par Pierre Perreault
Parmi les forfaits proposés par Voyages CoSte en Minganie et sur la Basse Côte-Nord, il y deux excursions qui nous transportent à la découverte de deux secteurs différents de l’Archipel de Mingan, un des joyaux naturels de la région sous la responsabilité de Parcs Canada.
La première excursion prend son départ au quai de Longue-Ponte-de-Mingan, le village reconnu depuis longtemps pour sa proximité de deux des îles populaires faisant partie de l’histoire maritime de cette partie du Golfe du Saint-Laurent : l’île aux Perroquets et l’île Nue. À bord d’un bateau de la Famille Loiselle, on s’élance sur une mer plutôt calme lors de notre excursion du 3 septembre, sous un soleil radieux.
Le secteur ouest de l’archipel de Mingan est privilégié par la présence des mammifères marins, une faune ailée attrayante, une flore luxuriante et des sculptures de roche qui semblent garder l’endroit depuis des siècles. Le royaume des macareux de l’île aux Perroquets est plutôt tranquille en ce début de septembre, les oiseaux étant déjà partis vers leur habitat d’hiver. Toutefois, les phoques et les rorquals y sont toujours présents. On y trouve un phare et des bâtiments ayant été préservés dont le guide nous raconte l’histoire avec beaucoup d’intérêt.
Pour leur part, les monolithes de l’île Nue offrent un spectacle assez fascinant, en bordure de mer. Leur nombre important et leurs formes intrigantes ont de quoi susciter l’intérêt.

Lorsque les conditions de la mer sont favorables, le capitaine du bateau de la Famille Loiselle nous invite à déguster de l’oursin fraîchement pêché lors de notre retour au quai à l’île Nue. Le fond de la mer sous le quai en est d’ailleurs tapissé. Voilà un moment agréable et savoureux de cette excursion.
La seconde excursion qu’on nous a proposée est celle du secteur est de l’Archipel, à partir du quai de Havre-Saint-Pierre, la capitale administrative de la Minganie. À bord d’un bateau confortable et rapide, Le Calculot, nous avons effectué une croisière de près de trois heures au cœur de l’archipel des Iles-de-Mingan, dont une escale sur l’île Quarry pour y admirer les nombreux et impressionnants monolithes géants qui ont inspiré divers poètes et artistes-peintres, et sur l’île Niapiskau, le tout accompagné des guides de Parcs Canada.

La météo favorable et agréable de ce début de septembre a certes contribué à rendre ces excursions davantage mémorables. Surtout quand ces sculptures naturelles qu’on surnomme « pots de fleurs » font partie de notre imaginaire depuis si longtemps. De s’y retrouver, dans ce décor presque magique, au bout d’une plage de galets, fut un des moments forts de ce périple en Minganie.

Des forfaits découverte pour tous les goûts et en toutes saisons
N’eut été de la distance importante à parcourir pour notre retour à Québec et à Montréal et du peu de temps additionnel disponible, nous aurions certainement prolongé notre séjour pour profiter d’autres destinations qu’offre Voyages CoSte dans la vaste région qui s’étend jusqu’à Blanc-Sablon, à la limite du territoire québécois de la Basse-Côte-Nord et à la frontière du Labrador.

Cette vaste région où la route est presque inexistante, sauf pour quelques sections entre des villages isolés, est riche en histoire et en légendes chez les populations qui l’occupe depuis des temps immémoriaux.
On peut s’y rendre avec le forfait « Bella Desgagnés », du nom du bateau qui dessert ces villages à partir de Rimouski et de Sept-îles la majeure partie de l’année, une fois la semaine. Dépaysement total garanti. On peut aussi choisir le forfait « La Grande séduction et Découverte des Toutes-Îles », dont la typique et fabuleuse île de Harrington Harbour, lieu de tournage du film qui a séduit bien des Québécois, ou encore le « Blanc-Sablon et Labrador », pour une aventure unique au cœur de cette contrée qui ne demande qu’à être découverte et admirée.

Voyages CoSte offre également depuis 2025 un forfait hivernal Éco-aventure en motoneige à Anticosti, pour une expérience unique hors sentiers. D’autres excursions hivernales sur la Côte-Nord sont offertes, dont « Route blanche » et « Weekend Taiga ».
La directrice générale de Voyages CoSte, Alberte Marcoux., et son équipe de professionnels et accompagnateurs, s’acharnent à faire de chaque séjour un événement unique et rempli de sensations fortes et d’émotions nouvelles. Les quelque 90 entreprises touristiques membres de la Coopérative de solidarité en tourisme équitable (CoSte) misent sur le dynamisme et la volonté ferme qui s’expriment dans la mission de l’organisation pour encore mieux poursuivre le développement de cette industrie longtemps fragile et faire découvrir la richesse du milieu nordcôtier à de plus en plus de voyageurs d’ici et d’ailleurs.
Pour notre part, plusieurs semaines après notre retour en ville, nous avons encore beaucoup de belles images et de merveilleux souvenirs qui hantent nos pensées.
Pour voir les forfaits offerts par Voyages CoSte et les détails de chacun, visitez la page web : voyagescoste.ca
À Tadoussac, devant le Saint-Laurent, on voit d’immenses dunes de sable appelées terrasses marines. Ces dunes sont le résultat de l’action du vent qui forme des monticules de sable de formes parfois bizarres, parsemées de tableaux et dessins faits par le vent. La forme des dunes ressemble la forme des bancs de neige sculptés par le vent lorsque le vent rencontre un accident de terrain. Quant à la terrasse marine, elle est un souvenir du passage du glacier qui a créé le fjord du Saguenay il y a des dizaines de milliers d’années.

Lorsqu’il descendait vers le fleuve, le glacier a transporté des sédiments, des cailloux, de la terre et du sable. Le vent a emporté les matériaux légers, le sable toutefois s’est accumulé au fil des siècles, créant de belles collines dorées. Les dunes de sable à Tadoussac font partie du terrain occupé par le parc national du Saguenay et sont certainement un des plus beaux et attirants coins du parc.

Dans les années 40, un sport unique au monde a vu le jour à Tadoussac, le ski sur sable. Ce sport se développait jusque dans le 1980. Des compétitions de ski sur sable sont devenues populaires et attiraient du monde. Mais en 1983, le Parc national du Saguenay rachète le secteur à la famille Molson pour en créer un centre d’interprétation et de protection de la nature. Désormais, la glissade sur sable est interdite, parce que ce sport endommageait la composition des dunes et les détruisait peu à peu.
L’ ’île d’Orléans est connue comme un lieu exceptionnel pour la richesse de son patrimoine. Les habitants de l’île sont conscients de la dimension nationale du riche héritage patrimonial et historique dont ils ont hérité. Ils sont sensibles à la charge symbolique que l’Île continue de transporter, à leurs yeux mêmes comme à ceux de tous les québécois. Ils ont donc choisi de mettre en valeur les caractéristiques propres de l’Île, qui en font encore aujourd’hui la « terre mémoire » de l’Amérique française.
Patrimoines maritime et naturel, politique et territorial, social et familial, artistique et culturel, toute la chaîne historique, toute l’activité humaine y sont représentées. Les activités d’interprétation offertes dans les cinq lieux historiques de l’Île sont complètes en elles-mêmes, mais elles s’enrichissent en plus du Réseau d’histoire de l’île d’Orléans, une approche intégrée qui fait du patrimoine historique de l’Île une richesse exceptionnelle par sa complémentarité.
Vestiges d’un patrimoine historique d’une richesse exceptionnelle, parcourez ces six lieux d’interprétation qui vous raconteront, à leurs façons, le passé pertinent de l’île d’Orléans. Ici vous découvrirez le mode de vie des habitants de l’Île à l’époque du Régime seigneurial alors qu’ailleurs vous en apprendrez plus sur l’un des grands poètes francophones, mais partout, vous serez comblés par les connaissances que vous en retirerez.
Les étapes du circuit
Comment vivait-on sous le Régime français, alors que nous n’avions ni électricité, ni eau courante, ni confort ? Venez le découvrir en visitant la Maison Drouin, seule maison de l’île datant du Régime français et non modernisée. Vous y découvrirez comment vivaient vos ancêtres, les habitants de la Nouvelle-France. L’alimentation, l’architecture, le mode de vie, le travail et la famille sont abordés durant une visite guidée de 30 minutes. Vous prendrez conscience du rythme de vie des colons et du travail qu’ils devaient abattre chaque jour pour subvenir à leurs besoins et à ceux du seigneur.
Découvrez le Manoir Mauvide-Genest (1734), résidence Louis XV d’un chirurgien devenu seigneur, restaurée et meublée avec rigueur. Des guides en costume d’époque relatent la vie au temps du régime seigneurial français. Un multimédia, des activités pédagogiques et des conférences complètent la programmation
Sise sur la rive québécoise de la rivière des Outaouais au confluent de la rivière du même nom, Gatineau est la troisième agglomération en importance au Québec avec ses quelque 400,000 habitants dans l'aire métropolitaine. Regroupant les trois quarts de la population de l'Outaouais québécois, c'est le siège de cette région administrative et la ville forme avec Ottawa, sa voisine ontarienne sur la rive sud de la rivière des Outaouais, la région de la capitale du Canada, la quatrième agglomération du pays, après Toronto, Montréal et Vancouver, avec plus de 1,3 million d'habitants.
Née de la fusion en 2001 des municipalités regroupées depuis les années 1970 au sein de la Communauté urbaine de l'Outaouais, la ville a suivi la croissance rapide de la capitale dont la population a quadruplé depuis 50 ans. Elle a profité largement de la mise en oeuvre de la politique de bilinguisme officiel du gouvernement fédéral en attirant de nombreux professionnels francophones et de la création de la Commission de la capitale nationale qui a amené le gouvernement fédéral à déplacer une partie de ses activités sur la rive québécoise.
Depuis les 20 dernières années, elle a intégré ses quatre principaux pôles urbains existant au moment de la fondation de la nouvelle ville en 2001: Hull, Aylmer, Buckinham et l'ancienne ville de Gatineau. Cette transformation économique a profondément modifié le visage tout particulièrement de l'ancienne ville de Hull qui s'était développée depuis un siècle autour de l'industrie forestière et en particulier des allumetteries.
Le Vieux-Hull au coeur de la vie LGBT
C'est dans l'ancien quartier ouvrier du Vieux-Hull que la vie nocturne gaie s'est affirmée dans les années 1980 profitant des heures d'ouverture des bars au Québec plus généreuses qu'en Ontario. Durant ces années, le Vieux-Hull comptait quelques bars gais jusqu'à ce que les heures d'ouverture soient harmonisées en 1997 dans la région. Le Pub de la Promenade, sur la Promenade du Portage, fut jusqu'au début de la dernière décennie, le dernier survivant de cet âge d'or de la vie nocturne gaie dans le Vieux-Hull. La présence de bars gais à proximité n'est certes pas étrangère à l'établissement du Bureau régional d'action sida (BRAS) à l'époque dans ce secteur. Au fil des ans, le bureau a accueilli et soutenu la croissance de divers organismes LGBT et tient aujourd'hui largement lieu de centre communautaire LGBT. C'est aussi dans le Vieux-Hull qu'on retrouve autour de la rue Laval et de la Place Aubry la plus grande concentration de bars et restos homosympas. Après une visite du Musée canadien de l'Histoire ou un arrêt à la Maison du tourisme, allez faire un tour dans ces rues étroites. Vous y trouverez une table ou une terrasse à votre goût.
Il est difficile de se l'imaginer aujourd'hui en ces temps de coronavirus où on nous demande de se mettre en quarantaine, mais les épidémies qui sévissaient dans les grandes villes naissantes du Québec dans la seconde moitié du XIXe siècle ont largement contribué à faire naître le tourisme ici. Avec l'arrivée du chemin de fer, il devenait possible de s'éloigner de Montréal et de Québec et les riches familles de la métropole et de la capitale en profitèrent pour se doter de maisons de campagne où elles passaient l'été. On peut aisément s'imaginer comment, avant l'invention de la climatisation, nos étés chauds et humides dans des villes où les résidences cotoyaient les usines et leurs fumées et odeurs, odeurs qui se mêlaient au crottin des chevaux, où l'eau chaude, les baignoires étaient des denrées rares, les conditions d'hygiène étaient peu enviables. Quiconque a vécu dans le Village sait comment encore aujourd'hui la Molson et la RJR MacDonald embaument le quartier de leurs effluves de houblon et de tabac. On peut s'imaginer ce qu'on respirait quand l'ancien Faubourg Québec était un des deux pôles industriels principaux de la ville qu'on avait baptisé le Pittsburgh du Canada et qu'on s'y chauffait au bois et au charbon. En visitant l'Écomusée du fier monde, rue Atateken, on pourra voir de quoi avait l'air le panorama enfumé de ce quartier industriel à une époque où les familles ouvrières s'entassaient dans ses maisons trop petites, mal chauffées et mal isolées. Et où, avant l'avènement de l'automobile au XXe siècle, même les familles bourgeoises des entrepreneurs vivaient à proximité. C'est pour s'éloigner de cet air enfumé et pollué que les familles bourgeoises grimpèrent rapidement à Montréal sur les hauteurs du Plateau et de la montagne, à Québec sur les hauteurs de la ville. Ces conditions étaient propices à la propagation d'épidémies et elles ne manquèrent pas de frapper nos villes à répétition, d'autant plus que durant cette période les courants catholiques ultramontains s'opposaient à la vaccination naissante vue comme une invention du diable. À cette époque, Montréal avait un taux de mortalité infantile peu enviable, comparable non pas aux métropoles occidentales, mais à Calcutta, en Inde.

À l'image des familles bourgeoises d'Europe qui se payaient des vacances à la mer grâce au chemin de fer, les riches familles de Montréal, de Québec et même d'Ottawa transformèrent les villages paisibles du Bas-Saint-Laurent en une véritable riviera où elles allaient passer l'été et respirer l'air salin à pleins poumons en empruntant le chemin de fer qui reliait le Québec aux provinces maritimes. L'un de ses plus célèbres estivants fut Émile Nelligan qui quittait la maison paternelle du Carré Saint-Louis pour passer l'été à Cacouna avec sa famille où il a certes trouvé l'inspiration pour son célèbre Vaisseau d'or dans toutes les histoires de naufrage dans l'estuaire. On voit encore aujourd'hui les traces de leur passage en admirant les villas cossues et les auberges centenaires qui longent l'estuaire à Kamouraska, à Notre-Dame-du-Portage, au Vieux-Saint-Patrice ou à Cacouna aux alentours de Rivière-du-loup et jusqu'à Métis-sur-mer où cette présence est encore bien visible et a laissé cette trace indélébile que sont les Jardins de Métis.
Sur la rive nord de l'estuaire, les riches familles bourgeoises construisirent des auberges, hôtels et villas dans Charlevoix et firent émerger le tourisme à La Malbaie, ainsi qu'à Tadoussac. Plus près de Montréal, les Laurentides devinrent aussi un lieu de villégiature grâce au légendaire Petit Train du Nord, ainsi que les cantons de l'Est le long de la voie ferrée. Pour faire face à la tuberculose, Sainte-Agathe-des-Monts devint un lieu privilégié pour établir des sanatoriums qui se transformèrent souvent en auberges et en hôtels une fois la tuberculose éradiquée.
L'air pur, nos paradis de pêche et de chasse inspirèrent aussi les entrepreneurs étrangers qui vinrent construire parmi les premiers grands hôtels au Lac-Saint-Jean et en Gaspésie. Le plus célèbre fut certes le somptueux hôtel Beemer à Roberval dont l'incendie tragique a inspiré à Michel-Marc Bouchard le drame romantique Les Feluettes.
De passage dans le Kamouraska, il faut goûter aux saveurs du pays. À Kamouraska, les occasions sont trop belles. Vous ne manquerez pas de goûter à l’anguille fumée, une spécialité de la région, disponible dans divers établissements. La boulangerie Niemand est une institution depuis vingt ans avec ses pains et pâtisseries faits avec des farines du pays avec une touche allemande du boulanger-meunier. Juste à côté, le Café-bistro Côté Est est devenu un incontournable gourmand depuis cinq ans. Pour une vue imprenable sur l’eau, derrière le Magasin Général, l’Amuse-bouche avec ses tapas méditerranéennes vous ouvre tout grand sa terrasse. L’Auberge des iles de Kamouraska qui jouit d’une des plus belles vues sur les iles, offre aussi les repas dans cette authentique auberge du XIXe siècle
Durant la belle saison, il faut découvrir la table gourmande de Martine aux fourneaux. Martine Mounier, une passionnée de Kamouraska, vous invite à découvrir ou redécouvrir les saveurs d'un pays, d'une région ou d'un produit au cours d'un repas thématique cinq services, accompagné d'un vin que vous aurez choisi d'apporter. Que ce soit pour rencontrer d'autres amateurs de bonne chère, passer une soirée en amoureux, entre amis ou en groupe, tout en admirant le coucher du soleil, prenez soin de réserver à l’avance.
Si vous voulez seulement faire le plein de saveurs du pays, vous pouvez faire un saut au Jardin du Bedeau, une épicerie fine au coeur du Village. À la Ferme Gijamika , vous pourrez vous procurer de la viande d’agneau du Kamouraska .
Du côté de La Pocatière, depuis 25 ans, le restaurant Café Azimut offre une cuisine de bon goût, n'utilisant que d'excellents produits qui font toute la différence. Dégustez-y des plats inspirés de la cuisine du monde, tels que les fruits de mer, les grillades, les produits régionaux et le délicieux saumon.
Si les vertus fromagères du lait de brebis, au goût doux, riche et légèrement sucré, sont connues depuis la nuit des temps, il n’y a qu’à la fromagerie Le Mouton Blanc, une exploitation unique en son genre au Bas-Saint-Laurent que vous pourrez déguster ces merveilles. Le Mouton blanc fabrique à la ferme des fromages fins au lait cru de brebis, exclusifs au terroir kamouraskois dont le célèbre Tomme. Directement à la ferme, vous pourrez découvrir plus de 40 fromages artisanaux, viandes et charcuterie et produits d'épicerie fine du Bas-Saint-Laurent.
Des jolis villages du Kamouraska, au début de l’estuaire, en passant par les villes pittoresques de Rivière-du-Loup, Cacouna et Trois-Pistoles, on passe progressivement des paysages de la vallée du Saint-Laurent aux paysages spectaculaires de mer à perte de vue. Le bleu devient omniprésent.
Rivière-du-Loup, la principale ville de la région avec ses 20,000 habitants, est un carrefour important qui relie le Témiscouata (et de là toute la vallée du fleuve Saint-Jean au Nouveau-Brunswick) à Charlevoix et au Saguenay via le traversier qui va à Saint-Siméon. C’est à Rivière-du-loup que le réseau autoroutier de la Transcanadienne bifurque à travers le Témiscouata vers les provinces maritimes.
Des croisières permettent d’aller observer les baleines du parc marin du Saguenay-Saint-Laurent au large. Profitez d’un point de départ unique sur la rive sud du Saint-Laurent pour découvrir le plus beau site d’observation des baleines et partez à la rencontre des figures emblématiques du Saint-Laurent : rorquals, bélugas, phoques, marsouins et oiseaux. Au fil de la croisière, vous serez émerveillés par la beauté du littoral parsemé d’îles et de phares ancestraux qui ont façonné l’histoire de la région.
Sur la rive, le parc de la Pointe, aux pieds de la pointe escarpée qui s’avance dans le fleuve, est un site naturel qui donne accès au Saint-Laurent. La Pointe de Rivière-du-Loup constitue depuis longtemps un endroit fort prisé des nombreux touristes qui viennent dans la région, entre autres pour les bienfaits de l'air salin. Dimportants travaux d'aménagement ces dernières années ont redonné au site son charme d'antan.
Au coeur de la ville, la rue Lafontaine est le principal pôle de sorties. Cette artère commerciale ancienne concurrencée depuis des décennies par les grandes surfaces accueille maintenant bon nombre de restos, bars et cafés. À deux pas, le parc Blais est un lieu de rassemblement où se tiennent de nombreuses manifestations culturelles durant la saison estivale. En hiver, le parc se transforme en un anneau de glace au plus grand plaisir des patineurs.
À proximité, sur les berges de la Rivière du Loup qui traverse la ville et à laquelle elle doit son nom, le parc des Chutes et son secteur du Platin proposent l'interprétation du patrimoine hydroélectrique de la ville. Une chute d'une hauteur de 33 mètres constitue l'un des points d'attraction majeurs du site.
Des sentiers pédestres ainsi que des aires de repos et de pique-nique invitent à la détente et à la découverte. La majeure partie du parc est vouée à la mise en valeur des écosystèmes et de la biodiversité en milieu urbain. Deux passerelles donnent accès aux deux rives de la rivière du Loup. L'une est située au bas de la chute, tandis que l'autre, qui se trouve au-dessus de celle-ci, vous donne l'occasion d'avoir une vue en plongée de la chute. Ce parc a été pendant longtemps un lieu de rencontre pour les hommes gais de la région.
D’un point de vue patrimonial, le Vieux-Saint-Patrice à l’ouest de la rue Fraser, rappelle cette époque où la bourgeoisie anglo-canadienne avait fait de ce secteur en bord de mer ses quartiers d’été. En y installant ses quartiers d’été de 1871 à 1890, le premier ministre canadien John A. MacDonald y attira de nombreux membres de ses cabinets. Au XXe siècle, les hommes politiques Ernest Lapointe et Louis Saint-Laurent poursuivirent cette tradition. Aujourd’hui, le quartier compte de dizaines de somptueuses villas entourées de superbes aménagements paysagers.
Un des bijoux du circuit patrimonial du Vieux-Rivière-du-Loup, c’est le domaine seigneurial Fraser, classé site historique qui comprend un manoir, ses dépendances et son terrain. Le manoir, a été construit en 1829.
Le village voisin de Notre-Dame-du-Portage à l’ouest de Rivière-du-loup constitue l’un des villages les mieux préservés de cette époque où la bourgeoisie des grandes villes séjournait l’été dans le Bas-Saint-Laurent. Le village compte un grand nombre de résidences centenaires qui furent autant de résidences d’été devant l’un des plus beaux paysages sur le Saint-Laurent. La petite plage de sable près du quai est très appréciée des gens de la région qui s’y baignent dans le Saint-Laurent.
Pour découvrir la vie insulaire de l’estuaire, découvrez le circuit patrimonial de la pittoresque Ile Verte. À quelques km de Rivière-du-Loup, l’Ile Verte est une destination idéale pour décrocher du stress de la vie moderne. Dans cette ile dont la population ne dépasse pas 50 habitants, on nomme les maisons par leurs anciens occupants. Le circuit touristique, comprend trois attraits importants: l’École Michaud, le Musée du squelette et le site du Phare. Le Phare de l’île Verte est un des premiers phares du Canada et le tout premier à être érigé sur le St-Laurent. Construit entre 1806 et 1809, il hébergea plusieurs gardiens et ce, jusqu’en 1972. Il est aujourd’hui considéré comme monument national et comme destination de choix pour les visiteurs du Québec.
La Baie est le plus ancien et le plus pittoresque arrondissement de la nouvelle ville de Saguenay. Au fond du fjord, ses battures sont spectaculaires. Le territoire actuel de La Baie aurait été fréquenté par les tribus innues du Saguenay. Sur les rives de la baie des Ha! Ha!, La Baie fut le premier pôle colonisé au Saguenay–Lac-Saint-Jean lorsque la Société des Vingt et un s’y est installée en 1838.
La grande profondeur navigable de la baie des Ha! Ha!, même près de ses rives, a permis de développer rapidement les installations portuaires les plus importantes de la région à la suite de l’arrivée du chemin de fer en 1910. Ces eaux profondes sont aussi ce qui en fait ces dernières années un point d’escale majeur des bateaux de croisière qui fréquentent le Saguenay et le St-Laurent. Autour de ces installations portuaires, dans l’axe de la rue Victoria au centre-ville, on trouve bon nombre de bons restaurants et de belles auberges. La Baie compte plusieurs adresses homosympas.
C'est à La Baie qu'est situé l'aéroport et la base militaire de Bagotville
, principal aéroport civil du Saguenay–Lac-Saint-Jean et l’une des deux bases militaires du Canada à héberger, en permanence, les chasseurs CF-18 de la force tactique aérienne.
L’arrondissement compte deux musées. À Grande-Baie, le Musée du Fjord se consacre au patrimoine historique, naturel et artistique de la baie des Ha! Ha! et du Fjord du Saguenay.
À Bagotville, le Musée de la Défense aérienne de la base militaire est le seul musée consacré à l’aviation militaire au Québec. Logé dans une ancienne chapelle protestante, il est entouré d'un parc commémoratif où l’on peut observer des avions militaires de différentes époques.
L'arrondissement possède une salle de spectacles d’une capacité de 2 300 spectateurs, le Théâtre du Palais municipal. C'est le plus grand amphithéâtre de l’arrondissement et l’un des plus importants lieux de rassemblement de Saguenay. Chaque été depuis 1988, on y présente la fresque historique à grand déploiement, La Fabuleuse Histoire d'un royaume qui attire des dizaines de milliers de visiteurs.
À Grande-Baie, il faut visiter la Pyramide des Ha! Ha!, un monument commémorant le Déluge du Saguenay survenu il y a vingt ans en 1996. Réalisée sur un concept développé par l'artiste en art contemporain de La Baie, Jean-Jules Soucy, la structure en aluminium est décorée d'environ 3 000 panneaux de signalisation « Cédez le passage » munis d'une pellicule qui réfléchit la lumière.
Un escalier central permet d'y monter jusqu'à un promontoire d'observation. À l'intérieur, sur les parois de la pyramide, on trouve de nombreuses plaquettes dédiées à quelques familles. Ces plaquettes gravées contiennent les noms de certains citoyens de La Baie qui ont été concernés de près ou de loin par l'événement.
Chaque hiver, la baie des Ha! Ha! est recouverte d’une couche de glace, assez épaisse pour y accueillir des cabanes et des véhicules, afin d'y pratiquer la pêche blanche. Au plus fort de la saison, on compte près d'un millier de cabanes. On y pèche le sébaste, l'éperlan arc-en-ciel, l'ogac, la morue franche et le flétan du Groenland.
Avant que les gais choisissent le Village comme lieu de prédilection et que le Plateau devienne à la mode, la communauté lesbienne s’en était servi comme lieu de rassemblement, à tel point que le grand nombre de bars lesbiens de la rue Saint-Denis l’avait fait rebaptiser «rue Sainte-Denise» ! On y trouvait alors des librairies féministes, lesbiennes et gaies, et plusieurs établissements tenus par des lesbiennes. Des années plus tard, l’expansion du Village, au sud du parc Lafontaine, a incité de nombreux gais à s’installer sur le Plateau, ce qui fait qu’aujourd’hui les communautés gaie et lesbienne s’y côtoient plus que n’importe où ailleurs à Montréal.
D’ailleurs, c’est certainement l’arrondissement montréalais qui compte la plus grande population homosexuelle à Montréal, en chiffres absolus. À la différence du Village, la vie gaie et lesbienne y est beaucoup moins apparente et plus intégrée à la vie du quartier. À part trois saunas, le quartier compte peu d’établissements spécifiquement gais, mais c’est principalement là que fleurit la vie nocturne hors Village. En visite, vous y découvrirez plusieurs gîtes, cafés, restos et boutiques homosympas, souvent tenus par des gais et des lesbiennes. Et si vous voulez être certain de rencontrer des gais, allez faire un tour durant l’été du côté sud-est de l’étang du parc Lafontaine, la «plage gaie» par excellence.
Le Mile-End, au nord-ouest de l’arrondissement, est de plus en plus le lieu de rencontre de la communauté queer, avec une forte présence lesbienne. Pour toutes ces raisons, on ne se surprendra pas de trouver sur le Plateau le siège de plusieurs organismes qui se consacrent au mieux-être de nos communautés, comme Image & Nation ou La Chambre de commerce LGBT du Québec, ainsi que le Centre de solidarité lesbienne.

Parler de gastronomie dans le Mile-End ne peut se faire sans parler de l’héritage juif et est-européen de la cuisine montréalaise. Car le Mile-End est le centre des institutions emblématiques de cet héritage qui comprend le bagel et les sandwichs à la viande fumée ou au saucisson que l’immigration juive nous a apporté de l’Europe de l’Est dont étaient originaires la grande majorité des immigrants juifs du début du XXe siècle. Dans le Mile-End vous trouverez ces temples du bagel montréalais que sont Fairmount Bagel et le Saint-Viateur Bagel. On raconte que, probablement en s’adaptant au goût local, le bagel montréalais est plus sucré et délicat que son cousin new-yorkais. Les amateurs de viande fumée voudront faire la queue et aller goûter le célèbre smoked meat montréalais chez Schwartz, rue St-Laurent, un peu au sud du Mile-End, De retour dans le Mile-End, il faut aller goûter le sandwich au saucisson de Walensky, rue Fairmount.
C’est probablement cette spécialité de bagel et de sandwich qui a fait du Mile-End une destination de prédilection pour les amateurs de brunchs copieux. La tradition a été bien implantée par le resto Beauty’s, avenue du Mont-Royal où le bagel est une spécialité et elle a été mise au goût du jour par des restos comme B & M ou Fabergé, sur Saint-Viateur et Fairmount. Le resto syrien Kazamaza, avenue du Parc, en propose même une version moyen-orientale.


Le caractère multiethnique du quartier se reflète bien sûr dans sa restauration et on peut y trouver d’excellentes tables offrant des spécialités provenant des quatre coins du bassin méditerranéen. Au bistro Barcola, avenue du Parc, vous découvrirez une cuisine authentique du Nord de l’Italie dans un décor intime. La Cuisine d’Izza, rue Bernard, nous fait découvrir la fine cuisine marocaine. L’influence espagnole est bien présente dans la carte de L’Assommoir, un peu plus loin, toujours sur Bernard, qui nous offre en hors d’œuvre avant une soirée animée tapas et ceviches. Rue Van Horne, coin Hutchison, au tout début d’Outremont, le Caffé Della Pace décline le café italien en mode végétarien avec une cuisine santé maison toute en fraicheur. Les prix sont très abordables, l’atmosphère est convivial avec un piano dans un coin et des sofas dans l’autre. Les familles et enfants tout aussi bien que les queers s’y côtoient en paix. Mais l’éventail est bien plus large et pour le découvrir Local Montréal Tours vous propose des circuits gourmands qui vous feront découvrir la richesse et diversité de l’expérience épicurienne du Mile-end.
Du côté d’Outremont, sur la chic rue Laurier ouest, le bistro Chez Lévêque est un incontournable depuis plus de quarante ans. Sur un ton humoristique un tantinet irrévérencieux, le thème religieux y est décliné en référence au patronyme du chef-propriétaire Pierre Lévêque. Cette chic brasserie parisienne avec une touche bien montréalaise n’a pas dérogé du concept qui a fait son succès : bonne bouffe, bon vin et une ambiance branchée mais décontractée. Ses menus économiques de ‘faim de soirée’ attirent les plus jeunes après 21h.