille Usine, s’est installée la Microbrasserie Pit Caribou où vous pourrez découvrir les bières locales tout en profitant de la terrasse sur l’eau.
À quelques km au sud de l’Anse à Beaufils, la plage de Cap d'Espoir est facile d'accès à partir de la route 132 et très populaire auprès des visiteurs et des gens de la région.
Première escale du tour de la Gaspésie, la ville de Matane est connue à travers le Québec pour ses crevettes. La ville est en effet un centre important de transformation de la crevette nordique qui est en fait pêché de l’autre côté de l’estuaire, au large de la Côte Nord. Bien sûr, c’est l’endroit tout désigné pour la déguster, mais la région a beaucoup plus à offrir.
Petite ville de 15,000 habitants à l’économie diversifiée, c’est d’abord un lieu où la mer et les montagnes s'unissent pour former un duo irrésistible. Le relief montagneux y a permis le développement d’un parc éolien important et Matane est devenu ces dernières années un centre de production d’éoliennes.
Grâce aux traversiers qui la relie à Baie-Comeau et à Godbout sur la Côte-Nord, Matane constitue un carrefour achalandé. Les visiteurs sont charmés par sa rivière à saumon de renommée internationale qui traverse la ville. En sillonnant l'arrière-pays et les villages nichés d’est en ouest en bordure du littoral de la Matanie, vous découvrirez des panoramas à couper le souffle.
À 40 kilomètres au sud-est de la ville, la réserve faunique de Matane attire les touristes. Elle couvre un territoire de 1275 kilomètres carrés dans les monts Chic-Choc au bout de la chaîne des Appalaches. La réserve faunique est un site de pêche privilégié pour la truite mouchetée, le touladi ainsi que le saumon atlantique. Le maître incontesté de la réserve est cependant l'orignal, le plus grand des cervidés. On y retrouve la plus grande concentration d'orignaux au Québec. Sans surprise, cette réserve est très prisée par les chasseurs lors de la saison de la chasse.
Berthierville à l’est complètement de la région de Lanaudière est le seul point entre Montréal et Trois-Rivières où on peut traverser le Saint-Laurent et gagner la Montérégie en transitant par traversier du village de St-Ignace-de-Loyola vers Sorel-Tracy. Comme pour Sorel-Tracy, le nom de la ville rappelle la mémoire d’un des commandants du Régiment de Carignan-Salières venu en Nouvelle-France en 1665 pour combattre les nations iroquoises alliées des colonies anglaises. Le huguenot Isaac Berthier y prit le nom d’Alexandre Berthier en se convertissant au catholicisme de façon à pouvoir rester dans la colonie où les protestants étaient interdits d’émigration. Après la guerre contre les Iroquois, il se vit concéder deux seigneuries, l’une dans Lanaudière, l’autre du côté de Bellechasse où on trouve encore aujourd’hui le village de Berthier-sur-mer. Sous le régime anglais, James Cuthbert et ses descendants reprendront la seigneurie de Berthier.
Ce riche passé se retrouve dans les maisons opulentes des rues Frontenac et Montcalm ainsi que sur l’ancienne place du marché. Lors de votre passage, il faut visiter la Chapelle des Cuthbert, un bâtiment patrimonial de la dernière famille de seigneurs des lieux. La descente de bateau très populaire donne accès au Saint-Laurent, aux îles de Berthier et au lac Saint-Pierre. À Berthierville, les fans de course automobile quant à eux voudront visiter le musée Gilles-Villeneuve consacré au célèbre pilote québécois de formule 1 décédé tragiquement au volant de sa Ferrari en 1982.
Si Berthierville a pris le nom de son premier seigneur, la municipalité régionale d’Autray dont elle est le chef-lieu porte celui du premier seigneur de Lanaudière, Jean Bourdon D’Autray. Les vieux villages de cette municipalité régionale qui longent la Saint-Laurent se visitent facilement à vélo en empruntant l’historique Chemin du Roy.
En visite dans D’Autray, les amateurs d’agrotourisme voudront faire un tour du côté de La Courgerie à Sainte-Élisabeth. Produisant des centaines de variétés de courges et autres cucurbitacées de toutes couleurs et de tous formats, les artisans de La Courgerie ont opté pour la cuisine afin de partager leur passion pour leur agriculture. Ces jardiniers gourmands proposent des créations surprenantes, savoureuses et uniques grâce aux parfums particuliers des récoltes de la ferme. De septembre à décembre, à la boutique sur la ferme, vous trouverez de charmants produits régionaux pour compléter vos recettes de saison.
Tout au nord, aux portes de la forêt profonde, Mandeville demeure une porte d’entrée de la réserve faunique Mastigouche. C’est dans cet ancien village forestier qu’on a tourné il y a quelques années, le film Un homme et son péché. Découvrez le nouveau parc régional des chutes du Calvaire ou faites le tour à vélo du lac Maskinongé, par le chemin Lafrenière qui rejoint la route 347. Après, vous aurez bien mérité de vous faire traiter aux petits oignons au Spa Natur’Eau.
Pour déguster les meilleures crevettes nordiques et autres délicieux produits de la mer, la poissonnerie Boréalis est une véritable institution depuis près de vingt ans à Matane. À la poissonnerie et à la boutique qui offrent une gamme de produits d’épicerie fine, d’importation et du terroir, ainsi que des mets préparés de qualité, s’est ajouté il y a quelques années un bistro pour le plus grand plaisir des touristes qui peuvent maintenant savourer sur place sa fine cuisine de la mer.
Sur la rue Saint-Jérome au centre-ville, parmi les adresses homosympas, il faut visiter la brasserie artisanale La Fabrique et déguster, dans un décor agréable et chaleureux, une gamme de bières brassées directement sur place, accompagnées de sandwichs et de burgers où les produits locaux et régionaux sont mis à l’honneur. La Fabrique offre également un calendrier culturel stimulant où spectacles de la relève musicale croisent expositions d'arts visuels.
À quelques coins de rue, le café-boulangerie Toujours Dimanche est facile à repérer avec son drapeau arc-en-ciel dans la porte. À la fois boulangerie artisanale, café et épicerie, Toujours Dimanche propose pains, viennoiseries et gâteries. Sur place ou pour emporter, on y offre déjeuners de style continental, mets préparés, smoothies, cafés espressos et autres breuvages spécialisés.
À l’Hôtel Quality Inn, le restaurant La Terrasse, qui, comme son nom l’indique, jouit d’une charmante terrasse côté mer, vous offre ses spécialités de grillades, poissons, fruits de mer et fondue chinoise. Le déjeuner continental pour les hôtes est copieux et le brunch du dimanche couru.
Un coin de Toscane en Gaspésie
Une des attractions de la région, c’est le vignoble Carpinteri à Saint-Ulric. On ne s’attend guère à trouver une luxueuse villa d’inspiration toscane et un vignoble en Gaspésie. Le Vignoble Carpinteri est en fait le vignoble le plus au nord du Canada.
Pour réaliser son rêve, en 2004, la famille Carpinteri fait l'acquisition d'une ancienne fraisière ayant un microclimat favorable. Le site étant propice à la culture de la vigne, les terres ont été converties en vignoble avec des cépages hybrides. Aujourd'hui la plantation compte 5 ha de vignes. Le vignoble offre des visites guidées et des dégustations. En boutique, vous pourrez faire le plein de ses exceptionnels vins gaspésiens. On peut même y séjourner dans l’un de ses suites et y faire une cure de vinothérapie!
D
ans le Bas-du-fleuve, juste avant d’arriver en Gaspésie, Rimouski est la principale ville de tout l’Est du Québec avec ses 46,000 habitants. Cette charmante ville universitaire compte plusieurs établissements homosympas et une vie culturelle et nocturne active concentrée le long du boulevard Saint-Germain. Sertie de ces deux joyaux que sont Le Bic à l’ouest et Saint-Luce-sur-mer à l’est, la région offre un large éventail de tous les plaisirs maritimes, de la plage sablonneuse au kayak sur mer.
Rimouski compte quatre musées qui vous plongeront dans l’univers marin. Le plus important est le Site historique maritime de la Pointe-au-Père. Visitez les anciens bâtiments de la station de phare et ce phare qui a joué un rôle central dans l’histoire de la navigation sur le Saint-Laurent. Érigé en 1909, c’est l’un des plus hauts au Canada. La visite permet d’atteindre son sommet et de profiter d’une vue fantastique.
Le Musée Empress of Ireland raconte l’histoire beaucoup moins connue que celle du Titanic, mais toute aussi tragique de l’Empress of Ireland. De sa construction, en 1906, jusqu’au naufrage qui fit 1012 victimes, en 1914, vous apprendrez tout sur ce magnifique navire. Découvrez la collection d’objets prélevés sur l’épave, des photos, des bornes interactives et des témoignages de passagers. Un spectacle multimédia vous plongera dans l’atmosphère de cette nuit tragique. Vous pouvez aussi y monter à bord de l’Onondaga, le seul sous-marin accessible au public au Canada. En entrant dans le navire vous découvrirez le quotidien d’une soixantaine d’hommes, qui vivaient confinés pendant des mois dans un sous-marin de 90 mètres. La visite audioguidée vous plongera dans ce monde fascinant et inconnu. Il est aussi possible de passer une soirée et une nuit à bord pour vivre l’expérience comme si vous étiez sous-marinier!
En prenant une navette à la marina de Rimouski, on peut accéder à l’Ile Saint-Barnabé, à trois km au large, un lieu de migration de plus de 72 espèces d’oiseaux dont le cormoran et le grand héron.
À visiter aussi, la maison Lamontagne, une maison à colombages pierroté, classée monument historique. Cette demeure, qui représente un des derniers vestiges de ce type d’architecture en Nouvelle-France, fut construite vers 1744. Au plan carré initial, une rallonge est ajoutée en 1819. C’est aujourd’hui un centre d’interprétation de la vie en Nouvelle-France.
À une dizaine de km de Rimouski, retournez mil ans en arrière aux origines de la civilisation occidentale à la Feste Médiévale de Saint-Marcellin en août. Trois jours de célébrations, tournois, foire et spectacles sont au programme ainsi que le célèbre banquet du Seigneur des lieux. Visitez le Bourg médiéval soigneusement reconstitué, avec sa tour de guet de quinze mètres, son trébuchet et ses décors qui vous transporteront en l’an mil.
Lors de la fin de semaine de la Fête du Travail, le centre-ville de Rimouski s’anime pour la 32e édition de son festival de jazz. L’organisation propose, cette année encore, une programmation qui mettra en vedette des figures mondiales du jazz, des virtuoses en pleine ascension internationale, des visages incontournables de la scène québécoise, des jeunes musiciens de la relève et plusieurs artistes régionaux du jazz bien en vue.
Même s’il s’agit d’un quartier essentiellement résidentiel, avec la richesse de sa vie culturelle, ses belles rues commerciales, son architecture du début du XXe siècle, le Plateau Mont-Royal est depuis des décennies un quartier couru pour ses bonnes tables abordables. Le renouveau de la gastronomie, est-ce un hasard, s’est amorcé à quelques coins de rue de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, installé depuis le début des années 1970, rue Saint-Denis devant le carré Saint-Louis. L’institution a largement contribué à la formation de nos chefs et cuisiniers.
À quelques de l’Institut, c’est d’abord sur la rue St-Denis que ce mouvement s’est amorcé. Allez faire un tour chez Anga qui propose un voyage vers une cuisine raffinée et surprenante, basée sur des plats internationaux contemporains et des saveurs rares de la forêt amazonienne brésilienne.
Depuis les années 1970, la rue Prince-Arthur est devenue très courue d’abord pour ses brochetteries grecques où on peut apporter son propre vin. Aujourd’hui, la rue piétonnière qui relie le boulevard Saint-Laurent au carré Saint-Louis s’est diversifiée et compte plusieurs bonnes tables avec terrasse sur rue l’été. Les amateurs de cuisine française feront un saut aux Deux Gamins où elle est préparée avec amour par de jeunes chefs novateurs avec les meilleurs ingrédients du marché. Cette tendance s’est reproduite rue Duluth un peu plus au nord.
La rue Saint-Denis du sud au nord de l’arrondissement compte de nombreux restaurants et cafés très courus où les touristes et visiteurs adorent s’affaler dans une atmosphère très européenne. Arrondissement favori de la colonie artistique, il n’est pas rare d’y rencontrer les vedettes du petit et du grand écran. Allez faire un tour au Café Cherrier. Cette tendance a depuis longtemps débordé sur l’étroite avenue du Mont-Royal où L’Avenue fait figure de véritable institution avec ses brunchs.
Plus près du métro et de la rue St-Denis, la Binerie Mont-Royal est une véritable institution depuis 1938, spécialisée en cuisine québécoise traditionnelle fréquentée même par les critiques culinaires. On y raffole bien sûr des fèves au lard, mais aussi de la tourtière, du pâté chinois, du pouding chômeur, de la soupe aux pois et de la bière d'épinette. Vous y plongerez dans l’univers culinaire du Plateau de Michel Tremblay. Le resto a été immortalisé par le film Le matou. Un peu plus à l’ouest, Franck et Wilfrid vous font déguster de succulentes crêpes sucrées ou salées préparées par un vrai chef breton, de généreux brunchs et desserts exquis chez Pause & Vous. Ces français se sont amusés à revisiter notre poutine pour en faire un plat unique qu’on doit goûter.
Apportez votre vin
Un coin de rue plus loin, sur Marie-Anne, Le P’tit Plateau, un petit resto discret, à deux coins de rue de Saint-Denis, où on peut apporter son vin, une tradition qui a pris naissance sur le Plateau il y a près de quarante ans. Le canard est une de spécialités de l’endroit. Du saumon au cassoulet, en passant par le tartare, tout est préparé avec grande maîtrise.
Dans la même catégorie, à l’écart, sur Rachel, Les Infidèles et Le Poisson Rouge sont deux très bonnes adresses homosympas. Avec son décor intimiste, Les Infidèles offre une cuisine française sans prétention intégrant plusieurs produits du terroir québécois, comme le cerf, le veau, les poissons et quelques fromages. Il faut goûter au feuilleté aux champignons sauvages, au confit de canard, au ris de veau ou au filet mignon sauce au bleu. Le menu dégustation favorisera votre découverte.
Devant le Parc Lafontaine, Le Poisson rouge s’est bâti une solide réputation avec ses spécialités de la mer bien sûr comme la raie, le saumon, le flétan, le thon, pétoncles et homard, mais aussi son steak d’Angus, confit de canard et de ris de veau. En remontant la rue Papineau au bout du parc, arrêtez-vous rue Gilford où loge discrètement le Pégase, l’un des dix meilleurs apportez votre vin à Montréal et un secret bien gardé du Plateau. Ce resto se démarque par la qualité de sa cuisine avec les classiques de la maison que sont le magret de canard, le lapin de Stanstead, le carré d’agneau ou le filet de bœuf.
L’île d’Orléans est connue comme un lieu exceptionnel pour la richesse de son patrimoine. Les habitants de l’île sont conscients de la dimension nationale du riche héritage patrimonial et historique dont ils ont hérité. Ils sont sensibles à la charge symbolique que l’Île continue de transporter, à leurs yeux mêmes comme à ceux de tous les québécois. Ils ont donc choisi de mettre en valeur les caractéristiques propres de l’Île, qui en font encore aujourd’hui la « terre mémoire » de l’Amérique française.
Patrimoines maritime et naturel, politique et territorial, social et familial, artistique et culturel, toute la chaîne historique, toute l’activité humaine y sont représentées. Les activités d’interprétation offertes dans les cinq lieux historiques de l’Île sont complètes en elles-mêmes, mais elles s’enrichissent en plus du Réseau d’histoire de l’île d’Orléans, une approche intégrée qui fait du patrimoine historique de l’Île une richesse exceptionnelle par sa complémentarité.
Vestiges d’un patrimoine historique d’une richesse exceptionnelle, parcourez ces six lieux d’interprétation qui vous raconteront, à leurs façons, le passé pertinent de l’île d’Orléans. Ici vous découvrirez le mode de vie des habitants de l’Île à l’époque du Régime seigneurial alors qu’ailleurs vous en apprendrez plus sur l’un des grands poètes francophones, mais partout, vous serez comblés par les connaissances que vous en retirerez.
Les étapes du circuit
Comment vivait-on sous le Régime français, alors que nous n’avions ni électricité, ni eau courante, ni confort ? Venez le découvrir en visitant la Maison Drouin, seule maison de l’île datant du Régime français et non modernisée. Vous y découvrirez comment vivaient vos ancêtres, les habitants de la Nouvelle-France. L’alimentation, l’architecture, le mode de vie, le travail et la famille sont abordés durant une visite guidée de 30 minutes. Vous prendrez conscience du rythme de vie des colons et du travail qu’ils devaient abattre chaque jour pour subvenir à leurs besoins et à ceux du seigneur.
Découvrez le Manoir Mauvide-Genest (1734), résidence Louis XV d’un chirurgien devenu seigneur, restaurée et meublée avec rigueur. Des guides en costume d’époque relatent la vie au temps du régime seigneurial français. Un multimédia, des activités pédagogiques et des conférences complètent la programmation
Ville universitaire, capitale régionale, Rimouski et sa région comptent un large éventail de bonnes tables pour tous les goûts. Ici, on peut goûter toutes les meilleures saveurs du Bas-Saint-Laurent. Le pittoresque village du Bic, maintenant intégré administrativement à Rimouski, compte parmi les meilleures tables de la région. Un survol des meilleures tables, ne saurait manquer d’inclure Chez Saint-Pierre, l’un des 100 meilleures au Canada. La talentueuse chef-propriétaire Colombe St-Pierre vous reçoit dans une ambiance feutrée qui se prête très bien aux déclarations amoureuses ou simplement à un très bon moment. Le menu dégustation fait l’unanimité et permet de se délecter d’un éventail de produits de la région bien mis en valeur. Légumes, viandes et poissons sont ici travaillés de manière originale. Les accords mets et vins très étudiés sont l’oeuvre d’un sommelier. Obligatoire ici de réserver.
Toujours au Bic, la renommée de l’Auberge du Mange-Grenouille n’est plus à faire. La réputation de sa table n’est pas surfaite. La déco théâtrale de la salle à manger crée une atmosphère unique qui met en valeur ce bâtiment historique. Le chef propose au menu des produits locaux et de saison, apprêtés avec soin. Pour l’accord mets-vins, la carte des vins est très intéressante. La table est renommée et sa réputation n’est pas surfaite. On en profite pour y séjourner au moins une nuit et tomber sous le charme.
Le bistro Les Affamés propose une cuisine familiale, accessible et abordable. Au menu, des mets populaires, des produits locaux et saisonniers préparés de façon originale et inventive. De la poutine au foie gras en passant par les salades repas et poissons frais. L’été, on profite avec plaisir de la terrasse.
Côté terroir, la ferme et gite C'est la Faute des Biquettes abrite une boutique qui propose des spécialités culinaires, dont de la charcuterie artisanale. Quinze espèces d'animaux vivent dans la ferme sur place, notamment des moutons et des lamas. Vous pourrez participer à une visite guidée de la ferme, en saison et sur réservation.
La chocolaterie artisanale Croqu’Érable fabrique un fondant à l’érable selon la tradition ancestrale. Ce fondant se décline en d’autres produits de chocolat à l’érable ou aux fruits des champs et à l’érable, en verres à porto en chocolat, en tablettes et en pièces exclusives. Elle offre aussi des confitures sublimes faites de fruits des champs de la chocolatière.
Le Kamouraska prolonge la Côte-du-sud jusque dans le Bas-Saint-Laurent. C’est une enfilade de jolis villages fondés à la fin du XVIIe siècle comme dans le reste de la Côte-du-Sud. Le village de Kamouraska est probablement le plus pittoresque. En plus de son riche patrimoine architectural et historique, Kamouraska émerveille toujours par la beauté, la diversité, l’harmonie et la sérénité de ses paysages. Tout près, des sommets des montagnes à Coton et du Cabouron, on s’émerveille devant un panorama agricole, villageois, maritime et montagneux. Sur la rive sud de l’estuaire du Saint-Laurent, on y bénéficie d’un paysage exceptionnel : filets des pêches à l’anguille ancrés sur l’estran, l’archipel de Kamouraska, et en toile de fond le massif majestueux des Laurentides dans Charlevoix aux couchers de soleils impressionnants.
En plus de ses très belles maisons traditionnelles, ce village tricentenaire offre la visite de son musée et de son centre d’art, des activités culturelles et artistiques. Plusieurs anciennes villas sont devenues des auberges de charme et le village compte plusieurs adresses homosympas. Allez faire un tour à la Villa Thomas Ward, une auberge depuis le XIXe siècle.
Les premiers colons s’établirent à Kamouraska vers 1692. Ravagé lors de la guerre de conquête en 1759, le village est déjà au début du XIXe siècle un centre de villégiature au cœur d’une seigneurie prospère passée aux mains de la famille Taché. Une deuxième paroisse, St-Pascal, est créée au sud. Cette ville voisine, en bordure de l’autoroute 20, est aujourd’hui le chef-lieu de la municipalité régionale de Kamouraska et offre un large éventail de services.
Comme beaucoup de jeunes filles de bonne famille de Québec, la romancière Anne Hébert séjourna dans ce charmant village durant son enfance. Sa mère, descendante de la famille seigneuriale des Taché, lui raconta le terrible drame survenu en 1839 lorsqu’à l’issu d’un triangle amoureux sur fond de mariage malheureux, le jeune seigneur de Kamouraska, Achille Taché, fut assassiné par le Dr George Holmes, l’amant de sa femme, Éléonore d’Estimauville. Celle-ci fut d’abord soupçonnée de complicité, mais finalement relâchée. Le Dr Holmes, lui, avait fui au Vermont et n’a jamais subi de procès. Ce drame lui inspire le roman Kamouraska pour lequel elle reçoit le prix des Libraires de France en 1971 et qui lance pour de bon la carrière de la romancière des deux côtés de l’Atlantique. Cette grande œuvre romanesque est portée au cinéma par Claude Jutra en 1973, sur une trame musicale du compositeur André Gagnon. Elle grave le nom du village dans la mémoire collective des Québécois.
Une résidence victorienne, aujourd’hui appelée Maison du domaine seigneurial Taché, existe toujours à Kamouraska. Elle fut l’un des lieux de tournage du téléroman Cormoran. La résidence a été construite en 1886 là où se trouvait le Manoir Taché du roman d’Anne Hébert, détruit dans un incendie évoqué dans les visions de son personnage romanesque Elisabeth Rolland.
L'homosexualité est présente à Montréal depuis le début de la colonie. Déjà sous le Régime français, on retrouve dans les archives des condamnations pour ‘bougrerie’, le terme utilisé à l’époque pour parler du sexe entre hommes.
Mais c’est vraiment au milieu du XIXe siècle que les Archives gaies du Québec ont retracé les premiers lieux de rencontre gais au cœur du Vieux-Montréal. À la brunante, on peut s’imaginer ces hommes se promenant au Champ-de-Mars bordé alors comme aujourd’hui de peupliers contre lesquels les mecs racoleurs s’adossaient pour attendre leurs partenaires. Avec son port de mer, rendez-vous de tous les plaisirs pendant la Prohibition américaine, Montréal, alors métropole du Canada, s’est tôt affirmé comme une ville ouverte et le centre de la vie gaie au Québec. À proximité du centre-ville, les gais et lesbiennes affectionnent ce quartier où on replonge dans l’histoire coloniale de Montréal. Selon un sondage réalisé il y a une quinzaine d’années, c’était le -deuxième quartier à Montréal à compter le pourcentage le plus élevé de personnes s’identifiant comme homosexuelles ou bi-sexuelles… après le Village. Ce quartier hautement touristique est l’un des rares quartiers anté-rieurs au XXe siècle encore relativement bien préservé en Amérique du Nord. Vous aime-rez ses rues étroites chargées d’histoire. Pas étonnant qu’on y tourne des films dont l’action se déroule en Europe. Pour plonger dans l’histoire de la ville, visitez le Musée de la Pointe-à-Callière et le Château Ramezay.
Le quartier compte un large éventail de lieux d’hébergement pour ceux qui veulent se replonger dans l’histoire de la ville. Mais vous ne voudrez pas manquer de visiter la Maison Pierre-du-Calvet
construite en 1770 et qui sert encore d’auberge et de restaurant.
En préparation des festivités du 375e anniversaire de Montréal en 2017, Cité Mémoire, une oeuvre de Michel Lemieux et Victor Pilon, en collaboration avec Michel Marc Bouchard, nous plongera dès mai au cœur de l’histoire de Montréal. Par le biais d’une vingtaine de tableaux de projection, Cité Mémoire vous convie à une rencontre fascinante avec des personnages connus ou inconnus, témoins de la richesse et de la complexité de la ville à travers le temps. Projetée à même des murs existants, des murs aveugles, des arbres ou encore le sol, cette œuvre grandiose ranime le passé de la métropole.
Cette année encore, les soirées gaies mensuelles Drama Queen seront de retour en mai au club Peopl, rue Notre-Dame.
Depuis dix ans, Piknic Électronik, un événement de musique électronique extérieur, rassemble des milliers d’amateurs de musique électronique tous les dimanches de l’été, de mai à octobre. Dans un décor vert et bucolique, c’est au Parc Jean-Drapeau sur les Iles Ste-Hélène et Notre-Dame que le Piknic a élu domicile depuis sa création. Du Vieux-Montréal, le site est facilement accessible par la navette fluviale ou via le pont de la Concorde dans Cité du Havre en transport en commun. Le site compte deux scènes, une principale où se relaient les invités internationaux et une seconde réservée presque exclusivement aux artistes locaux, pour deux ambiances musicales différentes. Il compte aussi une aire de pique-nique, un casse-croûte, plusieurs points de service de bar et de grands espaces de détente où les pique-niqueurs peuvent se rassembler, au gré de l’atmosphère cherchée.
L’hiver, c’est sur le site du Vieux-Port qu’Igloofest réchauffe l’hiver des fans de musique électronique depuis 2007. La caractéristique unique de ce festival de musique électronique urbain est qu’il propose une programmation hivernale extérieure. Le festival a lieu durant les trois derniers week-ends de janvier au Vieux-Port de Montréal. Chaque année, le site du Vieux-Port est aménagé pour pouvoir accueillir les meilleurs DJs et jusqu’à 10 000 danseurs. Le lieu abrite notamment un bar de glace complet, des jeux d’éclairage et des écrans géants.