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Si vous êtes amateur de plages sablonneuses pour la bronzette ou le naturisme, c’est dans la baie de Gaspé que vous trouverez les plus belles plages de sable de toute la Gaspésie. Comme la baie est orientée vers le golfe, les vagues y sont plus importantes que sur l’estuaire. Dans la baie de Gaspé, trois plages sont à ce titre dignes d’intérêt. De chaque côté de la baie, les plages Haldimand et de Cap-aux-Os sont les plus facilement accessibles.

La Plage Haldimand dans l’ancien village du même nom sur la rive sud de la baie, est la plus longue, la mieux aménagée et la plus fréquentée. Elle est située à 8 km du centre-ville de Gaspé, dans un décor fabuleux, avec le Parc national de Forillon comme toile de fond. Avec son vaste stationnement, son chalet de services avec casse-croûte et douches, c’est la seule des trois à s’adresser à un large public.

Sur la rive nord de la baie, dans le village de Cap-aux-Os enclavé dans le parc national de Forillon, la plage municipale est toute aussi sablonneuse,  mais plus courte et les services sont plus rudimentaires et elle est moins fréquentée.

La plage de Boom Défense est plus difficile d’accès, les véhicules ne pouvant s’approcher à proximité. C’est un long banc de sable à travers la baie et on y a accès par le côté sud. On a alors le choix entre la plage du côté de la ville ou celle du côté du golfe. Mais il n’y a ici aucun service, c’est la plus naturelle des trois plages de la baie. Cette plage possède une très ancienne tradition de naturisme et de nudisme. C’est l’une des sept plages recommandées par la Fédération québécoise de naturisme. Il importe toutefois par les amateurs de trouver la section où celui-ci se pratique.

Peu se souviennent du fait que le premier lieu d’implantation de la communauté italienne à Montréal ce fut la paroisse du Mont-Carmel au début des années 1900, au coin d’Amherst et René-Lévesque dans ce qui est maintenant le Village. Ne reste plus de cette époque que le célèbre restaurant Da Giovanni, rue Sainte-Catherine, et quelques familles maintenant bien enracinées dans ce Faubourg Québec qui a vu naître le Village, comme les Forcillo. Car dès 1911, la communauté migre vers le Nord, vers le territoire vierge où s’établit la paroisse catholique Notre-Dame-de-la-Défense et qui deviendra connu comme la Petite Italie de Montréal. La création du Marché du Nord en 1933 (maintenant le Marché Jean-Talon) à proximité viendra renforcer le caractère bien européen de ce quartier au cœur de l’Ile de Montréal.

La communauté a bien changé depuis le temps où Guido Nincheri peint à la demande de la paroisse dans l’église maintenant presque centenaire  le pape Pie XI et Mussolini à cheval dans l’abside pour célébrer les accords du Latran, passés en 1929 entre le Saint-Siège et le gouvernement italien, qui ont menés à la création de la cité du Vatican. Le poids de la religion catholique et de son homophobie active qui marquaient la famiglia décrite par Galluccio dans Mambo Italiano se sont allégés au fur et à mesure que la société québécoise a évolué.  Depuis les années 1960, la Petite Italie n’est plus le cœur de la communauté italienne qui s’est peu à peu déplacé vers  Saint-Léonard, puis  le nord-est de l’Ile de Montréal, mais le quartier est demeuré la principale vitrine de la présence italienne à Montréal.

La revitalisation du Marché Jean-Talon depuis une vingtaine d’années, ainsi que celle des rues Saint-Laurent et Dante ont créé une atmosphère toute épicurienne dans ce quartier reconnu pour ses excellents restaurants italiens, ses terrasses animées et ses boutiques d’alimentation spécialisées et raffinées.

Le marché Jean-Talon, nommé en l’honneur du premier intendant de la Nouvelle-France, se distingue par son important rassemblement de producteurs locaux de fruits et légumes, et par l’offre diversifiée des nombreux boutiquiers. C’est un des plus gros marchés d’Amérique du Nord, dont l’effervescence est constante puisqu’il est maintenant ouvert été comme hiver. C’est le marché chouchou des Montréalais. Il est toujours agréable d’y aller faire ses courses, puis de s’affaler à une des meilleures tables du quartier pour y goûter la douceur de vivre.


En longeant le canal de Lachine, vous pourrez explorer parmi les plus anciens quartiers de la métropole, les seuls, en-dehors des faubourgs à l’est du Vieux-Montréal où a pris racine le Village, à avoir été massivement bâti à l’époque où le cheval était encore maître dans nos rues. Comme dans le Village, vous y verrez des portes cochères donnant accès aux cours où se trouvaient les écuries avant l’adoption de ce mode d’urbanisme bien britannique qu’est la ruelle dans la 2e moitié du XIXe siècle.

Le redéveloppement de Griffintown a profondément transformé la rue Notre-Dame qui avait été au XIXe siècle la principale artère commerciale du secteur. Précédé par le réaménagement de la Petite-Bourgogne au nord qui avait largement gentrifié ce quartier où se concentrait la communauté noire anglophone au début du XXe siècle, un quartier qui avait vu naître le jazz à Montréal, le redéveloppement des abords du Canal au sud de Notre-Dame a transformé cette artère où avaient élu domicile les antiquaires à la fin du XXe siècle. Les cafés, restos, les bars branchés s’y sont multipliés, donnant une nouvelle vie à cette artère. Ce renouveau est très visible des limites du centre-ville, rue Peel jusqu’aux abords du Marché Atwater dans Saint-Henri.

Dans Pointe-St-Charles, il faut faire un détour par la Maison Saint-Gabriel. C'est l'un des rares bâtiments du XVIIe siècle encore debout sur l’Ile de Montréal. C’est la plus ancienne maison de ferme de l’Ile de Montréal. Construite par François Le Ber vers 1660, cette belle maison de ferme sert alors à accueillir les filles du Roy jusqu'en 1673. Elle est aussi utilisée comme ouvroir et petite école. Détruite par un incendie en 1693, seuls la laiterie et l'appentis-est résistent aux flammes. En 1698, elle est reconstruite sur les fondations du bâtiment d'origine. C’est aujourd’hui un musée qui rappelle le mode de vie à Montréal à l’époque de la Nouvelle-France.

Au sud du Canal, c’est vers Verdun que beaucoup de gais se sont dirigés. D’abord à l’ile des Sœurs où ont élu domicile plusieurs créateurs et artistes dans les nouveaux développements au bord du fleuve depuis une quarantaine d’années. Puis au cœur de cette ancienne banlieue maintenant annexée à Montréal, attiré par les grands logements à prix abordable. Ceci a grandement contribué à redynamiser la principale artère commerciale du quartier, la rue Wellington.


Rosemont-La-Petite-Patrie, au cœur de la ville et de l’Ile de Montréal, est un arrondissement qui attire de plus en plus de gais et lesbiennes au fur et à mesure que le Plateau-Mont-Royal se sature. Le mouvement s’est amorcé avec le redéveloppement du pôle Angus où bon nombre de gais se sont installés, et avec le débordement vers le nord de la forte présence lesbienne sur le Plateau.

Plus distants du centre-ville, ce sont des quartiers d’abord et avant tout résidentiels au cœur de l’identité montréalaise. Culturellement, c’est l’univers du groupe Beau Dommage et de son légendaire 6760, Saint-Vallier, Montréal, un des groupes musicaux à avoir le mieux exprimé la culture montréalaise. Ce Montréal familial était jusqu’à la fin du XXe siècle un Montréal où la communauté gaie et lesbienne était plutôt invisible, se résumant à la présence de saunas gais. Un Montréal traditionnel où comme dit la chanson de Beau Dommage les ‘garçons agaçai(en)t les filles et s’appelai(en)t tapette’. Pour moi, c’est le quartier où j’ai grandi au moment où, comme les gais et lesbiennes maintenant, les jeunes familles dans la deuxième moitié du XXe siècle débordaient du Plateau ou d’Hochelaga-Maisonneuve vers Rosemont. C’est aussi le quartier développé il y a un siècle largement par mon grand-oncle, le promoteur immobilier Ucal-Henri Dandurand, un quartier qui doit son nom à la mère de celui-ci, Rose Philipps.

D’un point de vue architectural, surtout dans sa partie ouest, c’est un quartier où l’architecture résidentielle est dominée par cet élément montréalais bien spécifique de la première moitié du XXe siècle, une période de grande expansion de Montréal qui a donné à la métropole sa couleur originale, qu’est l’escalier extérieur en fer forgé menant aux étages. Le visiteur peut s’imprégner de cette vie urbaine où la ruelle était un lieu de socialisation et où on entendait crier aux enfants qui y jouaient comme dans la chanson de Beau Dommage ‘Manon vient souper, si tu viens pas, tu pourras t’en passer. Attends pas que môman soit tannée, pis qu’a descende.’ En arpentant ses rues et ruelles, vous décrirez cette atmosphère qui a marqué la vie montréalaise et qu’on retrouve dans les œuvres des auteurs urbains de Tremblay à Beau Dommage en passant par Yvon Deschamps. Si vous rencontrez encore un hangar autrefois si commun, ayez une pensée pour tous ces jeunes qui y ont fait du touche-pipi, joué au docteur et découvert leur sexualité. Les nombreuses initiatives de l’arrondissement pour verdir ses rues déjà bien souvent bordées d’arbres d’âge mûr, rendent la ballade agréable d’un jardin de rue à l’autre, d’une ruelle verte à l’autre. C’est d’ailleurs dans cet arrondissement qu’on compte le plus grand nombre de ruelles vertes à Montréal.

Depuis des décennies, ce sont des quartiers vers où les Montréalais convergent, que ce soit pour s’approvisionner au Marché Jean-Talon, magasiner rue Saint-Hubert, aller voir un film au cinéma Beaubien ou visiter le Jardin Botanique. Après des décennies de concurrence féroce des centres commerciaux de banlieues, ces pôles se revitalisent à la faveur d’un retour des commerces de quartier et des produits frais et de qualité, du terroir. Ce renouveau est perceptible sur les rues commerciales de l’arrondissement.

La Plaza Saint-Hubert compte plusieurs adresses homosympas. C’est là qu’on trouve le seul établissement spécifiquement gai de l’arrondissement, le Sauna Saint-Hubert. À proximité, la succursale de la Plaza de la librairie Raffin tient depuis 2005 un rayon consacrée à la littérature gaie et lesbienne. Non loin, Isabelle Lehoux offre ses bijoux et créations. Presqu’à l’extrémité nord de la Plaza, Il Boléro est un lieu couru par les fans de fétichisme et de vêtements sexy pour elle et lui.

Parc Molson

Si vous magasinez sur la Plaza, il faut faire un détour aux Délires du Terroir. Cette microboutique aux allures d’épicerie de village, offre un voyage des sens, à la découverte du terroir québécois : fromages, confitures, gourmandises et bières de micro-brasserie sont à l’honneur.

Si vous voulez casser la croûte, le Fixe Café offre d’excellents cafés et des brunchs gargantuesques d’inspiration espagnole très inspirés. Non loin, à la Casa do Alentejo, c’est plutôt la cuisine du Portugal qui est à l’honneur avec ses grillades et un rapport qualité/prix inégalé à Montréal. Pour finir votre visite en beauté, faites un saut à La Récolte, rue Bélanger à deux pas de la Plaza, Ici, on mange bio, équitable et responsable, avec des produits frais du marché. La carte change selon l’humeur des chefs et les saisons.

Au-delà du pôle commercial majeur qu’est la Plaza Saint-Hubert la transformation du quartier est aussi très perceptible sur la rue Beaubien. C’est là qu’à pignon sur rue depuis quatre ans un bar un peu spécial sur la scène alternative, dans une ancienne salle de quilles, très homosympa, Notre-Dame-des-Quilles. Tout le long de la rue jusqu’aux alentours du cinéma Beaubien, les boutiques spécialisées, cafés, restos et bars de quartier se sont multipliés. L’été, la rue s’anime de terrasses installées sur le domaine public. La dernière coqueluche du quartier, c’est le bistro Les Beaux-frères sur Beaubien où la cuisine méditerranéenne revisitée est à l’honneur dans un décor branché avec vue sur le splendide Parc Molson. Recommandé avant ou après un excellent film du cinéma Beaubien voisin.

La rue Masson, juste au nord du pôle Angus, a connu aussi depuis vingt ans une revitalisation et plusieurs établissements homosympas y ont ouvert. Certains parlent d’une ‘plateauisation’ du quartier, mais il s’agit d’une exagération. Les commerces et leur densité répondent encore principalement aux besoins de l’arrondissement, un arrondissement aussi populeux que la plupart des grandes villes régionales du Québec avec ses 137,000 résidants.


Même s’il s’agit d’un quartier essentiellement résidentiel, avec la richesse de sa vie culturelle, ses belles rues commerciales, son architecture du début du XXe siècle, le Plateau Mont-Royal est depuis des décennies un quartier couru pour ses bonnes tables abordables. Le renouveau de la gastronomie, est-ce un hasard, s’est amorcé à quelques coins de rue de l’Institut de tourisme et d’hôtellerie du Québec, installé depuis le début des années 1970, rue Saint-Denis devant le carré Saint-Louis. L’institution a largement contribué à la formation de nos chefs et cuisiniers.

À quelques de l’Institut, c’est d’abord sur la rue St-Denis que ce mouvement s’est amorcé. Allez faire un tour chez Anga qui propose un voyage vers une cuisine raffinée et surprenante, basée sur des plats internationaux contemporains et des saveurs rares de la forêt amazonienne brésilienne.

Depuis les années 1970, la rue Prince-Arthur est devenue très courue d’abord pour ses brochetteries grecques où on peut apporter son propre vin. Aujourd’hui, la rue piétonnière qui relie le boulevard Saint-Laurent au carré Saint-Louis s’est diversifiée et compte plusieurs bonnes tables avec terrasse sur rue l’été. Les amateurs de cuisine française feront un saut aux Deux Gamins où elle est préparée avec amour par de jeunes chefs novateurs avec les meilleurs ingrédients du marché. Cette tendance s’est reproduite rue Duluth un peu plus au nord.

La rue Saint-Denis du sud au nord de l’arrondissement compte de nombreux restaurants et cafés très courus où les touristes et visiteurs adorent s’affaler dans une atmosphère très européenne. Arrondissement favori de la colonie artistique, il n’est pas rare d’y rencontrer les vedettes du petit et du grand écran. Allez faire un tour au Café Cherrier. Cette tendance a depuis longtemps débordé sur l’étroite avenue du Mont-Royal où L’Avenue fait figure de véritable institution avec ses brunchs.

Plus près du métro et de la rue St-Denis, la Binerie Mont-Royal est une véritable institution depuis 1938, spécialisée en cuisine québécoise traditionnelle fréquentée même par les critiques culinaires. On y raffole bien sûr des fèves au lard, mais aussi de la tourtière, du pâté chinois, du pouding chômeur, de la soupe aux pois et de la bière d'épinette. Vous y plongerez dans l’univers culinaire du Plateau de Michel Tremblay. Le resto a été immortalisé par le film Le matou. Un peu plus à l’ouest, Franck et Wilfrid vous font déguster de succulentes crêpes sucrées ou salées préparées par un vrai chef breton, de généreux brunchs et desserts exquis chez Pause & Vous. Ces français se sont amusés à revisiter notre poutine pour en faire un plat unique qu’on doit goûter.

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Apportez votre vin

Un coin de rue plus loin, sur Marie-Anne, Le P’tit Plateau, un petit resto discret, à deux coins de rue de Saint-Denis, où on peut apporter son vin, une tradition qui a pris naissance sur le Plateau il y a près de quarante ans. Le canard est une de spécialités de l’endroit. Du saumon au cassoulet, en passant par le tartare, tout est préparé avec grande maîtrise.

Dans la même catégorie, à l’écart, sur Rachel, Les Infidèles et Le Poisson Rouge sont deux très bonnes adresses homosympas. Avec son décor intimiste, Les Infidèles offre une cuisine française sans prétention intégrant plusieurs produits du terroir québécois, comme le cerf, le veau, les poissons et quelques fromages. Il faut goûter au feuilleté aux champignons sauvages, au confit de canard, au ris de veau ou au filet mignon sauce au bleu. Le menu dégustation favorisera votre découverte.

Devant le Parc Lafontaine, Le Poisson rouge s’est bâti une solide réputation avec ses spécialités de la mer bien sûr comme la raie, le saumon, le flétan, le thon, pétoncles et homard, mais aussi son steak d’Angus, confit de canard et de ris de veau. En remontant la rue Papineau au bout du parc, arrêtez-vous rue Gilford où loge discrètement le Pégase, l’un des dix meilleurs apportez votre vin à Montréal et un secret bien gardé du Plateau. Ce resto se démarque par la qualité de sa cuisine avec les classiques de la maison que sont le magret de canard, le lapin de Stanstead, le carré d’agneau ou le filet de bœuf.


À l’est de la Colline parlementaire, de l’autre côté du canal Rideau, le marché By anime la basse-ville, le quartier traditionnellement francophone d’Ottawa. Autour des étals de fruits et légumes frais, de fleurs des maraîchers des deux rives de l’Outaouais, de bouchers, de poissonniers, les meilleures tables d’Ottawa ont été dressées, attirant dans l’animation du quartier cafés, pâtisseries, pubs, bars, boutiques spécialisées, galeries qui donnent au quartier son allure européenne. C’est là où la vie nocturne est la plus vibrante et branchée. Après une visite à l’élégant Musée des Beaux-Arts du Canada ou à la sortie d’un spectacle au Centre national des arts, c’est l‘endroit où il faut terminer la journée.

Rue York, le LookOut est un pub gai et lesbien très apprécié. Au rez-de-chaussée, attablez-vous au Kinki et régalez-vous de sa fine cuisine japonaise. 

Benny's Bistro

Un peu plus loin sur Murray, le Boulanger Français avec ses pains frais et viennoiseries est une véritable institution qui recèle un secret gardé, le Benny's Bistro qui loge derrière la boutique à l'écart de la rue. Ouvert uniquement pour le dîner avec des tables d'hôte dignes des menus en soirée, c'est une des meilleures tables d'Ottawa. 

Il y a toujours des soirées gaies dans l’un ou l’autre des multiples bars et clubs des alentours. Depuis des années, la soirée Hump du mercredi au Mercury Lounge est très courue.

Si vous êtes amateurs d’arts visuels, allez faire un tour à la Galerie Jean-Claude Bergeron, à la Galerie Saint-Laurent Hill, à la Galerie Alpha ou à la Galerie Gordon Harrison, rue Sussex.


La vieille ville, autrefois emmurée, construite sur le port, a une tradition gastronomique qui remonte aux débuts de la colonie. C’était l’époque des auberges qui accueillaient les visiteurs venus de tout le continent et d’outre-Atlantique. La Maison Pierre-du-Calvet construite en 1771 témoigne de cette longue tradition. C’est le plus vieux bâtiment de Montréal à toujours accueillir les visiteurs et à leur offrir sa table copieuse dans la tradition des auberges du XVIIIe siècle.

Depuis cette époque, l’offre gastronomique s’est bien sûr diversifiée et on trouve d’excellentes tables partout dans ce quartier historique. Près de l’Église Notre-Dame, il faut découvrir la cuisine moléculaire de Fibo. C’est toute une expérience. On peut aussi débuter ou terminer sa soirée au-rez-de-chaussée dans l’atmosphère branchée de L’Assommoir où les produits du terroir sont à l’honneur. À quelques pas, Le Chat Noir propose des plats typiquement français tels le pâté chinois au canard, les rognons ou le foie de veau, le boeuf bourguignon ou la bavette de boeuf dans l’atmosphère très détendue et feutrée et romantique d'un petit resto sans prétention dans l’atmosphère chaleureuse d’un bâtiment historique

Avec le redéveloppement du Faubourg aux Récollets à l’ouest du Vieux-Montréal, la rue McGill qui mène du Vieux-Port au square Victoria, est devenu un nouvel axe couru avec ses beaux restos et bistros. Dans un décor décontracté, chaleureux et convivial, Ikanos invite à redécouvrir les classiques de la cuisine de la Grèce et de la Méditerranée réinventés par Constant Mentzas, son chef-propriétaire. Ici les fruits de mer et poissons sont sélectionnés avec soin en fonction des arrivages et grillés sur feu de bois dans un four à braise. Aménagé sur le site de l’ancien couvent des Sœurs Grises plus près du Vieux-Port, le Bistro Brasserie Les Sœurs Grises propose des bières artisanales, des bières brassées sur place et un menu composé de produits locaux. Non loin de là, l'Atelier d'Argentine est un endroit au style et au menu typiquement argentin, qui vous donnera l'impression de vous retrouver au coeur de Buenos Aires. Le menu mets l'accent sur la qualité des ingrédients utilisés, et reflète fidèlement la nourriture argentine contemporaine. L’aventure se prolonge en découvrant la route des vins d’Argentine.

L'homosexualité est présente à Montréal depuis le début de la colonie. Déjà sous le Régime français, on retrouve dans les archives des condamnations pour ‘bougrerie’, le terme utilisé à l’époque pour parler du sexe entre hommes.

Mais c’est vraiment au milieu du XIXe siècle que les Archives gaies du Québec ont retracé les premiers lieux de rencontre gais au cœur du Vieux-Montréal. À la brunante, on peut s’imaginer ces hommes se promenant au Champ-de-Mars bordé alors comme aujourd’hui de peupliers contre lesquels les mecs racoleurs s’adossaient pour attendre leurs partenaires. Avec son port de mer, rendez-vous de tous les plaisirs pendant la Prohibition américaine, Montréal, alors métropole du Canada, s’est tôt affirmé comme une ville ouverte et le centre de la vie gaie au Québec. À proximité du centre-ville, les gais et lesbiennes affectionnent ce quartier où on replonge dans l’histoire coloniale de Montréal. Selon un sondage réalisé il y a une quinzaine d’années, c’était le -deuxième quartier à Montréal à compter le pourcentage le plus élevé de personnes s’identifiant comme homosexuelles ou bi-sexuelles… après le Village. Ce quartier hautement touristique est l’un des rares quartiers anté-rieurs au XXe siècle encore relativement bien préservé en Amérique du Nord. Vous aime-rez ses rues étroites chargées d’histoire. Pas étonnant qu’on y tourne des films dont l’action se déroule en Europe. Pour plonger dans l’histoire de la ville, visitez le Musée de la Pointe-à-Callière et le Château Ramezay.

Le quartier compte un large éventail de lieux d’hébergement pour ceux qui veulent se replonger dans l’histoire de la ville. Mais vous ne voudrez pas manquer de visiter la Maison Pierre-du-Calvet construite en 1770 et qui sert encore d’auberge et de restaurant.

Cité mémoire

En préparation des festivités du 375e anniversaire de Montréal en  2017, Cité Mémoire, une oeuvre de Michel Lemieux et Victor Pilon, en collaboration avec Michel Marc Bouchard, nous plongera dès mai au cœur de l’histoire de Montréal. Par le biais d’une vingtaine de tableaux de projection, Cité Mémoire vous convie à une rencontre fascinante avec des personnages connus ou inconnus, témoins de la richesse et de la complexité de la ville à travers le temps. Projetée à même des murs existants, des murs aveugles, des arbres ou encore le sol, cette œuvre grandiose ranime le passé de la métropole.

Cette année encore, les soirées gaies mensuelles Drama Queen seront de retour en mai au club Peopl, rue Notre-Dame.

Depuis dix ans, Piknic Électronik, un événement de musique électronique extérieur, rassemble des milliers d’amateurs de musique électronique tous les dimanches de l’été, de mai à octobre. Dans un décor vert et bucolique, c’est au Parc Jean-Drapeau sur les Iles Ste-Hélène et Notre-Dame que le Piknic a élu domicile depuis sa création. Du Vieux-Montréal, le site est facilement accessible par la navette fluviale ou via le pont de la Concorde dans Cité du Havre en transport en commun. Le site compte deux scènes, une principale où se relaient les invités internationaux et une seconde réservée presque exclusivement aux artistes locaux, pour deux ambiances musicales différentes. Il compte aussi une aire de pique-nique, un casse-croûte, plusieurs points de service de bar et de grands espaces de détente où les pique-niqueurs peuvent se rassembler, au gré de l’atmosphère cherchée.

L’hiver, c’est sur le site du Vieux-Port qu’Igloofest réchauffe l’hiver des fans de musique électronique depuis 2007. La caractéristique unique de ce festival de musique électronique urbain est qu’il propose une programmation hivernale extérieure. Le festival a lieu durant les trois derniers week-ends de janvier au Vieux-Port de Montréal. Chaque année, le site du Vieux-Port est aménagé pour pouvoir accueillir les meilleurs DJs et jusqu’à 10 000 danseurs. Le lieu abrite notamment un bar de glace complet, des jeux d’éclairage et des écrans géants.

 

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Parler de gastronomie dans le Mile-End ne peut se faire sans parler de l’héritage juif et est-européen de la cuisine montréalaise. Car le Mile-End est le centre des institutions emblématiques de cet héritage qui comprend le bagel et les sandwichs à la viande fumée ou au saucisson que l’immigration juive nous a apporté de l’Europe de l’Est dont étaient originaires la grande majorité des immigrants juifs du début du XXe siècle. Dans le Mile-End vous trouverez ces temples du bagel montréalais que sont Fairmount Bagel et le Saint-Viateur Bagel. On raconte que, probablement en s’adaptant au goût local, le bagel montréalais est plus sucré et délicat que son cousin new-yorkais. Les amateurs de viande fumée voudront faire la queue et aller goûter le célèbre smoked meat montréalais chez Schwartz, rue St-Laurent, un peu au sud du Mile-End, De retour dans le Mile-End, il faut aller goûter le sandwich au saucisson de Walensky, rue Fairmount.

C’est probablement cette spécialité de bagel et de sandwich qui a fait du Mile-End une destination de prédilection pour les amateurs de brunchs copieux. La tradition a été bien implantée par le resto Beauty’s, avenue du Mont-Royal où le bagel est une spécialité et elle a été mise au goût du jour par des restos comme B & M ou Fabergé, sur Saint-Viateur et Fairmount. Le resto syrien Kazamaza, avenue du Parc, en propose même une version moyen-orientale.

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Le caractère multiethnique du quartier se reflète bien sûr dans sa restauration et on peut y trouver d’excellentes tables offrant des spécialités provenant des quatre coins du bassin méditerranéen. Au bistro Barcola, avenue du Parc, vous découvrirez une cuisine authentique du Nord de l’Italie dans un décor intime. La Cuisine d’Izza, rue Bernard, nous fait découvrir la fine cuisine marocaine. L’influence espagnole est bien présente dans la carte de L’Assommoir, un peu plus loin, toujours sur Bernard, qui nous offre en hors d’œuvre avant une soirée animée tapas et ceviches.  Rue Van Horne, coin Hutchison, au tout début d’Outremont, le Caffé Della Pace décline le café italien en mode végétarien avec une cuisine santé maison toute en fraicheur. Les prix sont très abordables, l’atmosphère est convivial avec un piano dans un coin et des sofas dans l’autre. Les familles et enfants tout aussi bien que les queers s’y côtoient en paix. Mais l’éventail est bien plus large et pour le découvrir Local Montréal Tours vous propose des circuits gourmands qui vous feront découvrir la richesse et diversité de l’expérience épicurienne du Mile-end.

Du côté d’Outremont, sur la chic rue Laurier ouest, le bistro Chez Lévêque est un incontournable depuis plus de quarante ans. Sur un ton humoristique un tantinet irrévérencieux, le thème religieux y est décliné en référence au patronyme du chef-propriétaire Pierre Lévêque. Cette chic brasserie parisienne avec une touche bien montréalaise n’a pas dérogé du concept qui a fait son succès : bonne bouffe, bon vin et une ambiance branchée mais décontractée. Ses menus économiques de ‘faim de soirée’ attirent les plus jeunes après 21h.


Avec sa vingtaine de bars, pubs, clubs et discothèques, le Village est le principal centre de la vie nocturne gaie au Québec. Certains établissements sont de véritables institutions. Le Complexe Sky avec son pub, son club, sa terrasse sur le toit où on trouve aussi une piscine, est un incontournable depuis vingt ans. Il se dresse dans la même bâtisse que l'ancienne Boîte En-Haut, le premier bar gai du Village, ce qui en fait le plus vieux lieu de rencontres gaies toujours ouvert depuis plus de 40 ans.

Une visite du Village gai ne saurait être complète sans une soirée au Cabaret Mado où règne la célèbre drag queen Mado Lamotte sur une cour de personnificateurs féminins et autres artistes défiant les genres. Vous le trouverez facilement avec le personnage clownesque de Mado sur la devanture.

Le Unity et le Play Montréal sont deux discothèques des plus populaires. Le Stéréo, célèbre afterhours reconnu pour la qualité de son système de son, accueille une clientèle branchée mixte, gaie et hétéro, ce qui témoigne de l'ouverture d'esprit de la métropole. Ces clubs accueillent régulièrement les meilleurs DJs du circuit gai.

Les amateurs d’hommes barbus et poilus, de cuir et de jeans se retrouvent à l'Aigle Noir ou au Stud, alors que les filles se donnent rendez-vous au Cocktail, le vendredi. Pour un verre entre amis dans une atmosphère chaleureuse, le Lounge L’Un & L’Autre, rue Amherst, est fort apprécié.

Le quartier ne manque pas à la réputation de ville ouverte de Montréal avec ses saunas, ses bars de danseurs nus, sans parler des lieux de drague. Les touristes apprécient beaucoup les bars de danseurs nus comme le Stock et le Campus qui dénudent depuis des décennies les plus beaux garçons de la ville. Avec de nombreux hôtels, auberges et gîtes à proximité, il est facile de profiter de sa vie trépidante 24 heures sur 24. Avec sa centaine de cafés et restaurants, les visiteurs trouveront toujours une table et une atmosphère à leur goût. Il est littéralement possible d’y faire le tour du monde dans votre assiette. Pour faire des emplettes, l’homme gai trouvera tout l’essentiel dans les boutiques du Village.

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