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Archive du blog pour 2025

En empruntant la route Transcanadienne en provenance du Témiscouata, vous découvrirez dans la haute vallée de la rivière Saint-Jean la République du Madawaska. C’est dans cette région aux confins du Nouveau-Brunswick, du Maine (É-U) et du Québec que les Acadiens chassés dans la basse vallée se réfugièrent en faisant fi des frontières internationales bien arbitraires dans ses hautes forêts. Ce contact avec les Québécois du Bas-Saint-Laurent a créé une identité brayonne à mi-chemin entre l’Acadie de l’Atlantique et le Québec. Si vous empruntez la route 11 de la côte est, vous traverserez les principales régions francophones autour de la Péninsule Acadienne et de la Baie des Chaleurs, avant de rejoindre le Sud-est, au sud de la rivière Miramichi. La Péninsule acadienne est la principale région acadienne avec ses quelque 100 000 habitants. La ville fière de Caraquet, avec son Village historique acadien, est le cœur de cette région ou vous trouverez plusieurs plages sur mer et un accueil chaleureux. Vous trouverez non loin de là Paquetville, un village rendu célèbre par la chanteuse Édith Butler originaire de la région.

La communauté LGBT est reconnue pour son goût en matière de vêtements à la mode et de soins esthétiques. Le Village propose plusieurs adresses d'intérêt pour ceux et celles qui veulent explorer différents univers.

Depuis près de cinquante ans, le Village s’est développé autour de la boutique érotique Priape qui fut un véritable pionnier en s’établissant sur la rue Ste-Catherine est, d’abord près de Champlain, puis à l’adresse actuelle au cœur du Village. C’est un arrêt incontournable pour l’homme gai en matière d’érotisme au masculin en visite dans le Village.

Un grand nombre d’hommes gais soucieux de leur apparence et de leur forme physique connaissent le centre de soins pour hommes Physotech, habilement aménagé dans un environnement convivial et authentique.  Depuis plus de 40 ans on y offre une multitude de services professionnels spécialement adaptés aux besoins de l’homme d’aujourd’hui.  Avec le temps, Physotech n’a cessé d’évoluer et d’innover afin de répondre aux attentes d’une clientèle avertie et ainsi devenir le « Spécialiste en manscaping ». Physotech se distingue des autres centres, tout simplement par le fait que les traitements sont adaptés et dispensés par et pour des hommes. Désormais situé sur le boulevard René-Lévesque, à quelques pas du centre d’activités du Village, Physotech s’est donné un look résolument moderne, à la fois clinique et urbain industriel.

Rue Sainte-Catherine, voisin du Parc de l’espoir, les hommes aiment bien l’ambiance et le concept de Bonbarbier, présent depuis plusieurs années et réputé pour ses services de qualité pour une clientèle exigeante. Des rénovations effectuées au début de 2024 ont permis d’offrir encore davantage un environnement agréable et adapté aux besoins. Pour une coupe de cheveux, une coloration, un changement de look, ou encore pour la taille et l’entretien de la barbe ou simplement un rasage, l’équipe d’experts de Bonbarbier est toujours prête à accueillir sa clientèle d’ici ou celle de passage en ville.

Juste en face, la populaire boutique Armada par The Men’s Room est le rendez-vous des amateurs d'inspiration et se présente comme le guichet unique pour tous vos besoins en matière de fétichisme et de vêtements, et dans les équipements de sport, en néoprène, en cuir et de bondage. Des experts « kink » compétents sont disponibles pour vous aider à explorer de nouveaux intérêts passionnants.  Armada a sa propre équipe de confection de vêtements et d’équipements de cuir. On y fait aussi la réparation. On y trouve aussi des billets pour toutes les plus grandes soirées de Montréal tels que Fierté Montréal et les soirées PittBull.

Pour les vêtements mode plus conventionnels et pour toutes saisons, on ne manquera pas d’aller visiter la Boutique OSEZ, voisine de la nouvelle Place du Village, rue Wolfe. Les propriétaires, Laurence et Raphaëlle s’évertuent à rassembler le meilleur éventail de vêtements, chaussures, et accessoires pour hommes et unisexe. Les clients y viennent entre autres pour les marques Scotch & Soda, Diesel, Lacoste ou encore la montréalaise Kuwalla, sans oublier Superdry. En opération depuis 2004, OSEZ se soucie de la non-binarité socialement en vogue dans les discours ; l’idée de « dégenrer » ou du moins de mélanger/neutraliser les genres dans le vêtement est aussi présente au niveau de plusieurs collections sport et de ville.

C’est un phénomène qui surprendra tous ceux qui se sont baignés dans Charlevoix ou à Tadoussac et en Haute-Côte-Nord. Mais il faut monter un peu plus au nord vers la péninsule de Manicouagan pour trouver de l’eau de mer plus aisément baignable.
Eaux chaudes Manicouagan
Et la raison en est fort simple: alors que les eaux de l’estuaire sont très profondes de Charlevoix aux Escoumins ce qui attirent les baleines, les rivières Aux Outardes et Manicouagan ont créé depuis des millénaires un delta sablonneux dans l’estuaire avec de longues battures qui peuvent parfois atteindre 8 km. 

Eaux chaudes Manicouagan
Comme le fond marin y est peu profond et la batture longue, l’eau se réchauffe l’été, tout particulièrement à marée montante quand l’eau remonte sur le sable chaud. Les rivières Aux Outardes et Manicouagan qui coulent de chaque côté de la péninsule amènent aussi des eaux plus chaudes dans la mer. C’est ainsi que vous trouverez tout autour de la péninsule 30 km de plages de sable fin parmi les plus belles de la Côte-Nord. La Péninsule Manicouagan, c’est des millions de grains de sable et une mer en perpétuel mouvement qui vous offrent un très grand potentiel de loisirs, de détente et d’aventure. 

Eaux chaudes Manicouagan

De Baie-Comeau, les plages de Pointe-Lebel de l’autre côté de la rivière Manicouagan sont les plus facilement accessibles à à peine 20 km du centre-ville. La plage de Pointe-Paradis est un petit paradis marin naturel. Du côté de Pointe-aux-Outardes, on peut séjourner au Parc nature qui offre différents types d’hébergement en nature avec un accès direct à la plage. À proximité, la plage du Vieux-Quai est très appréciée.

https://fb.watch/iyBHMhmhpC/?mibextid=qC1gEa

Acadie Love fêtera en 2026 ses 10 ans de fierté, une décennie de célébrations, d’inclusion et de rassemblement pour la communauté LGBTQ+ acadienne . Pour souligner ce jalon important, on prépare une édition exceptionnelle du 9 au 11 juillet prochain : trois jours d’activités festives, de performances marquantes et de moments inoubliables qui mettront en lumière toute la richesse et la diversité de la région.

Depuis sa création, Acadie Love s’est donnée pour mission de célébrer la diversité sexuelle et de genre, de créer des espaces sécuritaires et inclusifs et de faire rayonner les voix 2SLGBTQIA+ de Caraquet et de la région. Depuis dix ans, le festival contribue à briser les préjugés, à favoriser le dialogue, ainsi qu’à renforcer le sentiment d’appartenance au sein de la communauté acadienne et au-delà.

Acadie Love 2025
« Quand nous avons lancé Acadie Love, nous rêvions d’un espace où chacun pourrait se sentir vu, entendu et fier. Dix ans plus tard, ce rêve continue de grandir avec notre communauté », affirme Kevin J. Haché, président d’Acadie Love.

Les organisateurs dont ravis de révéler dès maintenant les détails de deux activités phares de l’événement : l’artiste musicien et chanteur Jeremy Dutcher proposera une performance exceptionnelle à l’occasion de ce 10ᵉ anniversaire le 11 juillet, et après l’immense succès de l’an dernier, la grande tablée « À table avec fierté » fera également son grand retour le 10 juillet.

Acadie Love 10 ans
Jeremy Dutcher est un porteur de chants bispirituel, compositeur, activiste, ethnomusicologue et chanteur classique formé professionnellement, qui vit à Montréal (Québec). Membre wolastoqiyik de la Première Nation Tobique, au Nouveau-Brunswick, Jeremy a été formé comme ténor d’opéra dans la tradition classique occidentale et a élargi son répertoire pour y inclure le style de chant traditionnel et les chansons de son peuple.

Acadie Love 10 ans
Pour la Grande tablée, en plus d’un cocktail de bienvenue, on vous propose ensuite une planche de charcuteries et des amuse-gueules, suivie d’un souper trois services! La soirée sera animée par des Drag queens qui ajouteront éclat, humour et énergie à l’événement. Un bar payant sera également disponible sur place. Pour terminer en beauté, un DJ fera danser tout le monde!

Les billets pour ces deux activités seront en vente dès le vendredi 5 décembre, 10 h, sur le site Web d’Évencia Billetterie

Pour suivre le développement de la programmation, consulter le site Web d'acadie Love.

Acadie Love 10 ans

Alors que tous les principaux établissements du Village étaient fermés durant la pandémie, les Villageois comme la plupart des Montréalais des quartiers centraux ont envahi les parcs durant la belle saison. Récemment réaménagé en intégrant les couleurs de la fierté LGBT, le mini-parc Raymond-Blain est devenu une véritable palestre à ciel ouvert avec la fermeture des gyms. Son aire de yoga, ses équipements sportifs, son terrain de pétanque, son aire de pique-nique attirent les sportifs. Et l'été, c'est aussi un endroit pour plusieurs où admirer de jeunes athlètes.

Raymond-Blain athlète
Mais plusieurs ignorent le pourquoi de ces couleurs vives au sol. Bien sûr, une petite pancarte explique qui était Raymond Blain, mais il faut lever les yeux vers le ciel alors qu’autant de grâce athlétique attire notre attention. Et pourtant elle rappelle que Raymond Blain fut le premier homme politique ouvertement gai à être élu au Canada en devenant conseiller municipal du district de Saint-Jacques où se situe le Village en 1986. Il suit alors les traces d’Harvey Milk qui avait défoncé ce plafond de verre aux États-Unis en 1977. Il est alors élu avec l’équipe du Rassemblement des citoyens de Montréal ( RCM) de Jean Doré qui met fin au règne de Jean Drapeau et engage une série de réformes visant à démocratiser l’administration municipale.
Parc Raymond-Blain
Favorisant l’entrée des femmes au comité exécutif de la Ville en nommant la féministe Léa Cousineau présidente du Comité Éxécutif, Jean Doré y nomme aussi Raymond Blain et lui confie entre autres le dossier de la sécurité publique. Dans une ville où la précédente administration avait réprimé brutalement la communauté gaie en multipliant les descentes policières dans les bars et saunas gais avant et après les Olympiques de 1976, ce mandat représentait tout un changement de cap. Raymond Blain ouvrit ainsi une nouvelle ère de relations entre la Ville, la communauté LGBT et le Village.
Réélu en 1990, Raymond Blain participa au redéveloppement du Faubourg Québec et de la Place Émilie-Gamelin qui fut un leg pour le 350e anniversaire de Montréal. Raymond Blain ne fut toutefois pas présent lors de ces célébrations. Il fut emporté comme plusieurs hommes gais de cette génération par le sida le 2 mai 1992, 15 jours avant le 350e anniversaire de Montréal. Son leg le plus important que ce parc commémore, aura été de changer les rapports entre la communauté et la Ville. C'est ce qui a ouvert la voie pour l’essor de la communauté et faire de Montréal une des grandes destinations homosympas du monde.

Parc Raymond-Blain, rue Panet entre Logan et Lafontaine, Montréal

 

La Poune noir et blancIl y aura vint ans cette année que s’éteignait Rose Ouellette, mieux connue et appréciée des Québécois comme La Poune, la reine du burlesque. Née dans le Faubourg Québec en 1903, dans le quartier qui allait devenir le Village, elle a fait les belles heures du Théâtre National, la plus vieille salle de spectacles encore ouverte du quartier, coin Sainte-Catherine et Beaudry. C’est la belle époque du burlesque, avant l’arrivée de la télévision, et La Poune y devient légendaire avec son personnage coiffé d’un chapeau de matelot et sa voix rude qui peut facilement passer pour masculine. C’est le célèbre Olivier Guimond père qui lui apprend son métier et la surnomme très tôt La Poune pour que ça rime avec son propre nom de scène, Ti-Zoune. Ce duo connaît d'énormes succès aussi bien à Montréal qu'à Québec et Ottawa.

C’est ainsi qu’en 1928, Rose Ouellette devient directrice du Théâtre Cartier à St-Henri et forme une troupe de burlesque qui compte dans ses rangs Juliette Pétrie qui sera sa partenaire durant plusieurs décennies. Après huit ans au Théâtre Cartier, Rose Ouellette devient en 1936 directrice du Théâtre National et devient la première femme en Amérique du Nord à avoir dirigé deux théâtres. Elle acquiert un statut de célébrité nationale et remporte d'immenses succès. Pendant 17 ans, la foule se pressera tous les soirs aux portes du National pour entendre La Poune entonner sa chanson-thème C'est d'la faute à poupa et présenter, dans des numéros de comédie et de chant, de nouvelles vedettes, dont Alys Robi qui y fait ses débuts.

Tous les grands acteurs burlesques de cette génération ont joué au Théâtre National dirigé par Rose Ouellette, les Manda Parent, Paul Desmarteaux, Juliette Huot, Olivier Guimond fils, Jacques Normand, Léo Rivest et bien d’autres. Quand la télévision de Radio-Canada entre en ondes, Rose Ouellette quitte le Théâtre National en 1953 pour se joindre à la troupe de Jean Grimaldi pour laquelle elle effectuera, durant quelques saisons, des tournées dans tout le Québec.

Rose Ouellette femme

Il faudra attendre les années 1960 pour que la télévision et le cinéma québécois naissant passent par-dessus leurs préjugés et fassent appel à Rose Ouellette en lui accordant des rôles dans des téléromans ou des films. Elle se produira par la suite pendant vingt ans et demeurera la grande reine du burlesque québécois jusqu'aux derniers moments sur scène au Théâtre de Variétés de Gilles Latulippe pour ne prendre sa retraite qu’à l’âge vénérable de 90 ans, trois ans avant sa mort. Elle sera décorée de l’Ordre national du Québec en 1990.

Après un court mariage duquel naîtra une fille, Rose Ouellette est toujours demeurée discrète sur sa vie sentimentale. Mais plusieurs racontent qu’elle aura été la première lesbienne à faire sa marque dans ce qui est maintenant le Village.

Magie_Rose_Diane_Dufresne

Née dans Hochelaga-Maisonneuve, Diane Dufresne a certes réalisé tous les rêves de sa mère décédée trop jeune quand elle n’avait que quinze ans. Comme elle le clame dans Hollywood Freak ‘Maman, si tu me voyais, tu serais fière de ta fille’.

Après des études de chant et d’art dramatique en France aux débuts des années 1960, elle débute sa carrière dans les cabarets de la Rive Gauche à Paris en 1966. Mais sa carrière démarre vraiment quand elle revient au Québec en 1972 avec un 33 tours au titre prophétique Tiens-toé ben j’arrive et elle est consacrée lors de son premier spectacle à la Place des Arts en 1973. Sa renommée atteint bientôt les pays de la francophonie où elle poursuit sa carrière. Si en France Diane Dufresne est une chanteuse connue et reconnue, au Québec, elle devient une légende vivante. En 1978-1979, elle participe au premier enregistrement et à la création sur scène à Paris de la comédie musicale de Michel Berger et Luc Plamondon Starmania où elle incarne Stella Spotlight.

C’est de retour dans Hochelaga-Maisonneuve, lorsqu’elle produit au Stade Olympique le spectacle Magie Rose en 1984 où elle demande aux 55,000 spectateurs de s’habiller en rose pour l’occasion, que sa carrière atteint un nouveau sommet. Jamais à ce jour aucun autre artiste québécois n’a réussi ainsi à remplir à lui seul le Stade.

Est-ce à cause de sa collaboration des premières années avec Luc Plamondon ou à cause des costumes excentriques de la diva comme la robe rose avec une traine de 200 pieds de son spectacle Magie Rose, chose certaine elle devient vite une icône dans la communauté gaie à laquelle elle rend bien cet amour en se produisant en 2006 de nouveau au Stade Olympique cette fois dans le cadre du spectacle d’ouverture des premiers OutGames mondiaux. Ces dernières années, elle est montée de nouveau sur scène avec les Violons du Roy n’hésitant pas à s’associer au passage à un événement au bénéfice d’un organisme GLBT. Elle se consacre aussi à sa carrière d’artiste-peintre et c’est à ce titre qu’elle participé à l’ouverture cette année du centre culturel qui porte son nom à Repentigny, en banlieue de Montréal.


LE VAISSEAU D'OR

C'était un grand Vaisseau taillé dans l'or massif.

Ses mâts touchaient l'azur, sur des mers inconnues;

La Cyprine d'amour, cheveux épars, chairs nues,

S'étalait à sa proue au soleil excessif.

Mais il vint une nuit frapper le grand écueil

Dans l'Océan trompeur où chantait la Sirène,

Et le naufrage horrible inclina sa carène

Aux profondeurs du Gouffre, immuable cercueil.

Ce fut un grand Vaisseau d'or, dont les flancs diaphanes

Révélaient des trésors que les marins profanes,

Dégoût, Haine et Névrose ont entre eux disputés.

Que reste-t-il de lui dans la tempête brève?

Qu'est devenu mon cœur, navire déserté?

Hélas! Il a sombré dans l'abîme du Rêve!

Ce poème d’Émile Nelligan, l’énigmatique et génial poète national du Québec, aura fort probablement été inspiré par les légendes entourant les naufrages de grands vaisseaux aux large du Bas-Saint-Laurent où sa famille séjournait l’été comme tant de familles bourgeoises montréalaises de la fin du XIXe siècle.

Dès l’âge de 18 ans, Émile Nelligan abandonne ses études classiques et les emplois que  lui a trouvé son père. Il  veut devenir poète au plus grand désespoir de celui-ci qui ne connait rien à son art. Invité par son ami Arthur de Bussières à se joindre à l'École littéraire de Montréal, un cercle de jeunes écrivains et intellectuels, Nelligan est résolu de se consacrer à la poésie. Souvent il se réfugie dans la mansarde de son ami pour lire et travailler, et il continue de publier ses poèmes dans les journaux. Diverses sources font de De Bussières son amant, une relation qui est suggérée dans l’opéra Nelligan de Michel Tremblay et André Gagnon.

Alors qu’il connait ses premiers succès, sa jeune carrière s’interrompt quand son père le fait interner à l’âge de 20 ans. Le biographe Bernard Courteau soutient que c’est en raison de sa ‘déviance sexuelle’, de son homosexualité que Nelligan fut interné à Saint-Benoît, puis transféré à l'hôpital psychiatrique Saint-Jean-de-Dieu jusqu'à son décès en 1941.

L’oeuvre de Nelligan ne compte que 170 poèmes, sonnets, rondeaux et chansons. Ce qui est étonnant, c'est qu'il a écrit tout cela entre seize et dix-neuf ans. De ce nombre, seulement vingt-trois poèmes avaient été publiés avant son internement. C’est en 1904, grâce à  son ami Louis Dantin et avec l'aide de sa mère, que 107 poèmes furent publiés dans Émile Nelligan et son oeuvre.

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Pour découvrir l’univers culturel de la Gaspésie, il faut plonger dans l’œuvre de Sylvain Rivière, Poète, auteur de chansons, dramaturge et aussi excellent conteur, l’auteur originaire de Carleton-sur-mer célébrait en 2016 ses trente-cinq ans de carrière. Entre "De saumure et d’eau douce" paru en 1981 et "Carnets de la Gaspésie" en 2016, il a porté sa plume à quelque 75 ouvrages. Son premier opus a été réédité en 2016 pour souligner cet anniversaire et deux autres doivent être réédités en 2017 en plus de nouvelles publications.

Sylvain Rivière est de ces auteurs qui trouvent l’inspiration au contact des gens. « Je m’inspire de la tradition orale, des gens, des rencontres, des perceptions, du vécu. Ce sont des moments d’humanité qu’il faut recevoir, digérer, et tant mieux si on peut leur donner une deuxième vie », racontait-il à un journaliste l’an dernier.

En 1981, alors que débute sa carrière, il déménage aux Îles-de-la-Madeleine, qu'il affectionne tout particulièrement. Il y fonde en 1989, le Théâtre de la Parlure où il présente plusieurs de ses productions. En 1990, il  remporte le Prix Jovette-Bernier et le Prix Mérite culturel gaspésien. Il obtient également le Prix France-Acadie en 1994 avec son roman La Belle Embarquée. En 1996, son apport culturel est de nouveau récompensé, cette fois par le Prix Rosaire-Vigneault. Il reçoit le Prix Arthur Buies pour l'ensemble de son oeuvre en 1998.

Depuis quelques années, il est de retour en Gaspésie après avoir parcouru le monde pendant quarante ans et il vous accueille chaque été à son gite poétique La Lavandésie à Maria, tout près de Carleton-sur-mer où il est né. Mais il ne faut pas trop tarder car dès que la saison touristique tire à sa fin, Sylvain Rivière a le pied marin et il repart rapidement vers de nouveaux horizons

Dave-St-Pierre

Né à Saint-Jérome, Dave St-Pierre est l’un des plus talentueux chorégraphes du Québec. Bien qu'atteint de fibrose kystique, il a mené une brillante carrière d'interprète en danse contemporaine avant que les limitations de sa maladie l'obligent à se tourner vers la chorégraphie. Après une greffe des poumons qu’il a raconté à la caméra dans le documentaire de Brigitte Poupart Over my dead body en 2012, il a poursuivi sa carrière qui l’a amené à se produire à travers le monde.

Le très audacieux danseur et chorégraphe a accumulé une impressionnante feuille de route, notamment avec Brouhaha Danse, de 1990 à 1996. Il a dansé par la suite pour plusieurs chorégraphes québécois, dont Harold Rhéaume, Daniel Léveillé et Jean-Pierre Perrault parcourant le Canada, les États-Unis et l’Europe. Dave St-Pierre a aussi foulé les planches dans plusieurs créations dont la comédie musicale Notre-Dame de Paris. Au cinéma, il a participé à deux productions de Cinéquanon Film, dont L’enfant de la musique, dans lequel il incarne Mozart, le rôle principal.

En 2004, il fonde sa propre compagnie. Dave St-Pierre crée alors des pièces à la fois sauvages et ébouriffées, déjantées et provocatrices, touchantes et tragiques. Sa trilogie amorcée avec La pornographie des âmes s’est inscrite comme le porte-étendard de l’énergie brute. C’est avec cette pièce que Dave St-Pierre fait sa marque. La pièce, présentée cinq fois à Montréal remporte le prix du Meilleur spectacle 2004 à Francfort. La pornographie des âmes a également été présentée en Europe à Munich, Berlin, Salzbourg, Wolfsburg et Amsterdam. Autant saluée par la presse que par le public, elle a été présentée de nombreuses fois à l’international. La pornographie des âmes (2004), Un peu de tendresse bordel de merde ! (2006) et Foudres (2012) ont été vues dans plusieurs festivals d’envergure tels que Le Festival d’Avignon et de prestigieux théâtres tels que le Théâtre de la Ville de Paris et le Sadler’s Wells (Londres). Ces pièces La Pornographie des âmes et Un Peu de tendresse bordel de merde!, deux oeuvres de groupe fortes, provocatrices, poétiques, créées dans l'urgence, ont connu un vif succès.

En parallèle, la compagnie a produit les spectacles Over my dead body (2009), Bibelot (2010) et Fake (2015). Dans Fake, Dave St-Pierre rencontre Céline Dion interprétée par un jeune acteur travesti et il s’interroge sur le vrai et le faux dans la démarche artistique.

La danse de la compagnie Dave St-Pierre est brute, toujours en alerte. Des mouvements saccadés, des attrapées violentes, des étreintes fragiles, faisant la plupart du temps appel à la nudité. Ne pas cacher la difficulté d’exécution, la fatigue, l’effort. Elle veut plutôt montrer, sans fard, en simplicité.

On a pu voir le travail chorégraphique de Dave dans plusieurs pièces de théâtre à Montréal, dont Le traitement, mise en scène par Claude Poissant à l’Espace Go en 2005. Brigitte Poupart l’approche pour travailler sur son spectacle Cérémonials et le Théâtre du Nouveau Monde fait appel à lui pour signer la direction de mouvement dans le classique La Tempête, mis en scène par Victor Pilon et Michel Lemieux.

Parallèlement, il collabore avec le Cirque du Soleil. En 2004, il signe la chorégraphie du méga-spectacle Soleil de Minuit, présenté à plus de 200 000 personnes dans le cadre du Festival international de jazz de Montréal. Au cours de la même année, il remanie certaines sections chorégraphiques du spectacle Zumanity. En 2011, Love marque sa troisième collaboration avec le Cirque du Soleil.

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