Est-il un nom qui soit aussi intimement associé à l’Acadie que le nom d’Antonine Maillet ? En créant le personnage maintenant légendaire de La Sagouine aux débuts des années 1970, Antonine Maillet redonnait ses lettres de noblesse à la langue populaire de l’Acadie, cette patrie sans frontières précises de ce peuple francophone né dans l’Atlantique canadien.
Après avoir obtenu son doctorat en littérature de l’Université Laval en 1970, Antonine Maillet a enseigné la littérature et le folklore à l'Université Laval, puis à Montréal entre 1971 et 1976. Elle a ensuite travaillé pour Radio-Canada à Moncton, en tant que scénariste et animatrice.
En 1976, elle a été faite officier de l’Ordre du Canada et a été promue compagnon en 1981. En 1979, son roman Pélagie-la-Charette qui évoque le Grand Dérangement de 1755 (la déportation génocidaire des Acadiens par les Britanniques) a remporté le Prix Goncourt, lui donnant la distinction d'être, avec Atiq Rahimi, la seule personnalité non européenne à qui a été décerné ce prix. La même année, la ville d’Outremont a renommé la rue Wilder où elle habite en avenue Antonine Maillet, afin d’honorer la récipiendaire du Prix Goncourt.
En 1985, elle a été faite officier de l’Ordre des Arts et des Lettres de France et en 2005 elle a été intronisée à l'ordre du Nouveau-Brunswick. Chancelière de l’Université de Moncton, elle est l'auteure de nombreux romans et pièces de théâtre très populaires. Dans ses œuvres, c’est toujours l'histoire et le folklore de l’Acadie qui l'inspirent.
Dans le documentaire de Ginette Pellerin ‘Les possibles sont infinis’ qui lui est consacré, Antonine Maillet parle pour la première fois publiquement du grand amour de sa vie Mercédès Palomino, cofondatrice avec Yvette Brind’amour du Théâtre du Rideau Vert à Montréal où fut monté pour la première fois La Sagouine en 1972.
En 2018, à l’aube de sa 90e année, Antonine Maillet participait à la deuxième édition d’Acadie Love à Caraquet. C’était la première fois que la célèbre écrivaine s’associait à un événement LGBT.
Actualités
Pierre Perreault
Le même jour, ce vendredi 22 avril, deux géants de l’histoire récente du Québec ont tiré leur révérence.
L’un était le joueur-vedette des Nordiques et du Canadien, un chouchou des Québécois depuis belle lurette, le hockeyeur Guy Lafleur. Après un virulent cancer.
L’autre, moins connu de Monsieur et Madame Tout-le-monde, mais une vraie star dans le monde du nightlife montréalais depuis le début des années 1970, le dj Robert Ouimet, l’inventeur du mixage de deux pièces musicales et une encyclopédie vivante de la musique disco, que la discothèque Limelight a fait connaître et qui a attiré des foules dans ce temple du disco jusqu’en 1983. Il a été retrouvé sans vie chez lui par un ami au cours des heures qui ont précédé l’annonce vendredi matin.

Pour plusieurs, le Godfather du nightlife montréalais
DJ Robert Ouimet a été couronné DJ de l’année par les magazines Rolling Stone et Billboard en 1979, alors qu’il vivait ses heures de gloires au Limelight de la rue Stanley. « Son flair musical est indéniable, et les milliers de personnes rassemblées dans la discothèque pouvaient en témoigner », raconte Guy Aubry, un animateur de radio vedette de l’époque. « Robert Ouimet est un secret bien gardé à l’extérieur des cercles disco. Mais les véritables mélomanes savent qu’il est reconnu comme étant le parrain du disco à Montréal. Du jeudi au dimanche, le DJ s’installe derrière les platines et fait danser des milliers de personnes au mythique club ».
Yvon Lafrance, copropriétaire du Limelight, se souvient de l’avoir découvert alors qu’il jouait dans un club de la rue Guy et de lui avoir offert de passer dans son nouveau club. Les années qui ont suivi n’ont pas fait mentir le bon feeling qu’il avait eu en faisant ce choix. « Son talent de disc-jockey et son statut au Limelight lui valent des primeurs. À l’époque, les promoteurs distribuent directement leurs vinyles aux DJ dans les discothèques afin de tester la réponse des fans. Si le morceau fonctionne sur la piste de danse, il a de bonnes chances de se retrouver à la radio commerciale par la suite. Sortir au Lime Light est donc l’occasion d’entendre les sonorités les plus avant-gardistes de l’industrie. »


Robert Ouimet se rendait à New York presque chaque semaine pour découvrir les nouveautés avant qu’elles n’arrivent à Montréal. Puis il revenait au Limelight la fin de semaine faire découvrir ses trouvailles. « « Bien avant que les radios jouent I Feel Love, de Donna Summer, je la faisais jouer, assure Robert Ouimet dans une entrevue pour un reportage sur Montréal, la reine du disco, à Radio-Canada, en décembre 2019. J’allais aux sources, j’étais souvent à New York. Je rencontrais les promoteurs, qui me donnaient des disques, et je faisais partie des premiers à les recevoir. J’avais une boîte qui m’attendait toutes les semaines. »
Le premier mixeur au Québec
« Sa contribution fut également d’avoir vraiment été le premier [au Québec] à mixer [deux disques] sur le tempo — avant lui, les DJ laissaient jouer un 45 tours et, lorsque la chanson se terminait, sur la fin, ils en partaient un autre », explique Pierre Gagnon, membre du trio PAJ Disco Mix qui, entre 1976 et 1978, confectionnait sur ruban magnétique des montages uniques de chansons disco que Ouimet diffusait ensuite dans ses soirées.
Sa carrière ne s’est pas terminée après la chute de la musique disco dans les années 80. Bien au contraire. Après avoir quitté le Limelight, Ouimet a jeté son dévolu sur le new wave, puis embrassé le mouvement house dès ses balbutiements à Chicago, à Détroit et à New York
Tout en poursuivant sa carrière de DJ, Robert Ouimet s’est tourné dans les années 1990 vers la production musicale et la réalisation, notamment avec le compositeur Miguel Graça ; le duo, sous le nom Red Light, a obtenu plusieurs succès sur les planchers de danse, notamment avec la chanson Thankful, Juno du meilleur enregistrement dance en 1994.
Jusqu’à son décès, il proposait encore des sessions musicales sur ACXIT Radio et collaborait avec Christian Pronovost sur les événements Mundo Disko, qu’on a pu découvrir lors du Festival Fierté Montréal au cours des dernières années.
Les hommages pleuvent de la part des collègues DJ
Dans une entrevue au journal Le Devoir ce vendredi, le musicien et DJ Christian Pronovost, autre figure de proue du nightlife de la métropole, dit avoir tout appris du métier aux côtés de son idole, devenu ami et collaborateur. « Il m’a montré, à moi et beaucoup d’autres DJ à Montréal, ce que c’était que d’avoir de la vision. Il disait : “ Si la musique existe, elle doit être jouée.” » Ce à quoi Robert Ouimet s’est consacré pendant plus de 50 ans.
« Dans les années 1970, Montréal avait beaucoup de clubs et d’excellents DJ, mais Robert Ouimet était dans une classe à part », explique Pronovost en se rappelant ses nuits passées au Limelight, rue Stanley. « Il fut le premier à gagner le respect de tous les autres DJ en ville, c’était un intouchable. Robert ne se contentait pas de jouer les disques simplement pour faire danser les gens : il était convaincu qu’il y avait de la musique qui méritait d’être partagée. »
D’autres DJ qui ont été près de lui ont rendu hommage à leur collègue sur leurs pages Facebook :
« Une très triste nouvelle pour moi ce matin d’apprendre le départ du Godfather de l'industrie et du Nightlife à Montréal , du Disco et de la musique électronique. Tu étais une vraie source d’inspiration. Repose en paix Robert Ouimet. Merci pour toutes les belles discussions avec toi et de ce que tu as fait pour moi ». (Scott Free, dj)
« Une grande inspiration, très grande, j’allais le voir chez Gil’s Music sur Beaubien, au début du Garage, au Lime où j’ai tombé en bas du speaker en dansant sur Planet rock, au Lime ça sonnait… » (Robert de la Gauthier, dj)
À Percé, il est un homme qui, après une brillante et intéressante carrière de 30 ans comme médecin, a eu une révélation artistique pour la peinture. Le mois de janvier 2012 fut celui où tout a chaviré en quelque sorte. Des toiles, de la peinture, des essais, le cœur y est, c’est certain.
Quelques cours auprès de l’artiste Louise-Hélène Ayotte lui permettent de se convaincre qu’il veut s’adonner à cet art. Il n’en fallut pas plus pour que le déclic se fasse et qu’il décide d’en faire son projet de retraite.
“Je suis venu à la peinture un peu par accident. Une mystérieuse attirance, instinctive, contre laquelle je n’aurais pas su résister. Je ressens la pulsion de créer. J’y ai simplement laissé libre cours. Depuis, je suis en permanente exploration tant au niveau figuratif (paysages, portraits) que de l’abstrait,” explique Denis Loiselle.

Sa magnifique vieille demeure de 175 ans un peu en retrait à l’ouest de la zone touristique intense de Percé, à laquelle il a ajouté une annexe plus moderne où vit désormais sa mère, est devenue une galerie d’art qui s’étend dans toutes les pièces. Au sous-sol, un vaste espace agit comme atelier. Tout autour, des arbres, des arbustes, des aménagements et des plates-bandes vertes et fleuries donnent déjà le ton à ce qui nous attend chez lui.
Il nous accueille comme si on était de vieux copains, sans prétention. On s’assoit à la noble table de la salle à manger pour discuter, mais quelques instants plus tard il nous invite à le suivre pour découvrir ses œuvres réparties dans toutes les pièces, littéralement.
Ça sent la passion ! Et ça l’est, inévitablement. Denis Loiselle a quitté sa vie professionnelle de médecin en 2013, pour s ‘adonner à temps plein à sa nouvelle passion. En 2014, il rejoint le Circuit des arts de la Gaspésie et ouvre son atelier au public.

Sur sa page web, il exprime bien ce qui l’habite comme peintre aujourd’hui : « Né à Pabos, ayant vécu la très majeure partie de ma vie en Gaspésie, ce pays et les gens qui l’habitent ont façonné ce que je suis. Je me sens partie prenante de mon milieu et c’est à travers ce prisme que je perçois ma condition d’humain ayant conscience de sa finitude. Je suis sensible à l’intensité dramatique de mon environnement naturel et à la force de caractère, à l’esprit indépendant et créatif des personnes qui m’entourent. Ça me nourrit et m’élève ; j’ai l’impression d’appartenir à un univers qui dépasse les limites de mon territoire. J’ai les pieds bien enracinés dans le sol ; j’appréhende le monde et ma vie par ce lien d’appartenance très fort à cette Gaspésie qui m’a vu naître. Le calme du milieu dans lequel je vis, l’aspect méditatif du travail de création auquel je m’adonne, me font me sentir en phase avec l’univers, avec tout ce qui vit, pense et respire. La notion du temps m’échappe et j’aime à penser que mon œuvre est intemporelle tout en reflétant à la fois cet attachement aux lieux qui m’habitent et que j’habite, à un temps donné ».

En peignant mes personnages, il a le sentiment de les saisir, de les traduire dans ce qu’ils sont, vulnérables, émotifs et forts à la fois. Il leur donne la parole, sans interpréter. Il navigue dans l’univers du ressenti, des perceptions. La communication s’établit sans l’apport du langage.
En plus d’exposer ses œuvres à sa galerie, il participe à l’occasion à des expositions comme invité en plus de prendre part à des ateliers de créations de week end quelques fois par année avec des collègues artistes.
Finalement, lorsqu’on lui demande ce qui le motive à tenir galerie dans son intimité, il répond tout de suite que c’est par un besoin viral d’échanger et de partager avec les gens. Sentir l’appréciation aussi bien sûr, mais surtout et avant tout, lui faire sentir sa liberté de créateur avec un besoin criant de sortir de plus en plus de sa zone confort.

Lors d’un séjour en Gaspésie, voici un passage obligé pour tout amateur d’art et de peinture.
Galerie Loiselle
denisloiselle.com
600, route 132
Percé (Qc) G0C 2L0
418 361-2016
Il est d’abord reconnu pour de grandes fresques baroques à la violente charge homoérotique qu’il exposa principalement à Ottawa ainsi qu’à Québec. Cette veine créatrice fit de lui une véritable tête d’affiche de la presse gaie. En juillet dernier, le plus grand magazine gai allemand Männer lui consacra une double page.
Au cours des dernières années, son travail s’est concentré principalement sur le portrait dont il s’amuse à briser les conventions. Échec volontaire de la ressemblance, distorsions, dédoublement et dissolutions constituent son attirail privilégié de moyens plastiques. Il représente souvent des artistes, des écrivains ou encore des musiciens célèbres tels que Jean Genet, Pasolini, Tchaïkovski, Andy Warhol, Caravage, Virginia Woolf pour n’en citer que quelques-uns. Les expositions Mort ou vif et Autoportrait en femme à la défunte galerie Modulum à Montréal en 2012 et 2013 témoignèrent de l’engouement particulier de l’artiste pour le portrait et les représentations à très haute tension dramatique. Ses œuvres les plus récentes mettent en scène l’homme et l’animal habitant dans un respect mutuel un monde aux accents surnaturels et aux couleurs improbables.
Ses oeuvres font déjà partie de collections publiques et privées au Canada, aux États-Unis, en Norvège, en Allemagne et en Israël.

En 2023, l'artiste-peintre ajoute une nouvelle corde à son arc en lançant un premier roman chez Leméac, L'invention d'un visage.
https://youtu.be/d1Czcv4yPYk?si=_mIqz_kGk9sBU0Wz
Édith Butler est une figure emblématique de l’Acadie. Elle a largement contribué à faire connaître la culture acadienne et son village natal de Paquetville à travers la francophonie. Née en 1942, elle célèbrera en 2017 son 75e anniversaire. Sa carrière a débuté au milieu des années 1960 à Moncton et a été propulsée grâce à l'émission Singalong Jubilee. Très vite, elle acquiert une popularité et est invitée à participer à différents festivals folk au Canada et aux États-Unis. En 1970, elle représente le Canada à l'Exposition universelle d'Osaka et donne 500 représentations partout au Japon. Elle fait par la suite plusieurs tournées en Irlande, en Angleterre et aux États-Unis.
C'est en 1973, au moment de la sortie de son premier album Avant d'Être Dépaysée qu'elle rencontre Lise Aubut qui deviendra son imprésario et sa biographe. Commence alors une série de spectacles et de disques qui l’amèneront en tournées autant au Québec qu'en Europe où elle se produit dans les plus grands festivals européens et dans des salles parisiennes aussi prestigieuses que l'Olympia, Le Théâtre de la Ville, L'Européen et même La Madeleine. Elle est faite en 1975 officier de l'Ordre du Canada.
Au Québec, sa carrière sur scène l’a amené du Patriote à La Place des Arts en passant par toutes les grandes villes ainsi que tous les festivals importants, des Francofolies de Montréal au Festival d'été de Québec en passant par le Festival de Saint-Tite . Elle lance plusieurs albums populaires et traditionnels entre 1973 et 1985, et se tourne vers les albums de partys (Le Party d'Édith en trois volumes) qui obtiennent un bon succès entre 1985 et 1989.
Elle revient à des chansons plus engagées à partir de 1990. On retient parmi ses titres les plus importants Je vous aime, Ma vie recommence, C'est beau l'amour, C'est une chanson d'amour, J'étions fille du vent et d'Acadie, Escarmouche à Restigouche, Hymne à l'espoir, Un million de fois je t'aime et Paquetville.
Elle fait aussi du théâtre en participant à la pièce d'Antonine Maillet Le tintamarre aux côtés de Viola Léger. En 2003, après sept ans d'absence sur disque, elle enregistre Madame Butlerfly. Elle passe ensuite l'essentiel de sa carrière en tournée partout au Québec et au Nouveau-Brunswick, visitant principalement les écoles et les petites salles de concerts. Elle lance l'album Le retour à l'automne 2013. Avec 50 ans de carrière internationale et deux millions de disques vendus, la fille de Paquetville a mis l’Acadie sur la carte.
Née en 1925 dans le faubourg Ste-Marie où son père tenait commerce, Janette Bertrand est une femme de cœur, de lettres et d’idées, une personnalité québécoise parmi les plus admirées de tous les temps, Janette Bertrand a été plusieurs fois honorée pour son impressionnante carrière, tour à tour littéraire, radiophonique, télévisuelle et théâtrale, amorcée au début des années 1950. Que ce soit à titre de journaliste, d’écrivaine, d’animatrice ou de scénariste, elle a passé, avec beaucoup de justesse, ses messages engagés en faveur de l’émancipation et de l’épanouissement des femmes, mais aussi des personnes LGBT, des personnes âgées et des personnes vulnérables. Elle a écrit plus d’une vingtaine de livres, dont la plupart concernent les relations de couple et les réalités de la femme. Communicatrice accomplie, dépassant les préjugés, «brassant la cage» avec doigté et douceur, elle a marqué l’histoire du Québec et celle des femmes. Avec une profonde empathie et une volonté sincère de mieux comprendre les réalités humaines, elle a mené sa propre révolution. Janette Bertrand a eu le courage d’ouvrir le dialogue à une époque où c’était improbable. Elle a encouragé publiquement les femmes à sortir du carcan qui les confinait depuis des siècles. Encore aujourd’hui, Mme Bertrand inspire des générations de Québécoises et de Québécois. En 2003, elle devenait la première récipiendaire du Prix de lutte contre l'homophobie remis par la Fondation Émergence. En 2023, la réalisatrice Geneviève Tremblay nous offre le documentaire Janette Bertrand à l'aube d'être centenaire qui souligne cette remarquable contribution de Janette Bertrand à la démystification des réalités LGBT.
Reconnu comme une étoile montante dans le monde de la direction d’orchestre, Yannick Nézet-Séguin dirige l’Orchestre Métropolitain de Montréal depuis 2000 et l’Orchestre philharmonique de Rotterdam en 2008 et devient la même année chef d'orchestre invité principal de l’Orchestre philharmonique de Londres. Le 18 octobre 2012, à 37 ans, il devient chef principal du prestigieux Orchestre de Philadelphie. Il a aussi dirigé quelques opéras au Metropolitan Opera de New York avant de succéder au directeur musical du Met, James Levine, en septembre 2018.
Alors qu’il grandit dans Ahuntsic, Yannick Nézet-Séguin étudie le piano dès l'âge de cinq ans et s'intéresse au métier de chef d'orchestre dès l'âge de dix ans. Alors qu’il poursuit ses études au Collège Mont-Saint-Louis, puis au Collège Bois-de-Boulogne, il est admis au Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec à Montréal, puis étudie la direction chorale au Westminster Choir College à Princeton au New Jersey, auprès de Joseph Flummerfelt.
Nommé directeur musical du Chœur polyphonique de Montréal en 1994, il obtient le même poste au Chœur de Laval en septembre 1995. En 1995, il fonde son ensemble vocal et instrumental, La Chapelle de Montréal, avec lequel il dirige de deux à quatre concerts par année jusqu'en 2002.
À l'Opéra de Montréal, de 1998 à 2002, il occupe les fonctions de chef de chœur, d'assistant chef d'orchestre et de conseiller musical et dirige plusieurs productions et galas. En mars 2000, il prend la direction de l'Orchestre Métropolitain à Montréal, avec lequel il réalise de nombreux enregistrements, sous étiquette Atma classique
Le 31 décembre 2009, il fait ses débuts au Metropolitan Opera (Met) de New York avec une nouvelle production de Carmen de Bizet. Il retourne au Met, en décembre 2010, pour Don Carlos de Verdi et, en novembre 2011, pour Faust avec Jonas Kaufmann. En juin 2011, il fait ses débuts à La Scala de Milan dans Roméo et Juliette de Gounod. En février 2012, il dirige Rusalka de Dvorak au Royal Opera House de Londres.
Longtemps discret sur ses amours, Yannick Nézet-Séguin profite en 2020 du Mois de la Fierté pour dévoiler au monde l’homme de sa vie, le musicien alto Pierre Tourville avec qui il est en couple depuis 20 ans, en incitant ses abonnés à soutenir la communauté LGBT et à lutter contre toute forme de discrimination, de harcèlement et de violence.
Le Salon du livre de Rimouski est le plus ancien événement du genre au Québec. Né en 1964 sous l’impulsion des Dames Hélène de Champlain, il s’inscrivait dans le mouvement de démocratisation culturelle de la Révolution tranquille afin de favoriser l’accès à la littérature et mettre de l’avant les auteurs québécois, encore aujourd’hui au cœur de la mission de l’événement.
L’équipe du directeur général Robin Doucet a présenté sa programmation complète ainsi que la liste des auteurs invités. Le 60e Salon du livre de Rimouski se déroule du 6 au 9 novembre au Centre des congrès de l’Hôtel Rimouski. L’an dernier, près de 14 000 personnes ont participé à l’événement, dont des centaines d’élèves de Centre de services scolaire des Phares.

Le Salon du livre de Rimouski contribue activement à la fierté et à l’identité culturelle de la région. Le mandat premier de l’organisme est de promouvoir, par diverses activités littéraires, le livre et la lecture sur tout le territoire du Bas-Saint-Laurent.
Le Salon du livre de Rimouski demeure la principale intervention de l’organisme. Année après année, cet événement rassembleur permet au public de rencontrer près de 300 auteurs d’ici et d’ailleurs, et de s’y voir offrir les livres de plus de 300 maisons d’édition réparties dans plus de 115 stands. Le programme d’animation, l’essai comme genre littéraire à l’honneur et les diverses activités proposées suscitent l’intérêt de plus de 15 000 visiteurs. Entrevues, tables rondes, ateliers scolaires, activités spéciales et plus encore : une multitude d’activités attend les visiteurs.
Les réalités du monde LGBTQ+ sont bien présentes alors que la programmation 2025 propose quelques membres de cette communauté sont invités à animer des activités et que l’un des prix annuels du salon est décerné à un auteur dont l’œuvre présente une thématique avec un personnage qui vit sa « différence » en toile de fond.
Ainsi, le vendredi 7 novembre, l’auteur Simon Boulerice lira Simon a sa journée dans le corps, publié aux éditions Le Robert Québec, lors de L'heure du conte, suivie d'un atelier Origami animé par Camille Lavoie, illustratrice de l'album.
Également, à l'occasion de l’heure du conte du samedi 8 et du dimanche 9 novembre, la célèbre drag queen Barbada fera découvrir de magnifiques histoires. Les jeunes sont invités à enfiler tes plus beaux habits et venir assister à cette rencontre hors de l'ordinaire, où ouverture à la différence, acceptation et plaisir seront au rendez-vous !
L’auteure Gabrielle Boulianne-Tremblay, autrice, actrice, militante des droits de la personne bien connue pour ses interventions à propos des questions touchant l’autofiction, les enjeux de santé mentale et la transidentité interviendra pour discuter de la diversité en tout genre.
Finalement, le lauréat du Prix Jovette-Bernier 2025 est le livre Écarté de Michel Landry (Leméac Éditeur, 2024, 141 p.) une distinction réservée aux autrices et aux auteurs originaires du Bas-Saint-Laurent - Gaspésie- Îles-de-la-Madeleine ou habitant cette région depuis au moins cinq ans. Michel Landry, nous entraîne dans la tête d'Aurèle, un personnage complexe, rattrapé par ses traumas alors qu'il séjourne chez ses parents, dans la Baie-des-Chaleurs. Le livre mélange drame et humour, avec des dialogues vifs truffés d'expressions locales. Il s'agit d'un premier roman très convaincant pour Michel Landry, qui enseigne l'histoire au campus de Carleton-sur-Mer du Cégep de la Gaspésie et des Îles.
Le prix sera remis lors de l’ouverture officielle du Salon du livre de Rimouski, le jeudi 6 novembre 2025 à la Mezzanine Hydro-Québec.
Pour la programmation complète : salondulivrederimouski.ca/programmation

Salon du livre de Rimouski
6, 7, 8, 9 novembre 2025
Centre de congrès de l'Hôtel Rimouski
225, boulevard René-Lepage
Rimouski (Québec)
Depuis déjà 40 ans, l’industrie des vins québécois ne cesse de croître. Saviez-vous que le Québec compte aujourd’hui 160 vignobles qui offrent plus de 1 000 vins uniques ?! Avec plus de 80 cépages cultivés sur le terroir québécois, les vins d’ici bénéficient d’une diversité impressionnante ! Les blancs, les rouges, les oranges, les rosés, les mousseux de tous types permettent ainsi d’offrir une très large variété. De quoi étancher la soif grandissante des Québécois et des Québécoises !
Que ce soit les vins de l'Orpailleur ou des Côtes d'Ardoise, véritables pionniers de l'industrie dans Brome-Missisquoi, ou ceux des vignobles de l'Isle de Bacchus et Ste-Petronille, pionniers à l'Ile d'Orléans, ou les vins improbables du Domaine du Cageot à Jonquière, du vignoble Carpinteri, un coin de Toscane en Gaspésie ou les vins de fraise et de rhubarbe de la Ferme Bourdages en Gaspésie, l'éventail est grand. Il compte maintenant de grands crus comme ceux du Domaine du Nival, recommandés par les meilleurs sommeliers.
Le 12 septembre, je déguste un vin québécois !

Pour une 9ème année consécutive, le Conseil des vins du Québec (CVQ) propose de profiter de la journée du 12 septembre pour découvrir (ou redécouvrir !) un vin du Québec.
Lançons aussi le défi à tous les Québécois et Québécoises de goûter un nouveau vin produit localement afin de faire vivre et rayonner notre magnifique terroir !
Voici la liste de plus d'une vingtaine des meilleurs vignobles québécois que vous trouverez facilement en suivant l'hyperlien.
L'Orpailleur
Isle de Bacchus
Cep d'Argent
Côteau Saint-Paul
Rivière du Chêne
Côtes de Vaudreuil
Chat Botté
Carpinteri
Côtes d'Ardoise
Bresée
Ferme Bourdages
Domaine Le Cageot
Santé!
Dès l’ouverture du 4e Symposium Clorid’Art le vendredi 29 août dans le gymnase de l’école de Cloridorme du secteur l’Estran, en Gaspésie, les visiteurs se sont présentés pour rencontrer les 19 exposants artistes présents avec leurs œuvres.
L’un des co-organisateurs de l’événement, l’artiste-peintre Marc Alain Marticotte, estime à environ 150 le nombre de personnes qui sont passées visiter et apprécier l’événement durant les trois jours jusqu’au dimanche 31 août. Les exposants proposaient une variété de disciplines d’art visuel qui ont su plaire aux visiteurs venus d’un peu partout en Gaspésie et d’ailleurs au Québec.

Le vernissage du samedi en fin d’après-midi fut l’occasion pour les artistes et certains des commanditaires de l’événement d’échanger et de partager dans une atmosphère conviviale et sympathique. Les gens, autant les artistes que les visiteurs, ont semblé apprécier le nouveau site que les organisateurs ont choisi pour sa tenue cette année. Cela d’ailleurs permis d’augmenter à 19 le nombre d’artistes, comparé à 8 en 2024.

Clorid’Art a été une fois de plus fidèle à l’engagement de départ de ses deux initiateurs, les artistes-peintres Daniel Lévesque et Marc Alain Marticotte : permettre à des artiste visuels reconnus ou émergents locaux ou d’ailleurs au Québec de faire valoir leurs talents et de partager leurs expériences.


Le succès remporté en 2025 satisfait les organisateurs et laisse déjà présager le retour d’une nouvelle édition l’an prochain. Ils souhaitent remercier leurs commanditaires, partenaires et supporteurs pour leur confiance cette année encore. Les Guides GQ sont fier d’avoir été parmi ceux-ci et félicitent l'équipe de Clorid'Art 2025.
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