Bois francs et fromages fins
Au cœur des Bois-Francs, cette vaste plaine couverte d’érables et d’autres arbres de bois dur, Victoriaville est le chef-lieu de la MRC d’Arthabaska. La ville est considérée comme le « Berceau du développement durable » au Québec puisqu'on y a vu naître d'importantes préoccupations environnementales (récupération des matières résiduelles, voitures hybrides pour les services municipaux, plantation d'arbres, etc.) et sociales. Cette charmante ville de 45,000 habitants est le lieu de naissance du dramaturge Serge Boucher, mais de façon beaucoup plus notoire du premier francophone à avoir accédé au poste de premier ministre du Canada, Sir Wilfrid Laurier dont on peut aujourd’hui visiter la maison transformée en musée.
Pour les épicuriens, la ville accueille en mai le Festival des Fromages Fins de Victoriaville, un événement fromager incontournable pour les amateurs de fromages et de produits du terroir québécois, qui vous permet de découvrir le fromage d’ici sous toutes ses formes.
Les amateurs de musique ne sont pas en reste. Le Festival International de Musique Actuelle présenté en mai offre des concerts inédits, des musiciens de réputation internationale, de l'art visuel et un circuit d'installations sonores dans l'espace public. Le FIMAV est un laboratoire de musiques contemporaines , jazz, rock, électroacoustique et improvisée. Le festival se veut le plus important événement du genre en Amérique du Nord. En juillet, c’est autour du blues de faire vibrer la ville lors du Festival de blues de Victoriaville. Les noctambules voudront poursuivre la fête au Complexe Évasion avec ses bars, disco et restos au centre-ville. Il y a quelques années, les mêmes promoteurs avaient donné à la région son premier bar gai, une tradition homosympa qui ne se dément pas.
À proximité de la ville, le parc du Mont Arthabaska offre un point d'observation magnifique avec belvédère sur l'ensemble de la région. Vous y trouverez un parc très reconnu des ornithologues, avec aire de pique-nique, sentiers pédestres et un paradis du vélo de montagne. En hiver, les sentiers de ski de fond et raquette, les glissades permettent de profiter de l’hiver.
À 12 km de Victoriaville, la petite ville de Warwick, bien connue pour son industrie laitière et de transformation agroalimentaire serait l'endroit où a été inventée la poutine. Warwick se proclame capitale des fromages fins du Québec. En périphérie de Warwick, il faut visiter la Fromagerie du Presbytère et découvrir ses fromages fins. Et pourquoi pas faire un saut au vignoble des Côtes de Gavet pour accompagner la dégustation des meilleurs vins de la région.
La grande gastronomie se concentre à Québec dans le Vieux-Québec où on retrouve le plus grand nombre de grands chefs et des restos réputés. La plupart ont été formés en France d’où ils sont originaires. C’est le cas de Jean-Luc Boulay, l’actuel président de la Fondation Serge-Bruyère. Ce chef plusieurs fois médaillé préside aux destinées de Chez Boulay bistro boréal, ainsi que du Saint-Amour, deux grandes tables dans l’enceinte de la vieille ville fortifiée. Le Saint-Amour se veut une figure de proue du rayonnement de la gastronomie québécoise. Alliant tradition et innovation, ses professionnels en cuisine misent sur les plus récentes techniques pour rendre hommage aux fines denrées de notre terroir.
Sa rencontre avec Arnaud Marchand à l’émission Les chefs en 2010 l’amène à se lancer dans l’aventure gastronomique de Chez Boulay bistro boréal autour d’une même passion qui s’exprime aujourd’hui dans leur menu d’inspiration boréale. La cuisine du nord propose une redécouverte unique de nos produits régionaux, au rythme des saisons. Wapiti, poisson, fleurs de sureau ou thé du Labrador s’invitent au menu d’une table inventive. Un métissage surprenant de traditions culinaires et d’influences internationales. Il vous recommandera lui-même de découvrir les produits du Canard Goulu et les pâtisseries et pains de Chez Paillard.
Dans le même secteur du Vieux-Québec, tout près de la porte Saint-Jean, le chef Stéphane Roth, originaire de Montbéliard en France combine plaisir, découverte et créativité, et partage sa passion par multiple de trois grâce à ses célèbres trilogies du terroir au Patriarche. Lové au coeur du Vieux-Québec, à proximité de la porte Saint-Jean, Le Patriarche offre une ambiance intime dans le décor raffiné d’une belle maison de pierres datant de 1827. Maître Cuisinier de France, son restaurant est côté cinq diamants. Il nous offre depuis l’an dernier dans un autre registre les plaisirs de la rôtisserie à la française au Tournebroche toujours sur la rue Saint-Jean.
Au Château Frontenac, hôtel phare du Vieux-Québec, le chef Stéphane Modat met en œuvre son savoir-faire au restaurant Champlain. Né à Perpignan, France, il nous propose une gastronomie française et continentale dans une atmosphère intime au charme historique et au service attentionné. Les ingrédients locaux les plus frais marient les saveurs du passé avec l’élégance et la modernité d’aujourd’hui dans un décor élégant et luxueux avec une majestueuse salle à manger donnant sur le Saint-Laurent. Stéphane Modat est coauteur du livre de recettes Papilles et Molécules et de la collection Papilles pour tous!, qui a remporté le prix du meilleur livre d’harmonies mets et vins au monde.
Au nord de Magog, le parc national du Mont-Orford, d'une superficie de près de 60 km carrés, est une des principales attractions de la région. Le mont Orford, haut de 853 mètres, et le mont Chauve, de 600 mètres dominent son territoire. Le Parc du Mont-Orford est une aire protégée du Québec. Toute activité menée sur son territoire doit protéger ses écosystèmes, et les activités de récréation doivent se dérouler à l'intérieur d'un territoire délimité. Un centre consacré à la musique, le Centre d'art Orford, y est installé, tout comme la Station de ski du Mont Orford. Près de 500 sites de camping sont aussi accessibles.
La randonnée est sans aucun doute la meilleure façon de découvrir le parc national du Mont-Orford. C'est l'occasion parfaite d'accéder à de nombreux points de vue qu'on dit parmi les plus spectaculaires de la région des Cantons de l'Est. Le parc abrite, notamment, des cerfs de Virginie et des grands hérons, observables dans leur habitat naturel. Aux abords des deux plages, plusieurs activités sont au programme pour le plaisir des vacanciers. L'hiver venu, le parc devient un incontournable des adeptes de ski de fond et de raquette. Le Mont Orford est le quatrième plus haut sommet skiable au Québec et le plus haut des Cantons de l'Est. Il offre les meilleurs dénivelés de la région, satisfaisant les désirs des débutants comme des plus expérimentés.
Un peu à l’ouest de Magog, Eastman accueille depuis 2003 un festival littéraire assez unique. Les Correspondances d’Eastman sont engagées dans une action de revalorisation de l'écriture et de la lecture. L’objectif de ce festival est de donner le goût d’écrire et de lire. Il rend l’écriture vivante en permettant de rencontrer des auteurs et de célébrer le livre et le travail des écrivains. Au programme, des rencontres informelles avec des écrivains au hasard des activités du village, des inspirations vivantes lors des causeries et spectacles en soirée et aussi des révélations d’écrivains en herbe chez les lauréats du concours de la Poste restante. Tous les grands noms de la littérature québécoise y ont participé. La romancière Francine Ruel établie à Lac Brome tout près en est une abonnée.
À l’est, c’est au lac Magog, dans la villa de Luc Plamondon, qu’il y a trente ans Denys Arcand campa l’action du Déclin de l’empire américain. On se souvient du personnage de Claude, le prof d’université homosexuel, un des premiers personnages gais hors ghetto et non caricatural du cinéma québécois.
Au centre-ville de Rimouski, vous trouverez plusieurs adresses homosympas. Elles se concentrent autour de la rue Saint-Germain, l’artère du centre-ville autour de laquelle tout se passe.
L’été, Les Terrasses urbaines sont l’occasion de découvrir plusieurs de ces bonnes tables. Le boulevard Saint-Germain se ferme alors à la circulation et s’ouvre aux piétons entre la rue Belzile et l’avenue de la Cathédrale. Les restaurants, bars et commerçants installent des terrasses et toute la ville s’y donne rendez-vous pour s’approprier le centre-ville et profiter des spectacles et de l’animation de rue. Parfait pour prendre un verre.
La brasserie artisanale Le Bien et le Malt, sur Belzile, tout près de Saint-Germain, fut l’une des premières adresses à s’afficher homosympa. Ouverte depuis 2008, cette microbrasserie propose neuf bières brassées sur place, en plus d’offrir des hydromels, des cidres, des vins d’importations privées et des scotchs.
Tout près, la buvette Chez Germaine qui loge dans une bâtisse patrimoniale, se veut un lieu de rassemblement invitant avec ses deux terrasses. Elle offre des repas accessibles et réinventés, ainsi qu’une carte de cocktails, bières de microbrasserie et de vin à la hauteur des plus fins connaisseurs.
En face, Yin Yan Sushi propose les meilleurs sushis en ville. Quand on est si près de la mer, comment résister à ses nigiri, sashimi, hosomaki, maki, pizzas sushi. Le menu offre aussi des plats thaïlandais, malaisiens et autres classiques d’Orient, du steak de thon, tataki de bœuf, crevettes croustillantes.
De biais, Union pacifique a innové il y a plus de quinze ans avec une cuisine française contemporaine et des vins présentés artistiquement dans un environnement rustique et chic.
Sur l’Avenue de la Cathédrale non loin, Le Narval offre un menu gastronomique axé sur les produits du terroir de l’est du Québec.
Au coin de Saint-Louis, le pub ludique À qui le tour vous accueille avec une oriflamme sans équivoque aux couleurs de l’arc-en-ciel. Avec ses spécialités de burgers, poutines, grillades, c’est l’endroit pour manger, boire et jouer à des jeux de société.
A proximité, autour de l’épicerie santé coopérative Alina et des Halles Saint-Germain, vous trouverez un large éventail d’échoppes gourmandes pour faire vos provisions. Du côté d’Alina, la boulangerie artisanale Le Farinographe vous propose un large éventail de pains artisanaux et viennoiseries pour emporter ou congelées pour cuisson à la maison. Du côté des Halles, Péchés Mignons offre depuis plus de 30 ans du chocolat haut-de-gamme, des pâtisseries, une vaste variété de thés et tisanes en vrac et en sachets ainsi qu'un bon choix de confiserie fine, issus des meilleurs artisans autant québécois qu'étrangers.
Pour prolonger l’expérience maritime jusque dans le café, il faut déguster les cafés du Moussonneur, boulevard Saint-Germain. Son café vert est trempé dans l’eau de mer et ensuite séché au soleil, avant d’être torréfié au fur et à mesure de la demande. Ce café d’exception se retrouve en grande quantité dans les mélanges espressos concoctés dans ce café-lounge.
En face, le bistro L’Arlequin offre une fine cuisine régionale qui a fait sa renommée dans tout le Bas-Saint-Laurent. Vous pouvez y apporter votre vin.
Plus à l’ouest, le steakhouse Bovino Grill vous offre des viandes de première qualité dans un décor flamboyant. Ses viandes sont aussi disponibles pour emporter à son comptoir de boucherie.
Si vous êtes en visite dans la région avant les fêtes de fin d’année, il ne faut pas manquer le Marché des Saveurs du Bas-Saint-Laurent qui réunit chaque année des dizaines de producteurs artisans de toute la région, un paradis pour les épicuriens.
Au cœur du noyau villageois de Sainte-Flavie, avec vue en terrasse sur la mer, la microbrasserie Le Ketch met à l’honneur ses bières gaspésiennes. Il est aussi possible de s’y restaurer et d’assister à des spectacles. À quelques pas, Le P'tit Bistro vous sert en saison de la pizza cuite au four à bois traditionnel dans une ambiance bistro. Le resto est réputé pour ses pizzas à pâte mince.
Au Gaspésiana, le resto Au goût du large est sans contredit un arrêt incontournable à Sainte-Flavie. Avec sa vue imprenable sur la mer et la plage et avec terrasse par beau temps, vous y découvrirez une cuisine recherchée, à mi-chemin entre une nappe blanche et un bistro, et un menu actuel composé de plats signatures aux saveurs de la mer, et de viandes goûteuses apprêtées à votre goût.

Au carrefour giratoire de Mont-Joli où l’autoroute 20 rejoint la route 132, un arrêt s’impose à Ma Cabane en Gaspésie. La famille Ouellet y vend les produits de son érablière nichée au cœur de la vallée de la Matapédia, son savoir-faire depuis quatre générations. Mais c’est aussi l’occasion d’y faire provision d’une large gamme de produits du terroir du Bas-Saint-Laurent, de la Gaspésie et des Îles de la Madeleine. Vous y trouverez pâtisseries, pains artisanaux, produits gourmets, sandwichs, déjeuners, lunchs et coffrets-cadeaux.
À quelques pas, à la Distillerie Mitis, faites le plein de spiritueux fins. Cette micro-distillerie au pied de la rivière Mitis utilise fièrement son eau pour produire son gin et un rhum du Nord. Ce qui lui permet de produire un produit de haute qualité.
Un peu plus loin, le Dépanneur du Carrefour offre aux amateurs un large éventail de bières de micro-brasseries québécoises.
À mi-chemin entre Montréal et Québec, la région de la Mauricie est le deuxième plus ancien foyer de peuplement européen sur le territoire de l’ancienne Nouvelle-France. Premier établissement français fondé en aval de Québec en 1634, Trois-Rivières célébrait en 2009 son 375e anniversaire. Ancienne capitale canadienne des pâtes et papiers, la ville de Laviolette (fondateur de la cité trifluvienne) a su revitaliser son centre-ville et le Vieux-Trois-Rivières ces dernières années.
L’été, vous apprécierez l’animation des rues Royale et des Forges avec leurs bars, cafés, boîtes de nuit et restos dont les terrasses s’installent sur les trottoirs. Ou encore arpenter la rue des Ursulines sur les traces des fondateurs de la ville.
En hiver, la ville s’anime en défiant le froid lors des Nuits polaires, un happening comprenant des événements intérieurs et extérieurs.
Au début de l’été, toute la ville se donne rendez-vous pour les spectacles extérieurs de chanson et de musique à l’occasion du FestiVoix.
Au mois d'octobre, c'est le Festival international de poésie. Parmi les poètes et poétesses des quatre coins du monde qui s’y donnent rendez-vous, il y a toujours plusieurs gais et lesbiennes.
Toujours à Trois-Rivières, le Musée québécois de culture populaire présente six expositions audacieuses, non conventionnelles et empreintes de plaisir qui vous feront découvrir divers aspects de la culture québécoise.
À 20 minutes du centre-ville de Trois-Rivières, le lieu historique des Forges-du-Saint-Maurice commémore l’établissement du premier site industriel au Canada au XVIIIe siècle. Le site est vaste et de très nombreux vestiges archéologiques rappellent la naissance et l’évolution de la première industrie en Nouvelle-France.
Pendant des siècles, la région aujourd'hui connue sous le nom de Trois-Rivières était fréquentée par les Algonquins et les Abénakis comme lieu de halte estivale. L'explorateur français Jacques Cartier décrit le site lors de son deuxième voyage vers le Nouveau Monde en 1535. Le nom Trois-Rivières (trois rivières), cependant, n'a été donné qu'en 1599, et apparut pour la première fois sur les cartes de la région en 1601. Cette appellation est due en fait à une illusion d’optique : elle fait référence aux trois canaux que la rivière Saint-Maurice forme à son embouchure avec le fleuve Saint-Laurent en s'écoulant entre deux îles, celles de Potherie et Saint-Quentin.
Dès 1603, Samuel de Champlain a recommandé d'établir un établissement permanent dans la région, ce qui a été enfin fait le 4 juillet 1634 par le Sieur de Laviolette. La ville était la deuxième
fondée en Nouvelle-France (après Québec, avant Montréal) et – grâce à son emplacement stratégique – a joué un rôle important dans la colonie et dans le commerce des fourrures. Le site est devenu le siège d'un gouvernement régional en 1665.
Trois-Rivières est la plus ancienne du Canada ville industrielle, avec sa première fonderie établie en 1738. La forge produisait fer et fonte pendant 150 ans, et est maintenant un site historique national à visiter.
Trois-Rivières continue de prendre de l'envergure sous la domination britannique, et avec le développement de l'industrie du bois le long la vallée du Saint-Maurice, connue en tant que capitale de l'industrie des pâtes et papiers du monde de la fin des années 1920 jusqu'à
le début des années 1960. Malgré le déclin de cette industrie, vous pouvez encore souvent sentir une odeur de pâte à papier en marchant à travers la ville.
Situé à mi-chemin entre Montréal et Québec, la région de la Mauricie est la deuxième plus ancienne région de peuplement européen en Nouvelle-France. A partir des années 1970
jusqu'aux premières années de l’actuel siècle, Trois-Rivières avait une vie nocturne gaie avec
quelques bars gays et lesbiens, mais il a décliné depuis en raison de la concurrence féroce des scènes gaies à Montréal et Québec à seulement une heure de voiture. Aujourd'hui, la scène gay de Trois-Rivières est réduite à Cabaret Tapis Rouge à Cap-de-la-Madeleine (mettre à jour ??).
Malgré l'incendie de 1908 qui a détruit la plus grande partie de la ville et la majorité de ses bâtiments d'origine - dont beaucoup remontent à la période coloniale française - vous pouvez toujours découvrir les nombreux charmes de l'Ancien Trois-Rivières en flânant le long de Des
Ursulines. Le Monastère des Ursulines et le Manoir de Niverville, qui est maintenant un musée, sont parmi les bâtiments les plus anciens. Tout le secteur a été remaniée en 2009 pour le 375e
anniversaire de la ville.
Mais Trois-Rivières n'a pas qu'un intérêt historique : il y a aussi l'effervescence bars, cafés et clubs sur des Forges et les rues Royale du centre-ville, juste à côté de la vieille ville où les terrasses des restaurants et bars débordent sur la rue. Depuis là, au tout début de Des Forges, vous pouvez accéder au Vieux-Port où de nombreux événements se déroulent juste à côté du fleuve géant.
Une scène culturelle dynamique
Ville universitaire depuis 1969, Trois-Rivières s'est développée au cours des dernières décennies une scène culturelle en plein essor. Perché au confluent du fleuve Saint-Laurent et du Saint-Maurice, l’Amphithéâtre Cogeco, construit sur le site d'une ancienne papeterie, a largement contribué à stimuler cette vie culturelle. Sous son toit rouge vif, il est l’hôte chaque été des plus grandes productions locales, nationales et internationales.
Le Cirque du Soleil et le Festival Trois-Rivières en blues, ainsi que des comédies musicales et artistes de renom, ravissent des publics d'ici et d'ailleurs. Avec la rivière à sa porte et la douceur des brises d'été créant l'ambiance, c'est le lieu idéal pour des spectacles en plein air. Et quand l'automne arrive, le les portes se ferment pour créer une ambiance ultra-chic de scène de cabaret. Cet été, l’Amphithéâtre Cogeco présente la comédie musicale Stone du Cirque du Soleil, un hommage à l'auteur-compositeur le plus célèbre du Québec, Luc Plamondon, qui a notamment écrit quelques des plus grands tubes français pour Céline Dion au début de sa carrière, notamment Ziggy et L'amour existe encore), qui a propulsé la star internationale comme une icône gaie.
Au centre-ville, le Musée québécois de la culture populaire est un divertissant musée de la culture pop conçu pour plaire à tout le monde, avec des expositions thématiques interactives qui permettent de découvrir la culture québécoise.
Installée dans une ancienne usine, Boréalis est dédié à l’industrie des pâtes et papiers qui a propulsé la croissance de l'économie de Trois-Rivières. Les visiteurs sont exposés à un aperçu complet de cette industrie. La rivière Saint-Maurice, les forêts de la région, les bûcherons et les draveurs sur billots, et la vie des ouvriers d'usine sont tous exposés à l'intérieur d'un moulin datant des années 1920. L'architecture, encore intacte, témoigne de la riche histoire du site, tout comme les voûtes souterraines.
Au début de l'été, le FestiVoix présents de nombreux auteurs-compositeurs-interprètes pour
une série de spectacles en plein air, un programme de neuf jours où on fête de la musique. En juin, le Le festival international DansEncore réunit plus de 150 artistes du Canada des États-Unis et de l'Europe, qui envahissent les scènes des salles du centre-ville dans une atmosphère détendue, avec une variété de performances et quelques soirées légendaires.
Le temps fort de l'année culturelle est de loin est le célèbre Festival international de poésie en octobre, un aimant pour les âmes littéraires gaies et lesbiennes qui se rassemblent pour entendre des poètes du monde entier lire et partager leur travail.
Des milliers de poèmes ornent le Parc Champlain, tandis que les poètes des cinq continents
convergent vers le centre-ville. Largement reconnue comme la capitale de la poésie du Québec, Trois-Rivières affiche durant toute l'année des centaines de poèmes, en français ainsi que dans une gamme d'autres langues, sur différents murs autour de la ville.
Le développement rapide de Lévis a donné lieu à l’apparition de nombreuses belles tables. Comme les 17 petites villes sur le rive-sud de Québec se sont progressivement unies pour créer la nouvelle ville de Lévis, qui est maintenant la plus grande de Chaudière-Appalaches, elle a recueilli une sacrée réputation sur le plan du circuit culinaire de la région de la Capitale nationale, de l’autre côté du fleuve.
Ce changement est particulièrement notable dans le Vieux-Lévis entre le terminus du traversier et l’avenue Bégin en haut de la côte, où vous trouverez de nombreuses bonnes tables, dont beaucoup offrent des terrasses malgré les rues étroites de ce quartier historique.
Plus près des ponts, dans le Vieux-Saint-Romuald, Au grain de folie Faim Bistro est vraiment un coup de cœur. Situé Chemin du fleuve, avec une petite terrasse offrant une jolie vue sur le Saint-Laurent, c’est un petit bistrot sans prétention avec un menu hebdomadaire reflétant les nouveaux arrivages et les produits de saison, et où tout est préparé avec amour par la chef Claudine Hasty. Vous devriez certainement goûter au boudin noir et ses excellents desserts traditionnels. Un sommelier est là pour de bonnes suggestions de vins importés.
Dans le nouveau Lévis, entre les boulevards du Président-Kennedy et Alphonse-Desjardins près du Centre des congrès, vous trouverez le classique restaurant Cosmos et son décor sauvage. Un menu-maison diversifié est proposé dans une salle à manger flamboyante où des milliers de bulles de verre rencontrent des alcôves blanches, un coin salon feutré et un salon VIP de style Louis XVI. Les soirs du jeudi au samedi, l'endroit se transforme en boîte de nuit avec un DJ et une piste de danse.
L’Île d’Orléans est l’une des plus anciens terroirs du Québec et elle a su conserver cette tradition bien ancrée dans l’histoire de ces communautés insulaires.
Pour découvrir la gastronomie locale, le restaurant-auberge Les Ancêtres, situé près du pont vers la terre ferme, propose des plats traditionnels et une fine cuisine du terroir. La salle à manger vitrée et la magnifique terrasse de cette ancienne maison tricentenaire offrent une vue panoramique sur le pont, les Laurentides et la chute Montmorency. Vous apprécierez aussi très certainement les couchers de soleil romantiques.
Plus à l'est, sur le chemin Royal dans le village de Ste-Famille, l'auberge-restaurant Au Poste de traite se démarque par le charme d'antan de son décor intérieur et de ses plats authentiques, avec une terrasse offrant une belle vue sur le fleuve.
Au réputé Vignoble du Mitan, vous pourrez siroter un verre de vin blanc, rosé, rouge, fortifié, de glace ou de vendanges tardives tout en admirant la magnifique vue sur le Saint-Laurent et la forêt laurentienne depuis la terrasse.
Aussi à Ste-Famille, La Roulotte du Coin à la Ferme d'Oc est un casse-croute spécialisé dans la viande de canard et autres produits de l'Île d'Orléans, une halte parfaite si vous êtes de passage sur cette île. Les frites cuites dans le gras de canard, hot-dogs, hambourgeois, poutine garnie de pâté de foie, pâté de foie poêlé ou poché et frit, les pattes de canard sont au menu.
À l'extrémité est de l'île dans le village de Saint-François, la Confiserie de la vieille École vous ramène au bon vieux temps. Située dans une école du 19ème siècle nichée derrière l’église, on y fait la vente de chocolat artisanal, de confiseries et de fudge. L'école-maison elle-même, désignée monument historique, remonte à 1830 et est l'un des plus anciens bâtiments de son genre en Amérique du Nord.
Entièrement fabriquées à partir des célèbres baies de l'Île d'Orléans, les confitures de lla confiserie Tiguidou dans le village de Saint-Jean sont faites avec du sucre bio et équitable, des fines herbes du jardin et des épices du nord du Québec, pour créer une grande variété de délicieuses tartinades, exclusivement disponibles dans cette confiturerie sortie du 19ème siècle.
La Côte de Beaupré compte parmi les premières terres concédées aux colons français recrutés par Champlain et ses successeurs pour fonder la Nouvelle France. Son défrichage remonte aux années 1630 alors qu’auparavant Québec n’était pour l’essentiel toujours que le poste de traite fondé par Champlain en 1608.
Aussi, c’est sans surprise qu’on trouve parmi ses défricheurs les ancêtres paternels des plus grandes familles québécoises. En consultant les cartes et les archives, on peut y retrouver les lieux d’implantation de ces familles qu’on retrouve maintenant aux quatre coins du Québec et bien souvent à travers l’Amérique du Nord. Les Boivin, Boucher, Caron, Gagné, Gagnon, Giguère. Gravel, Guimont, Mercier, Lessard, Paré, Pelletier, Poisson, Poulin, Pouliot, Provost, Simard, Tremblay, Trottier font tous partie des familles fondatrices de ce premier terroir québécois. Ces patronymes sont parmi les plus répandus au Québec.

C’est ainsi à Château-Richer que mon ancêtre paternel Mathurin Gagnon, l’ainé des trois frères Gagnon, s’établit en 1640 . Avec ses frères Jean et Pierre, Mathurin Gagnon fut l’un des principaux pionniers de Québec et ils seront bientôt les bâtisseurs de Château-Richer sur la Côte de Beaupré, ainsi que des entrepreneurs prospères. En 1651, ils construisirent un grand édifice de 60 pieds de front sur 24 pieds de profondeur, près du magasin de la Communauté des Habitants, en face de l’actuel 38 rue St-Pierre dans le Vieux-Québec; ce sera à la fois une maison, un magasin et un entrepôt. Une plaque commémorative rappelle leur contribution au développement de la colonie… mais aussi à son peuplement car, avec leur cousin Robert, ils sont aujourd’hui les ancêtres des quelque 60,000 Québécois et Québécoises à porter ce patronyme, le deuxième plus répandu au Québec tout juste après Tremblay.

Le Centre d'interprétation de la Côte-de-Beaupré présente sa nouvelle exposition permanente qui relate cette épopée. La nouvelle exposition permanente propose une thématique riche en histoire et en artefacts qui présentent le territoire selon les différents villes et villages de la région. Les paysages exceptionnels de la Côte y sont mis en valeur ainsi que le patrimoine bâti tel que les nombreuses maisons ancestrales et patrimoniales, les églises et les caveaux à légumes. Le savoir-faire des artisans et des métiers d'autrefois y sont également présentés. Aussi, plusieurs panoramas célèbres d'artistes reconnus sont illustrés à l'aide de multimédias et l'élément fort de l'exposition présente un court métrage des quatre saisons sur la Côte.
André Gagnon
Bien que la région puisse prétendre avoir inventé la poutine à juste titre, elle a certainement plus à offrir dans le monde de la gastronomie.
Les incurables amateurs de poutine se retrouveront au Festival de la poutine à Drummondville, fin août, et devraient profiter de l'occasion pour tomber sur un spectacle du groupe musical très homosympa Les Trois Accords, qui avait lancé son album Joie d'être gai en 2015.
Les participants voudront aller savourer une poutine au Roy Julep, l'endroit précis qui prétend être l'inventeur de ce plat de restauration rapide. Une large et étonnante sélection des meilleures poutines du monde est sur le menu.
Si vous recherchez une cuisine raffinée de saveurs locales, vous devriez visiter le bistro À la bonne vôtre. rue Lindsay, à Drummondville. Tous les jours, le chef concocte et repense son
menu en tenant compte des disponibilités des produits de fournisseurs locaux. Sa cuisine exquise ainsi que le décor intimiste et rustique de cet endroit stimuleront vos papilles.
À Warwick, qui prétend également être la ville où la poutine est d’abord apparue, vous pouvez choisir parmi l’excellente sélection offerte au Lampron Highland Grill. Ce restaurant apportez votre vin, situé dans un magnifique bâtiment ancestral au coeur de Warwick, offre une grande variété de ce plat national, mais avant tout, il offre un menu où le boeuf Highland est mis de l’avant.
À quelques pas de là, le vignoble Les Côtes du Gavet vous accueille sur son site enchanteur sur un côteau verdoyant. Vous pouvez discuter du vin et de sa fabrication avec ces dévoués producteurs de raisins tout en dégustant leurs blanc, rosé, rouge et les vins de style Porto dans la salle de dégustation. On peut aussi apporter un pique-nique et en profiter sur leur charmante terrasse couverte, offrant une vue imprenable sur le vignoble et ses paysages environnants. Le vignoble Les Côtes du Gavet se trouve le long de la Balade gourmande des Bois-Francs.
À Victoriaville, arrêtez-vous au Complexe Évasion pour une offre diversifiée du menu de style pub composé, sans surprise, de poutines, mais aussi de grillades, salades, pizzas, tartares et petit-déjeuners.
Pour découvrir les produits de la région, vous devez aussi passer chez Crystalina, boulevard Gamache. Outre leur chocolat maison, vous trouverez d'autres produits délicieux comme les pâtes fraîches, les sauces, la crème glacée et les sorbets, sans oublier leurs plats faits maison.
Crystalina est également un point de vente pour les producteurs locaux, avec des viandes exotiques, pâtés, confitures et produits de l'érable.