Céline Dion est certainement la québécoise la plus connue à travers le monde. La p’tite fille de Charlemagne, petite ville de Lanaudière, a chanté pour la première fois en public ici dans le resto-bar de son père Le Vieux Baril. Sa vie aura été bien différente de la Céline du chanteur français Hugues Aufray à qui elle doit son nom. La cadette de quatorze enfants aura eu la carrière la plus extraordinaire qui soit. Une carrière qui aura débuté par la chanson composée pour elle par sa mère Ce n’était qu’un rêve, mais son rêve de devenir chanteuse s’est réalisé de la manière la plus merveilleuse qui soit. Elle fait aujourd’hui partie avec plus de 230 millions d’albums vendus dans le monde de la courte liste des cinq chanteuses les plus populaires de tous les temps.
Après des débuts plutôt conservateurs avec un premier album intitulé La voix du bon Dieu et comme premier succès la chanson Une colombe interprété au Stade Olympique de Montréal lors de la visite du pape Jean-Paul II, Céline Dion amorce un virage après son premier grand succès Incognito en 1988.
Mais c’est en 1991, il y aura 25 ans cette année, avec son premier grand succès international francophone l’album Dion chante Plamondon qu’elle devient une icône dans la communauté gaie alors qu’elle reprend le succès de Starmania Un garçon pas comme les autres et qu’elle interprète pour la première fois L’amour existe encore en plein épidémie du sida. Elle consolide son rôle d’icône en n’hésitant pas au fil des ans à s’associer à des festivités de la fierté gaie et à sortir de sa réserve sur les enjeux politiques pour se prononcer en faveur du mariage gai et de l’adoption par les couples gais et lesbiens.
Son succès L’amour existe encore prend un sens tout personnel quand elle résonne en 2016 aux funérailles nationales de son mari et gérant René Angélil, décédé du cancer, dans la même église Notre-Dame de Montréal où elle s’était marié vingt-et-un ans plus tôt.
La modeste maison d’enfance de Céline Dion où elle a appris en famille à chanter, au 130, rue Notre-Dame à Charlemagne, qui avait été transformé en commerce avant d’être rachetée par la famille, a fait place en 2015 à une nouvelle bâtisse qui loge notamment la Fondation Maman Dion. En juillet et août 2016, la tournée qui suivra la parution d’un nouvel album francophone l’amènera au Québec pour le plus grand plaisir de ses fans.
François Cormier a permis au cinéma de prendre une toute autre place à Percé, voire même en Gaspésie. L’événement, devenu désormais un rendez-vous incontournable pour les amateurs de culture dans l’Est du Québec, donne à l’enfant du pays un statut forcément particulier. Depuis huit ans, au mois d’août alors que les cieux se remplissent des étoiles filantes dites perséides, Percé voit toutes les stars briller sur grand écran avec les Percéides.
Celui qui avait quitté sa région natale pour « apprendre son métier » à Montréal, a ensuite voulu revenir sur ses terres pour faire vivre aux habitants de son coin des émotions artistiques qu’on pense souvent réservées aux grandes villes. Après avoir été impliqué dans le milieu culturel comme commissaire, programmateur et collaborateur pour le Festival des Grandes Écoles de Cinéma du Monde, le Festival Vues d'Afrique et pour le Festival international du Jeune Cinéma de Montréal, en 1992, il fonde Champ Libre, un diffuseur montréalais dans les domaines des arts électroniques et de l’architecture dont il a assumé la direction artistique de 1992 à 2007. En 2008, il crée en Gaspésie un tout nouvel événement dans les domaines du cinéma et de l’art contemporain, Les Percéides, festival international de cinéma et d’art de Percé, et La Nuit du cinéma à Percé, une activité de diffusion hivernale en plein air sur le site historique Charles Robin sur la plage de Percé.
Avec cette initiative, François Cormier fait la part belle à un genre méconnu pour le grand public qui l’assimile parfois à un art obscur, le cinéma d’auteur, qu’il soit québécois ou international. Il met également en avant la création 100% gaspésienne, rêvant doucement à donner l’impulsion nécessaire pour l’éclosion d’une jeune génération de cinéastes du coin qui n’auraient pas besoin de partir, à Montréal ou ailleurs, pour réussir.
www.perceides.ca
Né à Jonquière en 1965, Dany Turcotte a fait ses débuts sur scène à 19 ans. Au cégep où il entreprend des études en arts et technologie des médias, il fait la connaissance de Dominique Lévesque, qui devient son plus fidèle acolyte. Avec quatre autres amis, il fonde le Groupe Sanguin, un groupe d'humour qui offre de nombreuses représentations partout au Québec de 1986 à 1990. Après sa dissolution en 1991, Dany Turcotte forme, avec son complice de toujours, le tandem Lévesque et Turcotte. Le duo connaît un immense succès avec quatre spectacles originaux et plus de 2000 représentations devant plus d'un million de spectateurs. Vingt années de tournée leur valent plusieurs nominations aux galas de l'ADISQ et Les Olivier. Dany Turcotte remporte d'ailleurs l'Olivier du meilleur personnage humoristique en 1999 pour son légendaire Dany Verveine.
À l'automne 2004, il devient le « Fou du roi » de la version québécoise de Tout le monde en parle, animée par Guy A. Lepage. Jusqu’alors très discret sur son orientation sexuelle et sa vie privée, Dany est mis à mal face au chef du Parti Québécois André Boisclair, lui-même ouvertement gai, sur le plateau de Tout le monde en parle en septembre 2005. Il sort alors du placard la semaine suivante durant l’émission grand public. Il devient par la suite l'un des porte-paroles de Gai Écoute et ne se gêne plus pour faire allusion à son orientation sexuelle à la télé. En 2009, il reçoit le prix de lutte contre l'homophobie. Il participe ainsi à une campagne de lutte contre l’homophobie où il incarne avec Guy A. Lepage un couple gai fictif.
Depuis dix ans, il anime à la télévision de Radio-Canada, La petite séduction, une émission qui s’inspire du film québécois à succès La Grande Séduction, où il fait connaître à une invitée parmi les plus beaux villages du Québec et du Canada. L’émission connait un succès retentissant et permet au public québécois et canadien de découvrir des coins de pays méconnus. En compagnie de ses invités, Dany a jusqu'à présent visité près de 200 villages à travers le Québec et le Canada dont le village de La Doré dans l’édition 2016.
Mado Lamotte est un personnage incontournable de la vie nocturne du Village depuis maintenant plus de vingt ans. Tellement incontournable qu’elle a littéralement tête sur rue dans l’enseigne du Cabaret Mado qui porte son nom depuis 2002 et où elle est indubitablement la reine des lieux. De loin la plus connue des drag queens du Québec, elle a révolutionné le genre par son personnage extravagant et caricatural à l’humour bitch grinchant, ses perruques, ses maquillages flyées et ses costumes délirants. Une notoriété qui s’est même installé outre-Atlantique où elle aime bitcher nos cousins français qui l’invitent et en redemandent à Paris.
Luc Provost, l’homme derrière la bitch, a d’abord créé et rodé son personnage comme danseuse au Poodle, puis comme cigarette-girl au bar Le Lézard, sur le Plateau, dans le cadre des premiers Mardis interdits et aux Jeudis gais du Royal, les soirées Queenex dans le Quartier latin.
Mado a fait les belles heures de la vie gaie montréalaise avec ses fameux bingos initiés au bar Zorro avant de devenir les délirants Bingos à Mado au Sky Pub, puis au défunt Spectrum dans le Quartier des spectacles avant de faire le tour du Québec jusqu’au très chic Casino de Montréal. Elle est devenue une figure connue de la télé québécoise en participant à diverses émissions de variété et en agissant comme commentatrice des défilés de la fierté à la fin des années 1990 au défunt réseau Télévision Quatre Saisons.
Pendant des années, elle a attiré les plus grandes foules, des dizaines de milliers de spectateurs, à son spectacle annuel sur rue Mascara : La nuit des drags lors du festival LGBT Divers/Cité, l'un des plus grands événements drag au monde. Avec plus de 500 costumes de scène pour faire vivre son personnage, c’est une grande star dans l’univers des drag queens.
Autant de notoriété en a fait une des icônes de cire au Musée Grévin de Montréal depuis son ouverture en 2013. Mais mieux vaut aller la voir en personne dans son royaume, le Cabaret Mado pour goûter (ou subir) son humour grinchant.
Né à Québec il y a soixante ans, Yvon Goulet est un artiste-peintre dont l’œuvre est intimement associée au Village où il peint et habite. C’est un artiste recycleur qui aime utiliser les matériaux de récupération comme support à l'expression de sa création. En 1988, il complète un baccalauréat en arts à l'Université du Québec en Outaouais et en 1989 il participe à un stage d'art et environnement avec Philip Fry de l'Université d'Ottawa. Certaines de ses oeuvres font partie des collections de divers musées dont le Musée national des Beaux-Arts du Québec et la banque d’œuvres du Musée des Beaux-Arts du Canada. L'une d'elle forme la couverture de la dernière édition de La cité dans l'œuf de Michel Tremblay. Yvon Goulet a exposé ses hommes du Village à plusieurs reprises au Québec et à l'étranger. En 2002 il a participé à l'exposition itinérante Le corps gai au vieux Palais de justice de Saint-Jérôme, puis à Québec. De 1992 à 2002, il a participé à diverses expositions d’Ottawa au Japon, en passant par Paris, Bruxelles et Barcelone.
Yvon Goulet agit en tant qu'historien visuel à la recherche d'artefacts culturels dans le Village. Ses tableaux, inspirés des événements festifs et culturels de la communauté gaie, lui permettent d'exprimer le quotidien, d'enregistrer l'événement et de mettre en scène le corps masculin comme participant actif au sein de la communauté gaie. "J'exprime le milieu dans lequel je vis c'est-à-dire en gros le Village. Le corps de l'homme, à la différence de beaucoup d'autres artistes, est pour moi non pas une finalité, mais un accessoire qui me permet d'aller vers une représentation urbaine et aussi vers un constat social de mon époque". Toujours parcellés, divisés, construits, ses tableaux juxtaposent une multitude de fragments épisodiques reliés aux moeurs gaies qui, un coup assemblés, forment une vision pluridimensionnelle de la communauté gaie.
Chaque année, il participe au Festival international Montréal en Arts et vous le rencontrerez assurément si vous arpentez les rues du Village.
Après avoir quitté sa Bretagne natale pour le Québec en 1977, Gérard Pourcel a tour à tour été enseignant, chroniqueur littéraire, journaliste, directeur d’organismes littéraires, puis agent culturel pour le Ministère de la Culture. Ses emplois successifs l’ont amené à vivre à Alma, Jonquière, Montréal, puis Baie-Comeau où il s’est fixé à la retraite. C’est là qu’il s’implique dans l’Association des hommes gais de Manicouagan jusqu’à sa dissolution en 2009.
Esprit libre, mal à l’aise face aux rectitudes politiques et morales, ses sources d’inspiration s’ancrent dans le terreau social et humain souvent banal. Il force le destin de ses personnages fictifs, mais si vrais, dans leurs zones d’ombre, sans pour autant les juger. Essentiellement nouvelliste et accessoirement blogueur, il s’exerce même à l’art du haïku avec un ton humoristique, voire corrosif.
Il avoue publier peu, mais l’écriture est toujours au centre de ses préoccupations. Prix de la Plume saguenéenne en 1984 pour une nouvelle, Pas de café pour Émile, il publie son premier recueil, Le Dernier été balkanique en 1989. Au cours des ans, il a signé plusieurs nouvelles dans le collectif Un lac, un fjord, un fleuve, chez XYZ éditeur, aux éditions Tire-Veille et dans la revue littéraire de la Côte-Nord Littoral.

Il nourrit son imaginaire de ses voyages en Europe, au Moyen-Orient, en Afrique du Nord, en Amérique du Nord, centrale et du Sud et, plus récemment, au soleil de Cuba en hiver, où il a écrit son recueil de nouvelles paru en 2012, Chroniques d’une mémoire infidèle. Les onze nouvelles de ce recueil nous transportent de la Côte-Nord au Village gai de Montréal, des États-Unis au Mexique, en passant par Cuba et le Maroc. Mais au-delà de l’exotisme des sables brûlants et des hivers enneigés, c’est un voyage au cœur de l’humanité que nous propose l’auteur. Passions, idéaux, sentiments nobles et moins nobles, sensualité, séduction, désir. Un parcours audacieux, souvent empreint d’humour, qui explore les arcanes de la sensibilité gaie.

En 2021, il nous offre De Pessamit à Jérusalem: Une Innue se raconte qu’il a corédigé avec et à partir des souvenirs et de la vie de sa voisine Ninon Labrie qui raconte le parcours atypique de cette femme qui a su construire son bonheur et celui des autres.
Depuis ses débuts et même aujourd’hui, à bientôt 69 ans, Yves Jacques mène parallèlement une carrière au Québec et en France, tant au cinéma qu'au théâtre. Il a tourné dans six films du réalisateur québécois Denys Arcand, dont Le Déclin de l'empire américain, Jésus de Montréal et Les Invasions barbares, et plus récemment, Le Testament (2023) aux côtés de son ami Robert Lepage (photo ci-bas). Il a tourné dans sept films du cinéaste français Claude Miller. Il a aussi travaillé pour Xavier Dolan.
Il a joué en tournée mondiale, à partir de 2001, deux spectacles de Robert Lepage, La Face cachée de la Lune et Le Projet Andersen, dont il interprète seul les personnages. Par la suite, il a joué dans une multitude de pièces au théâtre, ici comme ailleurs en Europe. Il considère que son personnage d'enseignant homosexuel dans Le Déclin de l'empire américain lui a permis d'assumer lui-même son homosexualité.
Le cinéaste Claude Miller, qui fit appel à lui pour plusieurs rôles au cinéma, a dit de lui : « Yves Jacques est l’un des plus grands acteurs du monde, c’est une grande vedette au Québec. (…) Sa culture d’acteur anglo-saxonne est merveilleuse, il est capable de passer du drame à la comédie avec un grand sens du rythme, de la musique. »
C’est d’abord comme chanteur du groupe québécois Slick and the Outlags, qui parodiait le rock and roll américain des années 50, qu’il s’est fait connaître, dans les années 70, pendant ses études en théâtre. Puis en 1981, avec la chanson « On ne peut pas tous être pauvres », il devient le premier réalisateur de vidéoclip indépendant au Québec.

À la suite de sa sortie du placard en 1997, il fait partie des gouverneurs de la Fondation Émergence pour la défense des droits LGBT et a été pendant deux ans porte-parole du Centre d'aide Gai Écoute.
Il a été nommé Chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le ministère de la Culture et de la Communication de France en février 2001, et Officier de l’Ordre du Canada depuis 2009, pour ses interprétations au théâtre, à la télévision et au cinéma, au Canada comme à l’étranger.
Léa Pool fait partie de ces femmes et de ces hommes qui ont choisi Montréal, dans son cas il y a plus de quarante ans. Née à Genève d’un père d’origine juive polonaise et d’une mère suisse alémano-italienne et protestante, elle immigre en 1975 pour étudier en Communications à l’Université du Québec à Montréal.
Réalisatrice et scénariste, Léa Pool est toujours demeurée discrète sur sa vie privée. Son identité sexuelle, vacillant entre gaie et bisexuelle, se fait sentir dans son observation continue des frontières entre les relations homoérotiques et homosociales chez les femmes comme dans son premier succès primé, La femme de l'hôtel en 1984, et dans son affection pour les triangles amoureux. C’est un sujet familier pour la réalisatrice comme femme juive et immigrante, mère monoparentale de surcroit.
Dans Rispondetemi, réalisé dans le cadre de l’anthologie Montréal vu par... à l’occasion du 350e anniversaire de la ville, son histoire d’une femme accidentée en route vers l'hôpital dans les bras de son amante à travers un parcours fou dans les rues de Montréal, considérée comme l’un de ses chefs-d’œuvre, est certainement son film le plus ouvertement lesbien. Les films les plus puissants de Pool sont ceux qui s’inspirent de ses expériences personnelles comme Anne Trister, sorti en 1986, le récit d’une artiste bisexuelle immigrante en conflit avec ses parents, tout comme Emporte-moi sorti en 1999. Avec À corps perdu, elle adapte le roman Kurwenal de l’écrivain Yves Navarre et explore l’homosexualité masculine.
Grand succès auprès du public, son film La Passion d’Augustine, sorti en 2015, a remporté six prix au Gala du cinéma québécois dont ceux de meilleur film et meilleure réalisatrice. En remportant le prix de meilleure réalisatrice, Léa Pool devenait la première femme à remporter ce prix dans le cadre de ce Gala.
L’artiste-peintre de Cloridorme, le gaspésien Marc-Alain Marticotte, a vu une de ses œuvres être acceptée par le comité de sélection comme don à l’enrichissement des collections du Musée de la Gaspésie, à Gaspé. Son intronisation a eu lieu le 18 octobre dernier en présence du directeur général de l’institution, Martin Roussy.
Le Musée de la Gaspésie, créé en 1977, a pour mission de collectionner, interpréter, étudier et diffuser le patrimoine culturel de la Gaspésie, afin que tous puissent découvrir ou redécouvrir l’histoire de ce territoire. C'est dans le cadre d'un volet de cette mission que la proposition d'oeuvre de M. Marticotte viendra enrichir les collections de l'institution. Le Musée anime aussi son milieu par le biais de l’éducation muséale et de l’action culturelle, puis assume son leadership régional en muséologie en partageant ses expertises et en collaborant avec de nombreux acteurs du territoire.

L’œuvre offerte au Musée intitulée « Raconte-moi la Gaspésie », une toile de format 20’’ x 30’’ (50,8 cm x 76,2 cm) a été réalisée avec l’acrylique et des techniques mixtes et medium gel.
L’artiste y évoque divers aspects historiques, culturels et humains de la société gaspésienne depuis sa découverte en 1534. Les divers aspects qui y sont illustrés, tel que l’explique M. Marticotte, ce sont :
- Le rouleau historique de la découverte
- La bouée des bateaux
- L’arrivée de Jacques Cartier
- Gaspé le nouveau monde
- L’influence du christianisme
- La forteresse / le cap de Gaspé
- La baie de Gaspé
- Les outils de travail des pêcheurs
- La drave
- La fierté gaspésienne, sa culture
Certains éléments sont spécialement présents pour montrer la modernité et l’évolution du bout du monde, tout en évoquant la présence amérindienne. Bien entendu, le style non-figuratif de l’œuvre laisse place à des interprétations. L’artiste tient quand-même à préciser ce qui a alimenté sa créativité lors de son exécution au cours de l’été 2024.

Avantageusement connu comme artiste-peintre au Québec depuis de nombreuses années, Marc-Alain Marticotte est présent dans le paysage des arts visuels un peu partout dans le cadre de salons, d'expositions, de performances en direct et de conférences, entre autres. Artiste ouvertement gai, il a participé à de nombreuses occasions à des événements de la communauté dans le Village à Montréal, à des expositions solo ou en groupe dans des galeries, à des performances colorées et animées à diverses reprises, autant à Montréal qu'à Québec et dans les régions.
Plus récemment, il a été le co-fondateur et promoteur du Symposium de peinture et d'art visuel Clorid'Art, qui se tient à Cloridorme, en Gaspésie, à la fin du mois d'août et qui attire des centaines de personnes.
Marc-Alain Marticotte est bien fier de ce don aux collections du Musée de la Gaspésie. On annoncera plus tard un événement pour célébrer ses 40 ans de vie artistique avec une exposition spéciale en août 2026.
Pour plus d'information, on consulte sa page Facebook.
Originaire d’une famille installée sur la Côte-nord depuis plusieurs générations, Johanne Roussy se définit comme sculpteure sociale. Elle aborde sa pratique artistique de façon socialement engagée et multidisciplinaire. Avec à son CV une vingtaine d’expositions à travers le Québec et en Afrique du Sud, elle s’intéressera, tout au long de sa pratique, à l’implication de l’humain au sein de ses œuvres et prendra une direction résolument sociale, politique et post-coloniale après un voyage en Afrique du Sud (2000) où elle rencontrera plusieurs groupes d’artistes militants pour les droits de la personne. L’amour, dans son sens neurologique et endocrinien, devient alors son intentionnalité première dans l’élaboration de ses scénarios d’art-action. Dès son retour de voyage, elle reviendra s’implanter dans sa ville natale, Sept-Îles, et fondera l’Atelier de la 8e île, un concept culturel autonome et autofinancé ayant comme mandat de recevoir des artistes en résidence de création ainsi que le partage des savoirs faires.

Pour l’artiste sept-îlienne, le concept de la 8e île est l’œuvre d’une vie. Dans une volonté de créer des ponts entre les peuples, leurs savoir-faire et les artistes de tous les horizons, elle développe ce lieu de recherche, création, production, diffusion et médiations culturelle en arts multidisciplinaire dans une ancienne église biconfessionnelle catholique et protestante d'une base radar désaffectée de l'armée canadienne sur la Pointe de Moisie.

La sélection des artistes se fait sur invitation et ces derniers ont accès à des équipements de travail du bois, du métal et bientôt de la céramique. Des espaces pour le logement sont aussi offerts à prix modiques, afin d’offrir une bulle de création plus efficace pour des artistes en individuel ou en collectif. Pour faire une place plus grande aux arts vivants, son équipe est en train de transformer la partie catholique en salle multi, qui permettra de recevoir des spectacles, des groupes de travail ainsi que les projets de la communauté.