À partir de Mont-Tremblant, on a quitté la vallée de la Rivière du Nord qu’ont suivi les pionniers du XIXe siècle dans la conquête des Pays d’En-haut. La rivière du Diable qui traverse Mont-Tremblant se jette un peu plus loin dans la Rivière Rouge dont la vallée nous mène vers les Hautes-Laurentides et qui est un affluent de l’Outaouais. Toutes les Hautes-Laurentides sont traversées par ce bassin hydrographique. La Rivière du Lièvre qui traverse Mont-Laurier et Ferme-Neuve, les principales villes des Hautes-Laurentides, fait aussi partie de ce bassin.
Autrefois nommé Chute-aux-Iroquois, le village de Labelle à une vingtaine de km au nord de Mont-Tremblant fut rebaptisé à la mémoire du célèbre abbé de Saint-Jérôme qui présida à sa fondation. On quitte ici les villes récréotouristiques des Laurentides très fréquentées par les Montréalais qui y ont souvent des maisons de campagne, chalets ou condos. On arrive ici dans des contrées beaucoup plus sauvages et la prochaine ville de service, au bout du trajet de l’ancien P’tit Train du Nord, Mont-Laurier, est à des dizaines de km.
Quelle que soit votre activité préférée, Labelle vous réserve d’innombrables découvertes au tournant de chaque saison. Le village est un carrefour des activités de plein air. Entourée d’un décor à couper le souffle, Labelle est un véritable paradis pour les amants de la nature et les passionnés de plein air. Ski de fond, raquette, chasse, pêche, circuit patrimonial, canot, motoneige: le choix est grand. Été comme hiver, ce paradis couvert de montagnes et de lacs offre aux villégiateurs et touristes des paysages à caractère unique.
Quoi de mieux pour explorer cette région qu’un séjour à La Gare dans l’ancienne gare transformée en auberge, resto et bar en protégeant jalousement ce bijou patrimonial quasi centenaire. Le circuit du P’tit Train du Nord vous y mène tout naturellement. Vous dormirez ici dans les chambres qu’utilisait le personnel du Canadien Pacifique. Le menu du restaurant offre des classiques actualisés préparés sur place, une cuisine réconfort faite de produits toujours frais où chaque ingrédient est choisi pour sa qualité, afin de vous offrir confort, simplicité et fraîcheur tant dans l'assiette que sur l'oreiller.
Au nord de Montréal, les Laurentides sont certainement la destination première des citadins de la métropole à la recherche de quiétude et de grand air. Il faut s’hasarder sur l’autoroute 15 au nord de Montréal un vendredi ou dimanche soir pour s’en convaincre.
Pour les visiteurs et grands voyageurs, c’est aussi une région des plus touristiques où la plaine du Saint-Laurent fait vite place aux collines et montagnes des Laurentides.
Sur le bord de la rivière des Mille-Iles, la conurbation qui va de Pointe-Calumet à Bois-des-Filion, avec son quart de million d’habitants, s’est développé en périphérie de Montréal.
Les passionnés d’histoire et de patrimoine prendront plaisir à visiter les différents noyaux villageois à partir desquels cette conurbation s’est développée. Le Vieux-Saint-Eustache est le plus chargé d’histoire de ces anciens villages de campagne. Le Musée de Saint-Eustache rappelle l’histoire des Patriotes de 1837-38 et de leur tragique défaite aux mains de l’armée anglaise qui incendia et pilla le village.
Les amateurs de musique électronique, de plage et de soleil ne manqueront pas d’aller faire un tour de piste au Beachclub de Pointe-Calumet. Profitant de la plage sur le lac des Deux-Montagnes qui lui donne des airs d’Ibiza, le Beachclub rassemble les beaux jours d’été des milliers de danseurs toutes orientations sexuelles confondues qui vibrent au son des meilleurs DJs locaux et internationaux.
Un peu plus à l’ouest, les amateurs de naturisme affectionnent tout particulièrement la plage d’Oka où plusieurs gais se donnent rendez-vous. Non pas que l’eau soit particulièrement claire à cet endroit où l’Outaouais rejoint le Saint-Laurent au Lac des Deux-Montagnes, mais la plage recèle d’autres merveilles.
Un riche terroir
Sitôt qu’on quitte ces développements urbains, l’agriculture reprend ses droits d’ainesse. Les Basses-Laurentides se démarquent par la diversité et la qualité des produits de son terroir. De la saison des sucres à l’auto-cueillette de pommes, courges, raisins, prunes, poires, les producteurs, vergers, vignobles et champs de lavande vous ouvrent leurs portes.
À Saint-Eustache, il faut visiter deux joyaux du terroir laurentien. Le Vignoble Rivière du Chêne, fondé en 1998, s’étend sur 16 hectares et produit plus de 11 500 caisses de vins annuellement. Ses vins ont été honorés lors de prestigieux concours internationaux,
Le vignoble offre une ambiance unique que ce soit pour un mariage, un souper, un anniversaire, un 5 à 7 ou un vins et fromages.
Un peu plus loin, il faut aller se promener dans la grande lavanderaie de La Maison Lavande. L’été, la visite des champs en fleurs est vraiment bucolique. Vous y trouverez des aires de pique-nique et de repos, sentiers de marche, un bistro et même un poulailler. Sa parfumerie et sa boutique gourmande offrent des produits originaux à la lavande faits sur place et des produits du terroir de la région.
À St-Joseph-du-Lac, le vignoble Les Vents d’Ange s’étend sur trois hectares. La montagne qui le protège, crée un microclimat qui le protège lors d’intempérie. Une terre sablonneuse et rocailleuse concède une minéralité qualitative à ses produits. Depuis 2013, le vignoble s’est doublé d’une microbrasserie. L’orge qui pousse dans les champs est maltée sur lace de façon ancestrale dans la malterie. La microbrasserie offre des bières blonde, rousse, rousse forte ainsi qu’aux potimarrons.
Val-David et Val-Morin comptent plusieurs bonnes tables. Parmi les adresses homosympas, le Bistro des Artistes, rue de l’Église, au coeur de Val-David s’imprègne de l’âme de ce village artistique. C’est un endroit chaleureux où il fait bon déguster un bon fish & chips, un foie de veau et d’autres plats de style bistro. Le chef Pierre-André Cantin, un maître canardier depuis plus de 35 ans, a une feuille de route impressionnante. En 2013, il réalise son rêve d’ouvrir un petit restaurant sympa à Val-David, un village qu’il affectionne, qui connait un succès immédiat. Le Bistro des Artistes de Val-David se distingue par son rapport qualité / prix et son décor urbain épuré au cœur du noyau villageois. L’été, la terrasse qui donne sur la rue principale du village permet de voir et d’être vu.
Du côté de Sainte-Agathe-des-Monts,
l’Auberge La Tour du Lac
offre un repas gastronomique six services à 35$ par personne depuis des années et le menu n’a pas changé, sinon pour l’améliorer. Idéal pour un 5 à 7, une simple bouchée, un repas complet aux saveurs équilibrées ou un dessert, tout est entièrement fait sur place. Le souper six services est servi dans la magnifique salle à manger et restaurant datant du siècle dernier.
C’est à Sainte-Adèle qu’est installée l’École hôtelière des Laurentides. C’est sans surprise que la ville compte plusieurs excellentes tables. Parmi les adresses homosympas, Chez Milot, installé dans une bâtisse centenaire au cœur de Ste-Adèle, rue Valiquette, est une institution. À Sainte-Adèle depuis 1985, l’entreprise familiale a même passé la main à la deuxième génération. La cuisine est variée et répond à tous les goûts. Elle est reconnue pour ses généreuses portions. Que ce soit en terrasse ou dans le restaurant avec foyer pour les belles soirées d'automne et d'hiver, le sommelier peut vous conseiller sur le choix du vin qui accompagnera le mieux votre repas. Il a toujours quelques bonnes bouteilles en réserve.
Toujours sur Valiquette, le bistro Aux Garçons offre des mets revisités de la cuisine française concoctés avec des ingrédients frais, le plus souvent de la région, créant ainsi un menu alléchant et différent selon l’inspiration du jour. La carte des vins a été choisie afin de rehausser les saveurs et vous faire apprécier chaque bouchée. Du côté lounge, on peut prendre l’apéro ou le digestif, ou encore vse laisser tenter par les petites bouchées.
À proximité, le restaurant et boucherie Les Têtes de Cochon offre un large éventail de produits : boucherie, épicerie fine, café, charcuterie, mets préparés, vins d’importations privées, fromages et rôtisserie. Au menu dans la salle à manger lumineuse, urbaine et chaleureuse : une grande quantité de produits gourmand issus d’une culture responsable, biologique, sans antibiotiques et provenant des producteurs locaux. Tout ce qui est au menu, est fabriqué sur place avec la plus grande attention.
Du côté de Ste-Marguerite-du-Lac-Masson, la coopérative de solidarité O’ Marguerites est venue combler un sérieux manque dans ce charmant village en le dotant d’un café chaleureux. Vous pouvez y déguster un bon café ou un savoureux repas, à l’intérieur du restaurant ou sur la magnifique terrasse chauffée offrant une vue sur le lac Masson. On y cuisine principalement avec des produits biologiques, naturels et sauvages du terroir. On peut aussi s’y procurer des vins biologiques et bières artisanales. On peut y manger sans gluten
À l’Estérel Resort, le complexe offre trois expériences culinaires. Le resto L’Ultime vous amène au summum de l’expérience gastronomique avec son menu 5 services fine cuisine, marié à la vue époustouflante du lac Dupuis. Un bar, un bistro et une vue panoramique sur le lac vous attendent au 260. Spécialisé en cuisson sur pierre vive, le Rok sait satisfaire les amateurs de viande et de fruits de mer. Vous pouvez y être maître de votre cuisson.
À quelques km à l’est de Sainte-Adèle, plus à l’écart de l’autoroute, Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson est un havre de paix bien connu depuis des décennies par la communauté gaie. Fondé en 1864 par Édouard Masson, le fils du dernier seigneur de Terrebonne, le village agricole ne prend vraiment un essor touristique que lorsque le baron belge Louis Empain en 1935 achète 17 000 acres de terres autour du Lac Masson pour y construire un hôtel, un centre commercial et un centre sportif. Il donne alors au projet le nom de Domaine d'Estérel.
Interrompu par la Seconde Guerre mondiale, le vaste projet est racheté par un promoteur de l’Abitibi, Fridolin Simard qui y établit une nouvelle municipalité basée sur la villégiature, la Ville d'Estérel, une enclave de Sainte-Marguerite, mais qui obtient un statut de municipalité distincte.
Au cours des années 1960 et 1970, l'Hôtel Estérel devient une destination par excellence et participe grandement à la promotion de la villégiature dans les Laurentides. Le peintre Jean-Paul Riopelle réside alors à l'Estérel et y construit son atelier. La région est une source d'inspiration pour ce dernier avec ses paysages à couper le souffle et ses forêts majestueuses.
Se démarquant par ses résidences de grande recherche architecturale, Ville d'Estérel offre une grande intimité due à une grande végétation et à sa topographie, un endroit rêvé pour y construire son havre de paix et de loisirs, loin des problèmes de la métropole.
C’est aussi à Sainte-Marguerite que le peintre paysagiste Gordon Harrison établit son atelier et son gite où on peut faire des séjours artistiques et participer à des ateliers de peinture.
Hiver comme été, Ste-Marguerite et l’Estérel autour du lac Masson ont beaucoup à offrir aux visiteurs : le ski de fond, la raquette et la motoneige l'hiver alors que l'été invite à parcourir ses terrains de golf, au tennis, à la randonnée et aux sports nautiques.
Les plus intrépides qui n’ont pas peur d’explorer les cascades de la Rivière du Nord, découvriront d’autres beautés en nature. Les cascades sont fréquentées depuis des décennies par les naturistes gais qui y profitent du soleil et de l’eau fraiche l’été venue.
En 1969, le premier ministre canadien Pierre Elliott Trudeau a pris trois décisions controversées. Avec le bill Omnibus, il a décriminalisé les actes homosexuels en privé entre adultes consentants, avec la loi sur le bilinguisme fédéral il a fait du français et de l’anglais les deux langues officielles du Canada … et il a choisi le site de Sainte-Scholastique pour le nouvel aéroport international de Montréal en plein territoire agricole. Il ne s’attendait probablement pas à ce que ce soit cette dernière décision qui soit la plus controversée.
Les expropriations massives d’agriculteurs qui s’ensuivirent dans les limites ce qui est maintenant la ville de Mirabel, née de la fusion des anciens villages du territoire, expropriations qui visaient quinze fois plus de terrains que ce qu’occupa l’aéroport au fait de sa gloire, allaient amener une longue saga juridico-politique qui allaient durer plus d’un tiers de siècle. Ce n’est en effet qu’en 2006, après la fermeture définitive de l’aéroport aux vols de passagers, que les dernières rétrocessions de terres furent complétées.
Aujourd’hui, le fan de Starmania ne retrouvera plus en l’an 2016 le Mirabel auquel Luc Plamondon fait référence dans sa chanson Monopolis. L’aérogare vient d’être démolie et les pistes d’atterrissage servent désormais aux entreprises de l’industrie aéronautique maintenant installées autour de l’ancien aéroport comme Bombardier. L’agriculture a repris largement sa place malgré le développement rapide de la nouvelle ville de Mirabel dont la population a quadruplé durant les 45 dernières années passant à plus de 42,000 habitants. Ironiquement, c’est aujourd’hui l’ancien aéroport de Dorval, à ne pas confondre avec Mirabel, qui porte le nom de l’ancien premier ministre décédé.
Regarder le beau
Certains soutiennent que Mirabel vient de l’occitan et voudrait dire ‘regarde le beau’, soit une vue panoramique pour admirer la beauté du paysage. En poursuivant de Saint-Eustache vers Mirabel votre exploration du terroir laurentien, le rang de la Fresnière vous amènera jusqu’à Intermiel, un de ses joyaux. L’entreprise se démarque par son originalité et son côté innovateur. Au fil des ans, plusieurs gammes de produits, issus des matières premières de la ferme ont vu le jour : des miels bien sûrs, mais aussi des hydromels, du sirop et des produits de l’érable, des produits et du moût de pomme, ainsi que des cidres de glace.
Un peu plus loin sur le rang Saint-Vincent, la Route des Gerbes d’Angélica vous fait découvrir dans un cadre champêtre enchanteur sur sept âcres quatorze magnifiques jardins thématiques, une merveille pour les sens . Des aires de pique-nique, de jeux, un pavillon couvert, boutique et petit bistro offrant de nombreux produits du terroir.
Saint-Sauveur compte plusieurs excellentes tables. Parmi les adresses homosympas, sur la rue Principale, le plus ancien restaurant du village s'est refait une beauté et a changé de vocation pour devenir Le Saint-Sau, pub gourmand. On y sert maintenant des plats de type bistrot accompagnés d’un verre choisi dans une vaste gamme de vins ou un bel éventail de bières québécoises et internationales. Que ce soit pour un burger végétarien ou au bison, pour une poutine avec sauce au foie gras ou un gravlax de saumon, le menu pub est ici franchement gourmand. Au coeur même de la rue Principale, ce pub moderne vous offre un des meilleurs emplacements de St-Sauveur, une terrasse plein sud et une salle à manger ensoleillée d'où vous profiterez de toute l'animation locale.
Toujours sur la rue Principale, la Brûlerie des Monts est un incontournable pour siroter un bon café ou un repas léger. Le café est torréfié sur place et fraîchement moulu, et ce café bistro fait également office de restaurant pour un déjeuner ou le temps d’un repas frais au cœur du village. Des cafés biologiques, verts, espresso, du Guatemala, de Java sont offerts. Tous les produits sont aussi disponibles en vrac à la boutique.
Sur la rue de la Gare, Le Passé Composé, un bistro bien connu des Montréalais pour ses brunchs gastronomiques et ses lunchs savoureux, a migré près des montagnes. Le chef Arnaud Glay et son équipe donnent un nouveau souffle aux petits déjeuners avec une cuisine gourmande résolument française, axée sur les produits saisonniers. Oeufs pochés et courge spaghetti, grilled cheese au canard confit, omelette roulée à la ratatouille, pain doré à la chapelure panko… Au Passé Composé, on réinvente les classiques Comme à Montréal, on privilégie une ambiance chaleureuse, familiale et sans prétention, mais le restaurant de Saint-Sauveur dispose aussi d’un permis de bar et d’une immense terrasse ensoleillée qui donnent au bistro une atmosphère toute festive.
Toujours sur la rue de la Gare, Gio’s offre une cuisine italienne conviviale et gourmande. Dans une ambiance décontractée, le restaurant propose un menu du jour où les classiques sont préparés avec amour et un heureux mélange de tradition, modernisme et rigueur. Les produits frais et distinctifs vous feront saliver et rendent le choix difficile parmi les plats proposés. Dans la belle saison, la charmante terrasse invite à la farniente et accueille les convives dès que le temps le permet.
Après de vingt-cinq ans de carrière, Fabienne Larouche est devenue l’auteure de télé la plus prolifique que le Québec ait connu. Même si le travail l’amène à Montréal qui est le plus grand centre canadien de production télévisuelle, c’est dans sa grande maison de Saint-Sauveur, avec une vue imprenable sur les pentes de la montagne qu’elle trouve l’inspiration. L’auteure a grandi dans le Nord et n’a jamais pu le quitter. Elle a déjà pensé se rapprocher de Montréal, mais elle avoue être incapable de demeurer en ville durant la fin de semaine. Les rues de Saint-Sauveur regorgent de souvenirs de ses sorties de jeunesse.
Comme pour Fabienne Larouche, la coquette ville de Saint-Sauveur est un espace de détente privilégié pour ceux qui aiment la nature, le ski et les bons petits plats. À seulement 45 minutes en auto de la métropole, de nombreux montréalais s’y évadent du stress urbain. Vous serez charmés par ses boutiques, ses restaurants et son ambiance. L’été, un vaste parc aquatique attire des clientèles de tous âges. L’hiver, la station du Mont-Saint-Sauveur est l’un des plus importants centres de ski alpin du Québec. La montagne a l'une des plus longues saisons de ski au Québec. En 1948, le premier téléski en archet (T-bar) en Amérique du Nord y fut installé. Depuis, la station ne cesse de se développer. Et ce n’est que l’une des cinq grandes stations de la vallée qui compte en tout une centaine de pistes. Ski Morin Heights, Mont-Avila et Mont-Olympia à Piedmont, et Ski Mont-Gabriel à Sainte-Adèle complètent l’offre dans un périmètre de quelques km de Saint-Sauveur. Ski alpin, ski de fond et sports de glisse en hiver, vélo, randonnées pédestres, sports nautiques et golf en été, voilà seulement quelques-unes des activités de plein air offertes aux visiteurs.
Mais Saint-Sauveur, c’est aussi une animation culturelle en plein air qui célèbre les plaisirs de la belle saison. À la mi-juillet, la Vallée en Musique anime la scène du Parc Georges-Filion, rue Principale, à proximité de l’Église centenaire, avec une animation musicale des plus variée allant de la musique classique au rock. Fin juillet, début août, le Festival des Arts de Saint-Sauveur est le rendez-vous estival des amateurs de danse, de musique et de nature. Dans le cadre enchanteur de Saint-Sauveur, le festival accueille les grands noms de la danse et de la musique à l’échelle nationale et internationale. Fin août, les Nuits Blues des Laurentides offrent des spectacles de blues présentés gratuitement en plein air au Parc Georges-Filion. Début septembre, lors du congé de la Fête du Travail, Saint-Sauveur s’enflamme pour la fête cubaine avec une Auténtica Fiesta Cubana. À l’Action de Grâce, c’est au tour du Week-end country d’animer la scène au cœur de l’ancien village.
Aux pieds de montagnes des Laurentides et traversée par la rivière du Nord, Saint-Jérôme est la plus importance ville des Laurentides avec quelque 75,000 habitants. Son développement n’est pas étranger au travail colossal du légendaire curé Labelle dont la statue orne le parc qui lui est consacré au centre-ville devant la cathédrale.
Au XIXe siècle, le curé Antoine Labelle, abbé de Saint-Jérôme, a travaillé d’arrache-pied à la colonisation de la région afin de freiner l'exode des Québécois vers les États-Unis. Claude-Henri Grignon l’a immortalisé dans son oeuvre culte Un homme et son péché. Comme les villages se retrouvaient isolés durant l'hiver avec des routes impraticables, il fit pression auprès du gouvernement afin de créer une ligne de chemin de fer pour desservir les Pays d'en haut. Prélat catholique de 1868 à 1891, il réussit à faire relier St-Jérôme à Montréal par train dès 1876. Puis le chemin de fer sera prolongé progressivement pour atteindre finalement Mont-Laurier en 1909.
Le P’tit train du Nord permit aux villages des Laurentides de s'approvisionner durant toute l'année, d'améliorer les postes et d'installer le télégraphe. Mais il permit aussi d'exporter le bois de chauffage vers Montréal, contribuant ainsi au développement de la région. Il attira également des dizaines de milliers de touristes à chaque hiver, venus pratiquer le ski et fut à l’origine du développement touristique des Laurentides.
Avec la construction de routes praticables à l’année, puis de l’autoroute des Laurentides, le train périclita et aujourd’hui la piste cyclable et piétonnière rappelle son tracé. Dans chaque ville sur son tracé, on garde la mémoire de la gare qui jadis jouait un rôle si important dans la vie quotidienne. Et le nom du Curé Labelle est partout.
Ville industrielle et administrative, Saint-Jérôme est aussi la seule ville universitaire de la région avec ses institutions collégiale et universitaire. On trouve ici une vibration jeune et urbaine qui tranche avec les banlieues des Basses-Laurentides et les villes à vocation récréotouristique plus au nord. Cette vibration urbaine est perceptible au centre-ville, autour de la rue Saint-Georges. C’est là qu’on trouve la plupart des meilleurs restaurants, les cafés et bars branchés. L’été, leurs belles terrasses envahissent le domaine public. Vous les trouverez aisément entre le parc Antoine-Labelle et la place de la Gare. Le secteur est en plein redéveloppement avec la nouvelle salle de spectacle de 800 places qui est en construction à côté de la Place de la Gare dont l’ouverture est prévue en 2017. À deux pas, le marché public de Saint-Jérôme est un rendez-vous des producteurs maraîchers où l’on peut trouver fruits et légumes frais ainsi que des plantes, fleurs, fines herbes, produits de l'érable, pain, et pâtisseries.
À quelques km de Saint-Sauveur, la petite ville de Sainte-Adèle s’étend sur plus de 120 km carrés de chaque côté de la Rivière du Nord au beau milieu des légendaires Pays d’En-haut. C’est ici que Claude-Henri Grignon a situé l’action de son œuvre culte Un homme et son péché, rendant le village célèbre dans tout le Canada francophone. L’action du roman se déroule juste avant l’arrivée du légendaire P’tit Train du Nord du curé Labelle qui reliera finalement Sainte-Adèle à Montréal en 1891. C’est juste avant que la région s’ouvre aux amateurs de ski et au tourisme qui est devenu depuis le principal moteur économique de la ville.
Sainte-Adèle doit son nom à son fondateur Augustin-Norbert Morin, un avocat, journaliste et homme politique, fondateur du journal La Minerve, dirigeant du Parti patriote, puis député du parti rouge, qui nomma le village naissant en 1855 du nom de son épouse, Adèle Raymond. À titre de premier ministre du Canada-Est de 1851 à 1855, on doit aussi à ce réformateur l’abolition du régime seigneurial hérité de la monarchie française en 1854. Il participa aussi à la fondation de Morin-Heights et de Val-Morin quelques années avant l'arrivée du curé Labelle.
À seulement 64 km au nord de Montréal, Sainte-Adèle est devenu depuis un carrefour unique reconnue pour son hôtellerie et ses bonnes tables. Depuis 2013, sa vie culturelle a été stimulée par l’ouverture de la Place des citoyens qui propose à la fois expositions, concerts, conférences et spectacles, sa salle de spectacle offrant avec une programmation d'envergure en arts de la scène. Au milieu du parc Claude-Henri Grignon, la Place des citoyens accueille aussi durant la belle saison le Marché public de Sainte-Adèle. Le cinéma Pine, véritable institution au Québec depuis 65 ans avec sa programmation laissant une large place au cinéma indépendant, les galeries d’art et musées complètent l’offre culturelle.
Mais Sainte-Adèle, c’est d’abord et avant tout un lieu de plein-air tout aussi réputé pour son magnifique Lac Rond, véritable joyaux situé en plein coeur de la ville, son impressionnant réseau de sentiers, ses pistes cyclables, ses centres équestres, ses terrains de golf, ses sentiers de motoneige, et ses trois centres de ski alpin.
En 1991, cent ans après son arrivée à Sainte-Adèle, le tracé du P’tit Train du Nord cèdera la place au plus long parc linéaire du Canada, un parc linéaire et piste cyclable de plus de 230 km qui relie Montréal à Mont-Laurier en Hautes-Laurentides, inaugurée en 1996, il y aura vingt ans en 2016.