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Archive du blog pour décembre 2025


À quelques km à l’est de Sainte-Adèle, plus à l’écart de l’autoroute, Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson est un havre de paix bien connu depuis des décennies par la communauté gaie. Fondé en 1864 par Édouard Masson, le fils du dernier seigneur de Terrebonne, le village agricole ne prend vraiment un essor touristique que lorsque le baron belge Louis Empain en 1935 achète 17 000 acres de terres autour du Lac Masson pour y construire un hôtel, un centre commercial et un centre sportif. Il donne alors au projet le nom de Domaine d'Estérel.

Interrompu par la Seconde Guerre mondiale, le vaste projet est racheté par un promoteur de l’Abitibi, Fridolin Simard qui y établit une nouvelle municipalité basée sur la villégiature, la Ville d'Estérel, une enclave de Sainte-Marguerite, mais qui obtient un statut de municipalité distincte.

Au cours des années 1960 et 1970, l'Hôtel Estérel devient une destination par excellence et participe grandement à la promotion de la villégiature dans les Laurentides. Le peintre Jean-Paul Riopelle réside alors à l'Estérel et y construit son atelier. La région est une source d'inspiration pour ce dernier avec ses paysages à couper le souffle et ses forêts majestueuses.

Se démarquant par ses résidences de grande recherche architecturale, Ville d'Estérel offre une grande intimité due à une grande végétation et à sa topographie, un endroit rêvé pour y construire son havre de paix et de loisirs, loin des problèmes de la métropole.

C’est aussi à Sainte-Marguerite que le peintre paysagiste Gordon Harrison établit son atelier et son gite où on peut faire des séjours artistiques et participer à des ateliers de peinture.

Hiver comme été, Ste-Marguerite et l’Estérel autour du lac Masson ont beaucoup à offrir aux visiteurs : le ski de fond, la raquette et la motoneige l'hiver alors que l'été invite à parcourir ses terrains de golf, au tennis, à la randonnée et aux sports nautiques.

Les plus intrépides qui n’ont pas peur d’explorer les cascades de la Rivière du Nord, découvriront d’autres beautés en nature. Les cascades sont fréquentées depuis des décennies par les naturistes gais qui y profitent du soleil et de l’eau fraiche l’été venue.


En remontant la rivière L’Assomption, vous découvrirez Joliette, la capitale régionale de Lanaudière, l’une des plus charmantes villes de province du Québec. Si cette ville de province ne compte que 20,000 habitants, la municipalité régionale compte plus de 60,000 habitants, ce qui en fait la ville la plus importante de la région en-dehors des banlieues montréalaises. On est ici résolument sorti de l’orbite montréalaise, la ville plongeant ses racines dans la campagne lanaudoise.

C’est un centre industriel et commercial important, mais la vieille ville n’a rien perdu de son charme provincial. La présence en périphérie de son territoire du centre commercial le plus important de la région a forcé l’ancien centre-ville à se redéfinir, une opération de revitalisation urbaine plutôt réussie. Le boulevard Manseau qui prend racine devant la cathédrale et l’ancien collège, est la principale rue du centre-ville et il traverse la place Bourget, l’ancienne place du Marché, qui est maintenant le principal pôle d’animation culturelle urbaine de son centre-ville revampé. Tout autour vous découvrirez de nombreux cafés, restaurants, terrasses, bars et chouettes boutiques, dont plusieurs adresses homosympas. Tout le secteur mérite d’être exploré à pied.

À quelques pas, le Musée d’art de Joliette, le plus important musée d’art au Québec en-dehors des grands centres, a rouvert ses portes en 2015 après une reconstruction majeure. Il offre, à travers son importante collection, un panorama exceptionnel de l’art, du XIVe siècle à nos jours. Ouvert à l’année, le musée propose une programmation variée d’expositions temporaires et permanentes.

Chaque automne, le centre-ville vibre au rythme du Festival Blues de Joliette grâce à la quarantaine de spectacles présentés dans plus de vingt restaurants et bars au grand plaisir des amateurs de blues.

En décembre, le Marché de Noël réunit sur la place Bourget nombre d’habitants et d’artisans du terroir qui viennent offrir leurs produits alimentaires et leurs œuvres d’artisanat. Pour les plus pressés qui n’ont pas le temps de faire de l’agrotourisme, c’est une excellente occasion de découvrir les meilleurs produits du terroir lanaudois. Plusieurs activités musicales et d’animation complètent la programme d’activités culturelles qui s’étale jusqu’à Noël.

Joliette accueille chaque été en juillet et août le Festival international de Lanaudière, le plus important festival de musique classique au Canada. Le Festival compte aussi parmi les plus grands festivals du genre en Amérique du Nord. Au programme, de la musique symphonique et chorale, de la musique de chambre et des solistes de réputation internationale. Les concerts ont lieu en plein air à l'Amphithéâtre Fernand-Lindsay et dans les différentes églises des municipalités de Lanaudière.

L’hiver, on peut aussi patiner sur la rivière L'Assomption, la plus longue patinoire extérieure sur rivière du Québec. Le Festi-Glace a lieu chaque année sur l’immense patinoire. Tout au long de ses neuf kilomètres, les festivaliers peuvent profiter des plaisirs de l’hiver grâce aux activités, aux spectacles et au symposium de sculptures sur neige organisés pour l’occasion.


Des jolis villages du Kamouraska, au début de l’estuaire,  en passant par les villes pittoresques de Rivière-du-Loup, Cacouna et Trois-Pistoles, on passe progressivement des paysages de la vallée du Saint-Laurent aux paysages spectaculaires de mer à perte de vue. Le bleu devient omniprésent.

Rivière-du-Loup, la principale ville de la région avec ses 20,000 habitants, est un carrefour important qui relie le Témiscouata (et de là toute la vallée du fleuve Saint-Jean au Nouveau-Brunswick) à Charlevoix et au Saguenay via le traversier qui va à Saint-Siméon. C’est à Rivière-du-loup que le réseau autoroutier de la Transcanadienne bifurque à travers le Témiscouata vers les provinces maritimes.

Des croisières permettent d’aller observer les baleines du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent au large. Profitez d’un point de départ unique sur la rive sud du Saint-Laurent pour découvrir le plus beau site d’observation des baleines et partez à la rencontre des figures emblématiques du Saint-Laurent : rorquals, bélugas, phoques, marsouins et oiseaux. Au fil de la croisière, vous serez émerveillés par la beauté du littoral parsemé d’îles et de phares ancestraux qui ont façonné l’histoire de la région.

Sur la rive, le parc de la Pointe, aux pieds de la pointe escarpée qui s’avance dans le fleuve, est un site naturel qui donne accès au Saint-Laurent.  La Pointe de Rivière-du-Loup constitue depuis longtemps un endroit fort prisé des nombreux touristes qui viennent dans la région, entre autres pour les bienfaits de l'air salin. Dimportants travaux d'aménagement ces dernières années ont redonné au site son charme d'antan.

Au coeur de la ville, la rue Lafontaine est le principal pôle de sorties. Cette artère commerciale ancienne concurrencée depuis des décennies par les grandes surfaces accueille maintenant bon nombre de restos, bars et cafés. À deux pas, le parc Blais est un lieu de rassemblement où se tiennent de nombreuses manifestations culturelles durant la saison estivale. En hiver, le parc se transforme en un anneau de glace au plus grand plaisir des patineurs.

À proximité, sur les berges de la Rivière du Loup qui traverse la ville et à laquelle elle doit son nom, le parc des Chutes et son secteur du Platin proposent l'interprétation du patrimoine hydroélectrique de la ville. Une chute d'une hauteur de 33 mètres constitue l'un des points d'attraction majeurs du site.

Des sentiers pédestres ainsi que des aires de repos et de pique-nique invitent à la détente et à la découverte. La  majeure partie du parc est vouée à la mise en valeur des écosystèmes et de la biodiversité en milieu urbain. Deux passerelles donnent accès aux deux rives de la rivière du Loup. L'une est située au bas de la chute, tandis que l'autre, qui se trouve au-dessus de celle-ci, vous donne l'occasion d'avoir une vue en plongée de la chute. Ce parc a été pendant longtemps un lieu de rencontre pour les hommes gais de la région.

D’un point de vue patrimonial, le  Vieux-Saint-Patrice à l’ouest de la rue Fraser, rappelle cette époque où la bourgeoisie anglo-canadienne avait fait de ce secteur en bord de mer ses quartiers d’été. En y installant ses quartiers d’été de 1871 à 1890, le premier ministre canadien John A. MacDonald y attira de nombreux membres de ses cabinets. Au XXe siècle, les hommes politiques Ernest Lapointe et Louis Saint-Laurent poursuivirent cette tradition.  Aujourd’hui, le quartier compte de dizaines de somptueuses villas entourées de superbes aménagements paysagers.

Un des bijoux du circuit patrimonial du Vieux-Rivière-du-Loup, c’est le domaine seigneurial Fraser, classé site historique qui comprend un manoir, ses dépendances et son terrain. Le manoir, a été construit en 1829.

Le village voisin de Notre-Dame-du-Portage à l’ouest de Rivière-du-loup constitue l’un des villages les mieux préservés de cette époque où la bourgeoisie des grandes villes séjournait l’été dans le Bas-Saint-Laurent. Le village compte un grand nombre de résidences centenaires qui furent autant de résidences d’été devant l’un des plus beaux paysages sur le Saint-Laurent. La petite plage de sable près du quai est très appréciée des gens de la région qui s’y baignent dans le Saint-Laurent.

Pour découvrir la vie insulaire de l’estuaire, découvrez le circuit patrimonial de la pittoresque Ile Verte.  À quelques km de Rivière-du-Loup, l’Ile Verte est une destination idéale pour décrocher du stress de la vie moderne. Dans cette ile dont la population ne dépasse pas 50 habitants, on nomme les maisons par leurs anciens occupants. Le circuit touristique, comprend trois attraits importants: l’École Michaud, le Musée du squelette et le site du Phare. Le Phare de l’île Verte est un des premiers phares du Canada et le tout premier à être érigé sur le St-Laurent. Construit entre 1806 et 1809, il hébergea plusieurs gardiens et ce, jusqu’en 1972. Il est aujourd’hui considéré comme monument national et comme destination de choix pour les visiteurs du Québec.

Avant que les gais choisissent le Village comme lieu de prédilection et que le Plateau devienne à la mode, la communauté lesbienne s’en était servi comme lieu de rassemblement, à tel point que le grand nombre de bars lesbiens de la rue Saint-Denis l’avait fait rebaptiser «rue Sainte-Denise» ! On y trouvait alors des librairies féministes, lesbiennes et gaies, et plusieurs établissements tenus par des lesbiennes. Des années plus tard, l’expansion du Village, au sud du parc Lafontaine, a incité de nombreux gais à s’installer sur le Plateau, ce qui fait qu’aujourd’hui les communautés gaie et lesbienne s’y côtoient plus que n’importe où ailleurs à Montréal.

D’ailleurs, c’est certainement l’arrondissement montréalais qui compte la plus grande population homosexuelle à Montréal, en chiffres absolus. À la différence du Village, la vie gaie et lesbienne y est beaucoup moins apparente et plus intégrée à la vie du quartier. À part trois saunas, le quartier compte peu d’établissements spécifiquement gais, mais c’est principalement là que fleurit la vie nocturne hors Village. En visite, vous y découvrirez plusieurs gîtes, cafés, restos et boutiques homosympas, souvent tenus par des gais et des lesbiennes. Et si vous voulez être certain de rencontrer des gais, allez faire un tour durant l’été du côté sud-est de l’étang du parc Lafontaine, la «plage gaie» par excellence.

Le Mile-End, au nord-ouest de l’arrondissement, est de plus en plus le lieu de rencontre de la communauté queer, avec une forte présence lesbienne. Pour toutes ces raisons, on ne se surprendra pas de trouver sur le Plateau le siège de plusieurs organismes qui se consacrent au mieux-être de nos communautés, comme Image & Nation ou La Chambre de commerce LGBT du Québec, ainsi que le Centre de solidarité lesbienne.


À partir de Mont-Tremblant, on a quitté la vallée de la Rivière du Nord qu’ont suivi les pionniers du XIXe siècle dans la conquête des Pays d’En-haut. La rivière du Diable qui traverse Mont-Tremblant se jette un peu plus loin dans la Rivière Rouge dont la vallée nous mène vers les Hautes-Laurentides et qui est un affluent de l’Outaouais. Toutes les Hautes-Laurentides sont traversées par ce bassin hydrographique. La Rivière du Lièvre qui traverse Mont-Laurier et Ferme-Neuve, les principales villes des Hautes-Laurentides, fait aussi partie de ce bassin.

Autrefois nommé Chute-aux-Iroquois, le village de Labelle à une vingtaine de km au nord de Mont-Tremblant fut rebaptisé à la mémoire du célèbre abbé de Saint-Jérôme qui présida à sa fondation. On quitte ici les villes récréotouristiques des Laurentides très fréquentées par les Montréalais qui y ont souvent des maisons de campagne, chalets ou condos. On arrive ici dans des contrées beaucoup plus sauvages et la prochaine ville de service, au bout du trajet de l’ancien P’tit Train du Nord, Mont-Laurier, est à des dizaines de km.

Quelle que soit votre activité préférée, Labelle vous réserve d’innombrables découvertes au tournant de chaque saison. Le village est un carrefour des activités de plein air. Entourée d’un décor à couper le souffle, Labelle est un véritable paradis pour les amants de la nature et les passionnés de plein air. Ski de fond, raquette, chasse, pêche, circuit patrimonial, canot, motoneige: le choix est grand. Été comme hiver, ce paradis couvert de montagnes et de lacs offre aux villégiateurs et touristes des paysages à caractère unique.

Quoi de mieux pour explorer cette région qu’un séjour à La Gare dans l’ancienne gare transformée en auberge, resto et bar en protégeant jalousement ce bijou patrimonial quasi centenaire. Le circuit du P’tit Train du Nord vous y mène tout naturellement. Vous dormirez ici dans les chambres qu’utilisait le personnel du Canadien Pacifique. Le menu du restaurant offre des classiques actualisés préparés sur place, une cuisine réconfort faite de produits toujours frais où chaque ingrédient est choisi pour sa qualité, afin de vous offrir confort, simplicité et fraîcheur tant dans l'assiette que sur l'oreiller.

 

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Parler de gastronomie dans le Mile-End ne peut se faire sans parler de l’héritage juif et est-européen de la cuisine montréalaise. Car le Mile-End est le centre des institutions emblématiques de cet héritage qui comprend le bagel et les sandwichs à la viande fumée ou au saucisson que l’immigration juive nous a apporté de l’Europe de l’Est dont étaient originaires la grande majorité des immigrants juifs du début du XXe siècle. Dans le Mile-End vous trouverez ces temples du bagel montréalais que sont Fairmount Bagel et le Saint-Viateur Bagel. On raconte que, probablement en s’adaptant au goût local, le bagel montréalais est plus sucré et délicat que son cousin new-yorkais. Les amateurs de viande fumée voudront faire la queue et aller goûter le célèbre smoked meat montréalais chez Schwartz, rue St-Laurent, un peu au sud du Mile-End, De retour dans le Mile-End, il faut aller goûter le sandwich au saucisson de Walensky, rue Fairmount.

C’est probablement cette spécialité de bagel et de sandwich qui a fait du Mile-End une destination de prédilection pour les amateurs de brunchs copieux. La tradition a été bien implantée par le resto Beauty’s, avenue du Mont-Royal où le bagel est une spécialité et elle a été mise au goût du jour par des restos comme B & M ou Fabergé, sur Saint-Viateur et Fairmount. Le resto syrien Kazamaza, avenue du Parc, en propose même une version moyen-orientale.

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Le caractère multiethnique du quartier se reflète bien sûr dans sa restauration et on peut y trouver d’excellentes tables offrant des spécialités provenant des quatre coins du bassin méditerranéen. Au bistro Barcola, avenue du Parc, vous découvrirez une cuisine authentique du Nord de l’Italie dans un décor intime. La Cuisine d’Izza, rue Bernard, nous fait découvrir la fine cuisine marocaine. L’influence espagnole est bien présente dans la carte de L’Assommoir, un peu plus loin, toujours sur Bernard, qui nous offre en hors d’œuvre avant une soirée animée tapas et ceviches.  Rue Van Horne, coin Hutchison, au tout début d’Outremont, le Caffé Della Pace décline le café italien en mode végétarien avec une cuisine santé maison toute en fraicheur. Les prix sont très abordables, l’atmosphère est convivial avec un piano dans un coin et des sofas dans l’autre. Les familles et enfants tout aussi bien que les queers s’y côtoient en paix. Mais l’éventail est bien plus large et pour le découvrir Local Montréal Tours vous propose des circuits gourmands qui vous feront découvrir la richesse et diversité de l’expérience épicurienne du Mile-end.

Du côté d’Outremont, sur la chic rue Laurier ouest, le bistro Chez Lévêque est un incontournable depuis plus de quarante ans. Sur un ton humoristique un tantinet irrévérencieux, le thème religieux y est décliné en référence au patronyme du chef-propriétaire Pierre Lévêque. Cette chic brasserie parisienne avec une touche bien montréalaise n’a pas dérogé du concept qui a fait son succès : bonne bouffe, bon vin et une ambiance branchée mais décontractée. Ses menus économiques de ‘faim de soirée’ attirent les plus jeunes après 21h.


Aux pieds de montagnes des Laurentides et traversée par la rivière du Nord, Saint-Jérôme est la plus importance ville des Laurentides avec quelque 75,000 habitants. Son développement n’est pas étranger au travail colossal du légendaire curé Labelle dont la statue orne le parc qui lui est consacré au centre-ville devant la cathédrale.

Au XIXe siècle, le curé Antoine Labelle, abbé de Saint-Jérôme, a travaillé d’arrache-pied à la colonisation de la région afin de freiner l'exode des Québécois vers les États-Unis. Claude-Henri Grignon l’a immortalisé dans son oeuvre culte Un homme et son péché. Comme les villages se retrouvaient isolés durant l'hiver avec des routes impraticables, il fit pression auprès du gouvernement afin de créer une ligne de chemin de fer pour desservir les Pays d'en haut. Prélat catholique de 1868 à 1891, il réussit à faire relier St-Jérôme à Montréal par train dès 1876. Puis le chemin de fer sera prolongé progressivement pour atteindre finalement Mont-Laurier en 1909.

Le P’tit train du Nord permit aux villages des Laurentides de s'approvisionner durant toute l'année, d'améliorer les postes et d'installer le télégraphe. Mais il permit aussi d'exporter le bois de chauffage vers Montréal, contribuant ainsi au développement de la région. Il attira également des dizaines de milliers de touristes à chaque hiver, venus pratiquer le ski et fut à l’origine du développement touristique des Laurentides.

Avec la construction de routes praticables à l’année, puis de l’autoroute des Laurentides, le train périclita et aujourd’hui la piste cyclable et piétonnière rappelle son tracé. Dans chaque ville sur son tracé, on garde la mémoire de la gare qui jadis jouait un rôle si important dans la vie quotidienne. Et le nom du Curé Labelle est partout.

Ville industrielle et administrative, Saint-Jérôme est aussi la seule ville universitaire de la région avec ses institutions collégiale et universitaire. On trouve ici une vibration jeune et urbaine qui tranche avec les banlieues des Basses-Laurentides et les villes à vocation récréotouristique plus au nord. Cette vibration urbaine est perceptible au centre-ville, autour de la rue Saint-Georges. C’est là qu’on trouve la plupart des meilleurs restaurants, les cafés et bars branchés. L’été, leurs belles terrasses envahissent le domaine public. Vous les trouverez aisément entre le parc Antoine-Labelle et la place de la Gare. Le secteur est en plein redéveloppement avec la nouvelle salle de spectacle de 800 places qui est en construction à côté de la Place de la Gare dont l’ouverture est prévue en 2017. À deux pas, le marché public de Saint-Jérôme est un rendez-vous des producteurs maraîchers où l’on peut trouver fruits et légumes frais ainsi que des plantes, fleurs, fines herbes, produits de l'érable, pain, et pâtisseries.

On doit à Carlo Onorato Catelli, l’un des fondateurs de la Petite-Italie,  l’adoption par les Québécois des pâtes alimentaires dans leur alimentation quotidienne. Arrivé à Montréal en 1866 à l’invitation de son oncle, le sculpteur Carlo Catelli, dès l’âge de 18 ans, il commence à rouler des macaronis et des vermicelles à la main au sein de sa propre entreprise. La première usine de pâtes du Canada voit ainsi le jour, rue St-Paul dans le Vieux-Montréal, en 1867. Dès 1920, l’usine qu’il a ouvert rue Bellechasse dans la Petite-Italie est mécanisée. Intégré dès le début à la vie montréalaise, il marie une fille du pays et devient un homme d’affaires prospère et impliqué dans sa communauté.  On trouve encore aujourd’hui la marque Catelli dans toutes les épiceries au Québec et les pâtes dont il a apporté le secret dans sa besace, fait désormais partie du quotidien des Québécois.

C’est aussi dans la petite Italie qu’une véritable institution, la Pizzeria Napoletana, a fait découvrir depuis 1948 la riche tradition de la pizza napolitaine à croûte mince aux Montréalais. D’abord un petit bar fréquenté par les immigrants italiens qui voulaient goûter les saveurs nostalgiques de leur pays d’origine, cet établissement préserve cet héritage familial caractérisé par la simplicité et l’authenticité des recettes. La terrasse au coin de la rue Dante est très appréciée et en prime on peut apporter son propre vin.

Du côté du marché, il faut faire un tour chez Pastificcio Sacchetto, un fabriquant artisanal de pâtes et de sauces tomate. Cette fabrique de pâtes fraîches a ouvert ses portes il y a plus de 30 ans. On y trouve les spécialités italiennes des Sacchetto: les pâtes farcies, raviolis, tortellinis au fromage ou à la viande, medaglionis farcis au ricotta et au veau. Vous craquerez pour ses saveurs et sa fraîcheur. Ses amis taquinent le proprio en le déclarant grand-prêtre du pastafarisme.

Sans aucun rapport avec la cuisine italienne, la Dinette Triple Crown, rue Clark, est un secret de quartier à découvrir qui offre le comfort food du sud des États-Unis. On peut bien sûr manger sur place, mais c’est largement un restaurant où on va chercher quelque chose pour apporter. Du poulet frit, du porc effiloché ou du brisket fumé avec trois accompagnements. La Dinette vous offre tout le nécessaire pour faire un pique-nique au Parc de la Petite-Italie en face.


Principale ville d’une région à laquelle elle a donné son nom, Gaspé fut le premier point de contact de l’explorateur français Jacques Cartier avec le continent et les Premières Nations qui l’habitaient en 1534. C’est aujourd’hui encore le chef-lieu de la Gaspésie. Si c’était autrefois une ville essentiellement administrative, Gaspé vaut maintenant qu’on s’y arrête.

Au cœur de Gaspé, la rue De la Reine est la principale artère commerciale et vous y trouverez plusieurs adresses homosympas. Les auberges Maison Carter et William Wakeham (où la reine Elizabeth a failli séjourner lors de sa visite, préférant finalement le yacht royal), ainsi que l’Auberge sous les arbres sont à proximité.  La rue s’est faite coquette et compte plusieurs boutiques et cafés sympas avec terrasses. Il ne faut pas manquer d’aller faire un tour au Marché des Saveurs Gaspésiennes où vous pourrez découvrir tout plein de produits du terroir, ainsi que des bières et des vins typiquement gaspésiens, que ce soit le vin de fraises de la Baie des Chaleurs, les bières du Naufrageur ou les vins Carpinteri. Le café Brise-Bise est un bistro-bar sympa avec spectacles. Au mois d’août pendant dix jours, la rue De la reine est le cœur du Festival de musique du Bout du Monde qui accueille plus de 170 artistes.  Cet évènement a comme but premier de faire découvrir la musique du monde, ses rythmes, danses et saveurs, de valoriser la scène culturelle gaspésienne et de développer le potentiel culturel  de Gaspé par la création d’un événement musical. C'est un événement inspiré par les traditions, la fête et la joie de vivre.

Le Musée de la Gaspésie, sur le boulevard de Gaspé, a pour mission de conserver et mettre en valeur l'histoire et la culture gaspésiennes. Il présente des expositions, publie le Magazine Gaspésie et opère un centre d'archives historiques.

C’est dans le parc national de Forillon au nord de Gaspé que se terminent les Appalaches en une série de collines et de plateaux ondulés qu’on appelle les monts Notre-Dame, avec leurs sommets plats et leurs flancs escarpés. Cette région possède un caractère unique, avec la présence de dix formations rocheuses différentes, de colonies d’oiseaux marins et de plantes arctiques. L’ancien poste de pêche de Grande-Grave est devenu un site patrimonial et témoigne du mode de vie de familles de pêcheurs pendant des milliers d’années.

La rivière Saguenay tire sa source dans le lac Saint-Jean, le troisième plus grand lac du Québec avec une superficie de plus de 1000 km carrés. Alimenté par plusieurs bassins hydrographiques dont ceux des rivières Péribonka, Ashuapmushuan et Métabetchouane, cette véritable mer intérieure est fort appréciée par les touristes qui ne peuvent se résigner aux eaux froides de l’estuaire.

Après la dernière glaciation, la fonte des glaciers a provoqué l'apparition d'une vaste étendue d'eau appelée la mer de Laflamme connectée directement au  Saint-Laurent. Au fil du temps, les eaux se sont retirées pour former le lac que l'on connaît aujourd'hui. Nommé Pékuakami (qui signifie le lac plat en langue innue) par la nation des Porc-Épic qui habitait ses rives, le lac Saint-Jean fascine par la beauté de ses paysages. Des montagnes du Saguenay, on passe ici aux plaines très largement agricoles des terres basses de l’ancienne mer de Laflamme.

Chaque année, les plages et les campings autour du lac Saint-Jean accueillent des milliers de campeurs et de baigneurs pendant la saison estivale. Le plan d'eau se transforme alors en une véritable station balnéaire avec des eaux pouvant atteindre une température de 25 degrés Celsius durant les chaudes journées de l'été.

Au mois d’août, ne manquez pas de vous régaler des bleuets, ces myrtilles du Québec qui ont fait la renommée de la région et qui ont donné aux habitants le surnom affectueux de beluets. Amateurs de vélotourisme, la Véloroute des bleuets vous permet de faire le tour du Lac et comme elle a 256 km… de vous reposer dans ses gites hospitaliers tout en savourant les produits du terroir.

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